La carte de Jeanne d'Arc
Potage de marche (mets liquide du camp)

Le potage de pois des gens d'armes

VoyageReconstitution🧂 🍄facile1 h

Une épaisse purée de pois secs mijotés longuement avec un morceau de lard salé, parfumée d'oignon et d'un soupçon d'épices. Nourrissant, transportable (les pois secs se gardent), c'est le carburant des longues marches.

Potage de marche (mets liquide du camp)

Une épaisse purée de pois secs mijotés longuement avec un morceau de lard salé, parfumée d'oignon et d'un soupçon d'épices. Nourrissant, transportable (les pois secs se gardent), c'est le carburant des longues marches.

Quand nous chevauchions vers la bonne ville d'Orléans, il fallait nourrir les gens d'armes sans s'attarder. On jetait au pot les pois que chacun portait dans sa besace, un quartier de lard, un oignon, et l'on attisait le feu. Cela cuisait pendant qu'on dressait les tentes, et le soir chacun trempait son pain dans l'écuelle commune. Mange-en avant la besogne, ami : un soldat le ventre vide ne sert ni son roi ni son Dieu.
Jeanne d'Arc
Ingrédients
  • Pois secs (cassés)une bonne poignée par homme (base nourrissante)
  • Lard saléun morceau (gras et sel)
  • Oignonun (aromate)
  • Sauge ou hysopequelques feuilles (parfum)
  • Pain de seigleà volonté (tremper l'écuelle)
Comment on faisait : Pois et fèves — légumineuses du Vieux Monde, sans aucun anachronisme — formaient la base protéique des pauvres et des armées médiévales, séchés pour se conserver des mois. Le haricot commun, lui, n'arrivera d'Amérique qu'après 1492. Le potage cuisait au chaudron commun, sur le feu de camp, pendant qu'on montait le bivouac.
Sources : Le Ménagier de Paris, c. 1393 (potages de légumes secs) · Bruno Laurioux, Manger au Moyen Âge, Hachette, 2002