Douceur de fête (dulce de convento)
Mazapán de almendra — massepain d'amande et de miel
FestifReconstitution🍯facile30 min (+ séchage)
Une pâte d'amande fine, parfumée au miel et à l'eau de rose, façonnée en petits pains : la douceur des couvents espagnols, héritière du savoir-faire andalou, réservée aux jours de fête.
Pourquoi ce plat ? Aux grands jours — la fête d'un saint, l'approbation de la Compagnie de Jésus en 1540 — les maisons religieuses sortaient les douceurs héritées de l'Andalousie : amandes et miel. Même un homme aussi sobre qu'Ignace connaissait ces friandises de couvent, offertes aux hôtes et aux jours de réjouissance spirituelle.
Pour une fois, je ne vous parlerai pas de jeûne. Le jour où le Saint-Père approuva notre Compagnie, le cœur me déborda de joie ; et la joie, parfois, se partage par une douceur. Prenez l'amande, que cette terre d'Espagne donne en abondance, broyez-la avec le miel et un soupçon d'eau de roses comme font les bonnes sœurs. Façonnez-en de petits pains. Mangez-en peu, rendez grâce beaucoup : la douceur du palais doit rappeler celle de l'âme consolée.
Ingrédients
- •Amandes douces — une bonne mesure (base)
- •Miel — à lier (liant sucrant)
- •Sucre — un peu (douceur)
- •Eau de rose — quelques gouttes (parfum andalou)
- •Blanc d'œuf — un peu (liant)
Comment on faisait : Le massepain espagnol descend directement de la pâtisserie d'al-Andalus : amandes, sucre et miel, parfumés à l'eau de rose ou de fleur d'oranger. Les couvents en furent les grands gardiens — d'où l'expression « dulces de convento ». À l'époque d'Ignace, il s'agit d'une gourmandise de prestige, l'amande et le sucre étant coûteux.
Sources : Ruperto de Nola, Libro de guisados (Libre del Coch), 1525 · Tradition des dulces de convento espagnols (héritage andalou)