Alfajores de maicena con dulce de leche
Deux petits biscuits sablés à la fécule de maïs, si tendres qu'ils fondent, collés par une généreuse couche de dulce de leche et roulés dans la noix de coco râpée. Une bouchée qui s'effrite à peine portée à la bouche.
Deux petits biscuits sablés à la fécule de maïs, si tendres qu'ils fondent, collés par une généreuse couche de dulce de leche et roulés dans la noix de coco râpée. Une bouchée qui s'effrite à peine portée à la bouche.
De chico, en Banfield, la merienda era sagrada: a las cinco aparecían los alfajorcitos de maicena y uno tenía que comerlos con cuidado porque se deshacían en la mano como una página vieja. El dulce de leche bien generoso en el medio, el coco rallado por todo el borde, y el mate al lado. Comételo despacio, che, que la felicidad de la infancia se mastica sin apuro.
- •Fécule de maïs (maizena) — le double du poids de farine (tendreté du biscuit)
- •Farine de blé — petite part (structure)
- •Beurre — généreux (sablé)
- •Jaunes d'œufs et sucre — à parts mesurées (liant et douceur)
- •Dulce de leche — à volonté (fourrage)
- •Noix de coco râpée — pour rouler (finition)
Alfajores de maicena con dulce de leche
Deux petits biscuits sablés à la fécule de maïs, si tendres qu'ils fondent, collés par une généreuse couche de dulce de leche et roulés dans la noix de coco râpée. Une bouchée qui s'effrite à peine portée à la bouche.
Pourquoi ce plat ? La merienda portègne — maté ou café et quelque chose de sucré vers cinq heures — est un rituel quotidien que Cortázar a connu enfant à Banfield. Ces alfajores fondants au dulce de leche sont la madeleine argentine par excellence, le goût d'une enfance de banlieue de Buenos Aires.
De chico, en Banfield, la merienda era sagrada: a las cinco aparecían los alfajorcitos de maicena y uno tenía que comerlos con cuidado porque se deshacían en la mano como una página vieja. El dulce de leche bien generoso en el medio, el coco rallado por todo el borde, y el mate al lado. Comételo despacio, che, que la felicidad de la infancia se mastica sin apuro.
Ingrédients (version d’époque)
- Fécule de maïs (maizena) — le double du poids de farine (tendreté du biscuit)
- Farine de blé — petite part (structure)
- Beurre — généreux (sablé)
- Jaunes d'œufs et sucre — à parts mesurées (liant et douceur)
- Dulce de leche — à volonté (fourrage)
- Noix de coco râpée — pour rouler (finition)
Ingrédients
- Fécule de maïs — 200 g (tendreté)
- Farine de blé — 100 g (structure)
- Beurre mou — 100 g (sablé)
- Sucre — 75 g (douceur)
- Jaunes d'œufs — 3 (liant)
- Levure chimique — 1 c. à café (légèreté)
- Zeste de citron — 1 (parfum)
- Dulce de leche — 300 g (fourrage)
- Noix de coco râpée — 60 g (finition)
Préparation
- Crémer beurre et sucre, ajouter les jaunes et le zeste de citron.
- Incorporer fécule, farine et levure tamisées jusqu'à une pâte souple ; laisser reposer 30 min au frais.
- Étaler sur 5 mm, découper des cercles de 4 cm, cuire 8–10 min à 170 °C sans laisser colorer.
- Laisser refroidir complètement (les biscuits sont fragiles), puis garnir généreusement de dulce de leche et assembler par deux.
- Rouler la tranche de dulce de leche apparente dans la noix de coco râpée.
Comment on faisait : L'alfajor descend des douceurs andalouses arrivées avec la colonisation, mais sa version au dulce de leche est devenue une institution du Río de la Plata au XXe siècle. La merienda, héritée des habitudes hispaniques, structure l'après-midi argentin autour d'une pause sucrée et sociale.
Le twist contemporain : Une pointe de fleur de sel sur le dulce de leche avant d'assembler : le contraste réveille le sucré sans trahir la nostalgie.
Julio Cortázar · Charactorium