La carte de Jacques Cartier
Vivre de garde (provision de cale, salée et séchée pour la traversée)

Morue séchée à la malouine, vinaigre et oignon

ConservationDocumentée🧂 🍄 🍋moyen30 min (hors dessalage 24-36 h)

De la morue salée puis séchée, dessalée et servie effilochée avec oignon cru, vinaigre et un trait d'huile. Un mets de garde simple, acidulé et iodé, qui voyageait dans les cales et se réhydratait à l'arrivée.

Vivre de garde (provision de cale, salée et séchée pour la traversée)

De la morue salée puis séchée, dessalée et servie effilochée avec oignon cru, vinaigre et un trait d'huile. Un mets de garde simple, acidulé et iodé, qui voyageait dans les cales et se réhydratait à l'arrivée.

Vois-tu, à Sainct-Malo, point de marin qui ne connoisse la morue : on la pêche aux grans bancs, on la fend, on la sale et on la faict sécher au vent salin jusqu'à qu'elle soit dure comme planche. Pour la manger, il la fault dessaler en plusieurs eaues, puis la défaire en menus filaments. Avec un peu d'ognon cru, vinaigre et huile, voilà un mets qui réveille le marin las. C'est l'argent de la mer, mon ami : elle se garde tout un an.
Jacques Cartier
Ingrédients
  • Morue salée et séchéeun beau filet (ingrédient central)
  • Sel de l'Atlantiquepour la conservation (salage)
  • Oignonun (mordant cru)
  • Vinaigre de cidreun filet (acidité)
  • Huileun trait (liant)
Comment on faisait : Deux méthodes coexistaient : la morue « verte » (salée à bord, humide) et la morue « sèche » (salée puis séchée à terre sur des claies, au vent). La morue sèche, plus légère, se conservait des mois et nourrissait équipages et populations côtières. Saint-Malo en fit l'un des piliers de sa prospérité.