La carte de Jean de La Fontaine
Confiture du dernier service (fruits et entremets sucrés)

Confiture de coings de Champagne

ConservationReconstitution🍯 🍋moyen1 h 30

Une pâte de coings parfumée, lente à cuire, qui transforme un fruit âpre en douceur translucide ambrée : la science des confitures, art domestique très prisé au Grand Siècle pour conserver les fruits.

Confiture du dernier service (fruits et entremets sucrés)

Une pâte de coings parfumée, lente à cuire, qui transforme un fruit âpre en douceur translucide ambrée : la science des confitures, art domestique très prisé au Grand Siècle pour conserver les fruits.

Le coing, voyez-vous, est comme certaines gens : tout rude au premier abord, et qui s'adoucit merveilleusement avec le temps et le sucre. Dans mon pays de Champagne, on en faisait des confitures que l'on gardait tout l'hiver en pots de grès. Il faut le cuire à petit feu, sans hâte, jusqu'à ce qu'il prenne cette belle couleur d'ambre. Patience et longueur de temps, ami lecteur — n'est-ce pas la morale de bien des choses, et même d'une confiture ?
Jean de La Fontaine
Ingrédients
  • Coings mûrsune corbeille (fruit)
  • Sucreà poids égal du fruit (conservation)
  • Eauun peu (cuisson)
  • Jus de citron ou verjusun filet (acidité)
Comment on faisait : La confection des confitures, gelées et pâtes de fruits était un art domestique majeur au XVIIᵉ siècle, détaillé dans Le Confiturier françois. Le sucre, encore coûteux, servait à conserver les fruits pour l'hiver. Le coing, riche en pectine, donnait des pâtes fermes (cotignac) réputées, notamment à Orléans.