La table cosmopolite de Johannesburg
Chez les Gordimer, comme dans beaucoup de foyers blancs aisés du Transvaal au XXe siècle, la table superpose trois héritages : la cuisine de réconfort ashkénaze des grands-parents juifs d'Europe de l'Est, le répertoire épicé cap-malais devenu plat national sud-africain, et les traditions afrikaners de viande séchée et de braai. On ne sert pas en « entrée-plat-dessert » : on partage un grand plat unique mijoté avec son riz jaune, on grignote des en-cas entre les chapitres, et le thé rouge accompagne la conversation jusque tard. La nourriture y est un fait social — qui mange quoi, et avec qui, raconte tout d'un pays divisé.
Signature : Le mélange d'épices du Cap (curcuma, coriandre, gingembre)
L'épine dorsale aromatique de la cuisine sud-africaine domestique : héritage des cuisiniers cap-malais déportés par les Hollandais depuis l'Asie du Sud-Est. La graine de coriandre torréfiée et le curcuma jaune d'or signent aussi bien le bobotie sucré-salé que la viande séchée afrikaner.
Nadine Gordimer à table
1923 — 2014
5 recettes d’époque
🧂
FestifSoupe de poule et boulettes de matzo (kneidlach)
Plat du vendredi soir — héritage ashkénaze
🧂 🍄· 3 h 30 (dont mijotage)
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🌶️
QuotidienBobotie au riz jaune (geelrys)
Plat unique familial — répertoire cap-malais
🌶️ 🍯 🧂· 1 h 15
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🧂
ConservationBiltong de bœuf à la coriandre
En-cas de garde-manger — tradition afrikaner
🧂 🍄 🍋· 20 min + 3 à 5 jours de séchage
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🍯
BoissonThé rouge rooibos
Boisson de la conversation — infusion du Cap
🍯· 10 min
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🍯
Street foodKoeksisters tressées au sirop
Douceur de marché et de bazar — friandise cap-malaise/afrikaner
🍯 🌶️· 1 h + refroidissement du sirop
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