La carte de Louise Michel
Le repas de l'exil, cuit à l'étouffée

Tubercules au lait de coco, inspirés des feux kanak

VoyageÉvocation🍯 🍄moyen55 min

Igname et taro fondants, mijotés dans un lait de coco parfumé, en clin d'œil respectueux aux cuissons à l'étouffée de la cuisine kanak rencontrée pendant la déportation. Doux, réconfortant, profondément dépaysant.

Le repas de l'exil, cuit à l'étouffée

Igname et taro fondants, mijotés dans un lait de coco parfumé, en clin d'œil respectueux aux cuissons à l'étouffée de la cuisine kanak rencontrée pendant la déportation. Doux, réconfortant, profondément dépaysant.

Le bagne m'avait jetée à l'autre bout du monde, sur cette presqu'île battue par le Pacifique. Là, j'ai connu les Kanaks, qu'on disait sauvages et qui m'ont tout appris de la dignité. Ils enfouissaient sous la terre, dans les feuilles et le lait de la noix de coco, l'igname et le taro de leurs jardins, et le repas en sortait doux comme une promesse. Je n'ai pas le droit de te livrer leurs rites, qui ne m'appartiennent pas — mais je peux te dire le goût de cette douceur, qui a consolé mon exil.
Louise Michel
Ingrédients
  • Ignameselon la récolte (féculent de base)
  • Taroquelques tubercules (féculent de base)
  • Lait de noix de coco fraîche râpéece que donne la noix (liant onctueux)
  • Feuilles de bananierpour l'étouffée (enveloppe de cuisson)
  • Sel marinun peu (assaisonnement)
Comment on faisait : La cuisine kanak traditionnelle repose sur les tubercules (igname, taro), aliments à forte valeur sociale et cérémonielle, cuits à l'étouffée dans un four de terre. L'igname y est un marqueur de respect et de saison. Ce plat moderne s'en inspire librement et ne reproduit aucun rite : il rend hommage à la rencontre de Louise Michel avec ce peuple.
Sources : Louise Michel, Mémoires (1886) · Louise Michel, Légendes et chants de gestes canaques (1885)