L'ordinaire populaire parisien
Chez les classes laborieuses de Paris au XIXe siècle, le repas ne se découpe pas en entrée-plat-dessert mais s'organise autour d'un socle invariable : la soupe, prise matin et soir, et le pain, présent à chaque heure, qu'on trempe, qu'on recuit, qu'on ressuscite quand il a durci. Un plat de résistance (souvent un bout de viande de récupération ou un abat) n'apparaît que les bons jours. Une boisson chaude — café, chicorée — tient le ventre entre deux. Tout tourne autour de la frugalité et du refus du gaspillage, marque de fabrique d'une vie de privations et de partage.
Signature : Le pain rassis ressuscité
Rien ne se jette : le pain dur devient soupe, dessert ou liant. Cette économie du pain est la colonne vertébrale de la cuisine des pauvres parisiens — et de la table de Louise Michel, qui donnait plus qu'elle ne gardait.
Louise Michel à table
1830 — 1905
5 recettes d’époque
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QuotidienPanade des écoles (soupe au pain)
La soupe-socle du matin
🧂 🍄· 40 min
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☕
BoissonChicorée au lait des faubourgs
La boisson chaude qui tient le ventre
☕· 10 min
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🍯
Street foodPain perdu des petits
L'en-cas sucré de la rue et du goûter
🍯· 20 min
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🧂
FestifPot-au-feu de cheval du siège
Le plat de résistance des jours assiégés
🧂 🍄· 3 h 30
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🍯
VoyageTubercules au lait de coco, inspirés des feux kanak
Le repas de l'exil, cuit à l'étouffée
🍯 🍄· 55 min
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