Maza d'orge au miel et à l'huile
Une pâte épaisse d'orge grillée et moulue, pétrie avec de l'eau, un filet d'huile d'olive et un peu de miel. Ni vraiment pain ni vraiment bouillie : le cœur silencieux et nourrissant du repas grec, qu'on façonne en boule ou en galette.
Une pâte épaisse d'orge grillée et moulue, pétrie avec de l'eau, un filet d'huile d'olive et un peu de miel. Ni vraiment pain ni vraiment bouillie : le cœur silencieux et nourrissant du repas grec, qu'on façonne en boule ou en galette.
Écoute-moi, toi qui as faim. Quand j'avais terrassé le lion ou nettoyé les écuries, ce n'est pas de mets délicats que je rêvais, mais de la bonne maza d'orge, celle qui tient au ventre d'un fils de Zeus. Tu prends l'orge grillée, tu la moules, tu la pétris à la main avec un peu d'eau, une coulée d'huile et le miel des abeilles — et tu en manges autant que dix bouviers réunis. Voilà la nourriture des forts : rude, simple, et qui jamais ne trahit le bras qui peine.
- •Farine d'orge grillée (alphita) — à volonté, en abondance (base)
- •Eau de source — selon la pâte (liant)
- •Huile d'olive — un filet (moelleux)
- •Miel — une cuillerée (douceur)
Maza d'orge au miel et à l'huile
Une pâte épaisse d'orge grillée et moulue, pétrie avec de l'eau, un filet d'huile d'olive et un peu de miel. Ni vraiment pain ni vraiment bouillie : le cœur silencieux et nourrissant du repas grec, qu'on façonne en boule ou en galette.
Pourquoi ce plat ? On dit qu'Héraclès mangeait « pour dix hommes » : la maza, galette ou pâte d'orge non levée, était précisément le pain du peuple, des bouviers et des soldats — celui qu'on dévore en quantité, sans façon, comme le héros entre deux travaux.
Écoute-moi, toi qui as faim. Quand j'avais terrassé le lion ou nettoyé les écuries, ce n'est pas de mets délicats que je rêvais, mais de la bonne maza d'orge, celle qui tient au ventre d'un fils de Zeus. Tu prends l'orge grillée, tu la moules, tu la pétris à la main avec un peu d'eau, une coulée d'huile et le miel des abeilles — et tu en manges autant que dix bouviers réunis. Voilà la nourriture des forts : rude, simple, et qui jamais ne trahit le bras qui peine.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge grillée (alphita) — à volonté, en abondance (base)
- Eau de source — selon la pâte (liant)
- Huile d'olive — un filet (moelleux)
- Miel — une cuillerée (douceur)
Ingrédients
- Farine d'orge (ou flocons d'orge mixés) — 200 g (base)
- Eau tiède — 120 à 150 ml (liant)
- Huile d'olive — 2 c. à soupe (moelleux)
- Miel — 1 c. à soupe (douceur)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
Préparation
- Faire torréfier la farine d'orge quelques minutes à la poêle sèche, à feu doux, jusqu'à parfum de noisette (sauter si farine déjà grillée).
- Dans un bol, mélanger la farine, le sel et le miel.
- Verser l'huile puis l'eau tiède peu à peu, en pétrissant à la main jusqu'à obtenir une pâte épaisse et homogène.
- Façonner des boules ou des galettes plates. Manger telles quelles, ou les passer 8 à 10 min sur une pierre/poêle chaude pour une croûte légère.
Comment on faisait : La maza se mangeait souvent crue, simplement pétrie, car l'orge se prête mal à la panification (elle lève peu). C'était le sitos du quotidien pour la majorité des Grecs, le pain de blé restant plus rare et prestigieux. On l'adaptait au gré du moment : à l'eau, au vin, au lait, au miel ou aux herbes.
Le twist contemporain : Servie en petites boules roulées dans des graines de sésame, façon « énergie balls de héros », avec un trait de miel de thym par-dessus.
Sources : Andrew Dalby, Siren Feasts: A History of Food and Gastronomy in Greece, Routledge, 1996 · Athénée de Naucratis, Les Deipnosophistes (livre III, sur la maza)
Hercule · Charactorium