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Koeksisters tressées au sirop
Pourquoi ce plat ? Les koeksisters, beignets tressés trempés dans un sirop glacé, se vendaient aux étals des bazars de bienfaisance et des marchés, et trônaient sur les tables du week-end dans tout le pays. C'est la friandise emblématique partagée — par-delà les communautés — du quotidien sud-africain de l'époque de Gordimer.
De petites tresses de pâte frite, croustillantes au-dehors, qu'on plonge brûlantes dans un sirop glacé au gingembre et au citron : le choc thermique les rend craquantes dehors et sirupeuses dedans. Collant, sucré, irrésistible.
Attention, le geste est tout : la pâte doit sortir bouillante de l'huile et tomber aussitôt dans un sirop glacé — c'est ce contraste, le chaud contre le froid, qui fait la croûte qui craque et le cœur qui dégouline. On en trouvait à chaque kermesse, à chaque vente de charité, tressées par des mains plus patientes que les miennes, je l'avoue. Le sirop, on le parfume au gingembre, à la cannelle et à un trait de citron, et on le prépare la veille pour qu'il soit bien froid. Mangez-les le jour même, avec les doigts : ce n'est pas une douceur qui se conserve, c'est une douceur qui se partage sur-le-champ.
- •Farine — plusieurs tasses (pâte)
- •Beurre et levure — selon la pâte (texture)
- •Sucre — abondamment (sirop)
- •Gingembre, cannelle, citron — au goût (parfum du sirop)
- •Huile pour friture — un bain (cuisson)
Koeksisters tressées au sirop
De petites tresses de pâte frite, croustillantes au-dehors, qu'on plonge brûlantes dans un sirop glacé au gingembre et au citron : le choc thermique les rend craquantes dehors et sirupeuses dedans. Collant, sucré, irrésistible.
Pourquoi ce plat ? Les koeksisters, beignets tressés trempés dans un sirop glacé, se vendaient aux étals des bazars de bienfaisance et des marchés, et trônaient sur les tables du week-end dans tout le pays. C'est la friandise emblématique partagée — par-delà les communautés — du quotidien sud-africain de l'époque de Gordimer.
Attention, le geste est tout : la pâte doit sortir bouillante de l'huile et tomber aussitôt dans un sirop glacé — c'est ce contraste, le chaud contre le froid, qui fait la croûte qui craque et le cœur qui dégouline. On en trouvait à chaque kermesse, à chaque vente de charité, tressées par des mains plus patientes que les miennes, je l'avoue. Le sirop, on le parfume au gingembre, à la cannelle et à un trait de citron, et on le prépare la veille pour qu'il soit bien froid. Mangez-les le jour même, avec les doigts : ce n'est pas une douceur qui se conserve, c'est une douceur qui se partage sur-le-champ.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine — plusieurs tasses (pâte)
- Beurre et levure — selon la pâte (texture)
- Sucre — abondamment (sirop)
- Gingembre, cannelle, citron — au goût (parfum du sirop)
- Huile pour friture — un bain (cuisson)
Ingrédients
- Farine — 300 g (pâte)
- Levure chimique — 2 c. à café (texture)
- Beurre froid — 40 g (feuilletage)
- Lait — 120 ml (liant)
- Œuf — 1 (liant)
- Sucre — 500 g (sirop)
- Eau — 250 ml (sirop)
- Gingembre frais râpé + bâton de cannelle — 1 morceau + 1 (parfum)
- Jus de citron — 1 c. à soupe (équilibre du sirop)
- Huile de friture — 1 bain (cuisson)
Préparation
- Préparer le sirop : faire fondre sucre, eau, gingembre, cannelle et citron, bouillir 5 min, puis refroidir complètement (idéalement au réfrigérateur, la veille).
- Pétrir une pâte souple avec farine, levure, beurre, lait et œuf ; laisser reposer 30 min.
- Abaisser, découper des bandes et tresser par trois en pinçant les extrémités.
- Frire dans l'huile à 180 °C jusqu'à belle couleur dorée.
- Plonger immédiatement les koeksisters brûlantes dans le sirop glacé, 1 min, puis égoutter sur une grille.
- Déguster le jour même, à température ambiante.
Comment on faisait : Deux traditions cohabitent : la koesister cap-malaise, épicée et roulée dans la noix de coco, et la koeksister afrikaner, tressée et nappée de sirop. Toutes deux héritent des beignets au sirop d'origine néerlandaise et asiatique, devenus incontournables des marchés, kermesses et tables dominicales.
Le twist contemporain : Roulez les tresses encore tièdes dans de la noix de coco râpée, façon koesister du Cap, pour un double hommage aux deux traditions.
Sources : Renata Coetzee, The South African Culinary Tradition, 1977 · Cass Abrahams, Cape Malay Cooking, 1995
Nadine Gordimer · Charactorium





