retournerMazapán de almendra — massepain d'amande et de miel
Mazapán de almendra — massepain d'amande et de miel
Pourquoi ce plat ? Aux grands jours — la fête d'un saint, l'approbation de la Compagnie de Jésus en 1540 — les maisons religieuses sortaient les douceurs héritées de l'Andalousie : amandes et miel. Même un homme aussi sobre qu'Ignace connaissait ces friandises de couvent, offertes aux hôtes et aux jours de réjouissance spirituelle.
Une pâte d'amande fine, parfumée au miel et à l'eau de rose, façonnée en petits pains : la douceur des couvents espagnols, héritière du savoir-faire andalou, réservée aux jours de fête.
Pour une fois, je ne vous parlerai pas de jeûne. Le jour où le Saint-Père approuva notre Compagnie, le cœur me déborda de joie ; et la joie, parfois, se partage par une douceur. Prenez l'amande, que cette terre d'Espagne donne en abondance, broyez-la avec le miel et un soupçon d'eau de roses comme font les bonnes sœurs. Façonnez-en de petits pains. Mangez-en peu, rendez grâce beaucoup : la douceur du palais doit rappeler celle de l'âme consolée.
- •Amandes douces — une bonne mesure (base)
- •Miel — à lier (liant sucrant)
- •Sucre — un peu (douceur)
- •Eau de rose — quelques gouttes (parfum andalou)
- •Blanc d'œuf — un peu (liant)
Mazapán de almendra — massepain d'amande et de miel
Une pâte d'amande fine, parfumée au miel et à l'eau de rose, façonnée en petits pains : la douceur des couvents espagnols, héritière du savoir-faire andalou, réservée aux jours de fête.
Pourquoi ce plat ? Aux grands jours — la fête d'un saint, l'approbation de la Compagnie de Jésus en 1540 — les maisons religieuses sortaient les douceurs héritées de l'Andalousie : amandes et miel. Même un homme aussi sobre qu'Ignace connaissait ces friandises de couvent, offertes aux hôtes et aux jours de réjouissance spirituelle.
Pour une fois, je ne vous parlerai pas de jeûne. Le jour où le Saint-Père approuva notre Compagnie, le cœur me déborda de joie ; et la joie, parfois, se partage par une douceur. Prenez l'amande, que cette terre d'Espagne donne en abondance, broyez-la avec le miel et un soupçon d'eau de roses comme font les bonnes sœurs. Façonnez-en de petits pains. Mangez-en peu, rendez grâce beaucoup : la douceur du palais doit rappeler celle de l'âme consolée.
Ingrédients (version d’époque)
- Amandes douces — une bonne mesure (base)
- Miel — à lier (liant sucrant)
- Sucre — un peu (douceur)
- Eau de rose — quelques gouttes (parfum andalou)
- Blanc d'œuf — un peu (liant)
Ingrédients
- Poudre d'amande — 200 g (base)
- Sucre glace — 150 g (douceur)
- Miel — 1 c. à soupe (liant)
- Eau de rose — 1 c. à café (parfum)
- Blanc d'œuf — 1 (selon texture) (liant)
Préparation
- Mélanger la poudre d'amande et le sucre glace.
- Ajouter le miel, l'eau de rose et un peu de blanc d'œuf, et pétrir jusqu'à obtenir une pâte souple et homogène.
- Façonner de petits pains ovales ou des boules.
- Laisser sécher quelques heures à l'air, ou dorer brièvement au four (sans colorer) pour une croûte légère.
- Servir en petites bouchées.
Comment on faisait : Le massepain espagnol descend directement de la pâtisserie d'al-Andalus : amandes, sucre et miel, parfumés à l'eau de rose ou de fleur d'oranger. Les couvents en furent les grands gardiens — d'où l'expression « dulces de convento ». À l'époque d'Ignace, il s'agit d'une gourmandise de prestige, l'amande et le sucre étant coûteux.
Le twist contemporain : Formez-les en petits « pains de pèlerin » et roulez-en quelques-uns dans un nuage de sucre glace : un clin d'œil au pèlerin de Loyola.
Sources : Ruperto de Nola, Libro de guisados (Libre del Coch), 1525 · Tradition des dulces de convento espagnols (héritage andalou)
Ignace de Loyola · Charactorium





