Tuna — anguille cuite à l'umu
L'anguille grasse, vidée et ouverte, enveloppée de feuilles parfumées et cuite à la vapeur douce de l'umu sur pierres chaudes. La chair devient fondante, riche, profondément savoureuse — un mets de fête que l'on partage à la main.
L'anguille grasse, vidée et ouverte, enveloppée de feuilles parfumées et cuite à la vapeur douce de l'umu sur pierres chaudes. La chair devient fondante, riche, profondément savoureuse — un mets de fête que l'on partage à la main.
Écoute la rivière, ē taku uri : elle nous donne la tuna lorsque la lune le commande. Tâne, qui m'a façonnée de ses mains, a vêtu ces eaux de poissons gras. Nous chauffions les pierres jusqu'à ce qu'elles soient rouges comme la one de Kurawaka, nous couchions l'anguille dans son lit de feuilles, et la terre refermée laissait monter sa vapeur secrète. Quand on rouvrait le four, la chair glissait de l'arête — et tout le hapū tendait la main ensemble, car un tel don ne se mange jamais seul.
- •Anguille d'eau douce (tuna) — une belle pièce (pièce maîtresse)
- •Feuilles vertes parfumées — de quoi envelopper (emballage de cuisson vapeur)
- •Pierres de rivière — un lit (chaleur de l'umu)
- •Eau — à asperger (génère la vapeur)
Tuna — anguille cuite à l'umu
L'anguille grasse, vidée et ouverte, enveloppée de feuilles parfumées et cuite à la vapeur douce de l'umu sur pierres chaudes. La chair devient fondante, riche, profondément savoureuse — un mets de fête que l'on partage à la main.
Pourquoi ce plat ? On dit qu'elle se nourrit des poissons des rivières sacrées. La tuna (anguille d'eau douce) est le trésor des awa : on la pêchait en abondance lors des migrations, et le grand four enterré la transformait en festin communautaire — la terre cuisant le don de la rivière.
Écoute la rivière, ē taku uri : elle nous donne la tuna lorsque la lune le commande. Tâne, qui m'a façonnée de ses mains, a vêtu ces eaux de poissons gras. Nous chauffions les pierres jusqu'à ce qu'elles soient rouges comme la one de Kurawaka, nous couchions l'anguille dans son lit de feuilles, et la terre refermée laissait monter sa vapeur secrète. Quand on rouvrait le four, la chair glissait de l'arête — et tout le hapū tendait la main ensemble, car un tel don ne se mange jamais seul.
Ingrédients (version d’époque)
- Anguille d'eau douce (tuna) — une belle pièce (pièce maîtresse)
- Feuilles vertes parfumées — de quoi envelopper (emballage de cuisson vapeur)
- Pierres de rivière — un lit (chaleur de l'umu)
- Eau — à asperger (génère la vapeur)
Ingrédients
- Filets d'anguille (ou maquereau gras à défaut) — 600 g (pièce maîtresse)
- Feuilles de bananier ou papier cuisson — 2 grandes (papillote vapeur)
- Sel marin — 2 c. à café (assaisonnement)
- Eau — 100 ml (vapeur en cocotte)
Préparation
- Saler la chair d'anguille et la laisser reposer 15 minutes.
- L'envelopper bien serrée dans les feuilles de bananier (ou en papillote) pour recréer la cuisson enveloppée de l'umu.
- Déposer la papillote sur une grille au-dessus de 100 ml d'eau dans une cocotte couverte, à feu doux (cuisson vapeur).
- Laisser cuire 25 à 30 minutes jusqu'à ce que la chair se détache.
- Ouvrir la papillote à table, dans son nuage de vapeur, et partager à la main.
Comment on faisait : Les anguilles se capturaient en masse pendant les migrations (heke), dans des nasses (hīnaki) et des canaux aménagés. Les surplus étaient fumés et séchés sur des claies pour la saison froide. La cuisson festive se faisait au hāngī/umu, vapeur sur pierres brûlantes recouvertes de terre.
Le twist contemporain : Ouvrir la papillote devant les convives pour libérer la vapeur d'un coup — un théâtre de table qui rejoue l'ouverture du four de terre.
Sources : Te Rangi Hīroa (Peter Buck), The Coming of the Maori (1949) · Elsdon Best, Fishing Methods and Devices of the Maori (1929)
Hineahuone · Charactorium