Olafur Eliasson(1967 — ?)

Ólafur Elíasson

Allemagne, Islande, Royaume de Danemark

6 min de lecture

Arts visuelsArtisteXXIe siècleArt contemporain de la fin du XXe et du début du XXIe siècle, à l'ère de la mondialisation et de la prise de conscience écologique.

Artiste contemporain dano-islandais né en 1967, célèbre pour ses installations immersives jouant sur la lumière, la couleur, l'eau et la perception. Son œuvre interroge le rapport du spectateur à la nature et à l'environnement.

Questions fréquentes

Olafur Eliasson est un artiste dano-islandais né en 1967, célèbre pour ses installations immersives qui jouent avec la lumière, l'eau et la perception. Ce qui le rend singulier, c'est qu'il ne se contente pas de créer des œuvres visuelles : il veut que le spectateur devienne acteur de l'expérience. Par exemple, dans The Weather Project (2003), il a transformé la salle des turbines de la Tate Modern à Londres en un immense soleil artificiel. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'Eliasson interroge notre rapport à la nature et à l'environnement, tout en utilisant l'art comme outil d'action sociale et écologique, un peu comme un scientifique-artiste.

Faits marquants

  • Né en 1967 à Copenhague de parents islandais
  • Fonde le Studio Olafur Eliasson à Berlin en 1995
  • Crée The Weather Project à la Tate Modern de Londres en 2003, attirant plus de deux millions de visiteurs
  • Installe The New York City Waterfalls, cascades artificielles, en 2008
  • Réalise Ice Watch en 2014, transportant des blocs de glace du Groenland pour alerter sur le réchauffement climatique

Œuvres & réalisations

The Weather Project (2003)

Soleil artificiel et brouillard dans la Tate Modern ; l'une des installations les plus célèbres de l'art contemporain, vue par plus de deux millions de visiteurs.

New York City Waterfalls (2008)

Quatre cascades artificielles géantes dans le port de New York, démonstration d'un art à l'échelle de la ville.

Your rainbow panorama (2011)

Passerelle circulaire de verre coloré couronnant le musée ARoS à Aarhus (Danemark) ; on y marche à travers tout le spectre des couleurs.

Façade de l'opéra Harpa (2011)

Enveloppe de verre teinté en nid d'abeille pour la salle de concert de Reykjavík, qui change avec la lumière du jour.

Little Sun (2012)

Lampe solaire diffusée mondialement pour apporter de l'énergie propre aux régions sans électricité ; l'art au service du social.

Ice Watch (2014)

Blocs de glace du Groenland disposés en cercle sur des places publiques, fondant pour alerter sur le réchauffement climatique.

Riverbed (2014)

Au musée Louisiana (Danemark), un véritable lit de rivière de pierres et d'eau reconstitué à l'intérieur des salles, brouillant nature et musée.

Anecdotes

En 2003, Olafur Eliasson transforme la gigantesque Salle des Turbines de la Tate Modern à Londres en un coucher de soleil artificiel : un immense disque lumineux orange baigne l'espace d'un brouillard, et les visiteurs s'allongent par terre pour contempler leur reflet dans un plafond de miroirs. « The Weather Project » attire plus de deux millions de personnes.

Pour comprendre la lumière et les paysages, Eliasson voyage très souvent en Islande, le pays de ses parents, où il photographie glaciers, cascades et mousses. Ces séjours nourrissent directement ses œuvres sur la nature et le climat.

En 2014, l'artiste installe « Ice Watch » : il fait venir d'énormes blocs de glace détachés d'un fjord du Groenland et les dispose en cercle sur une place publique, comme une horloge. Les passants regardent la glace fondre sous leurs yeux pour les alerter sur le réchauffement climatique.

Eliasson a conçu « Little Sun », une petite lampe solaire en forme de fleur jaune, vendue pour apporter de l'électricité propre aux régions du monde privées de réseau électrique. L'art devient ici un outil concret au service des populations.

En 2008, dans le port de New York, il crée quatre cascades artificielles géantes (« New York City Waterfalls »), dont une suspendue sous le pont de Brooklyn, prouvant qu'une œuvre d'art peut s'emparer de toute une ville.

Sources primaires

Olafur Eliasson, à propos de The Weather Project (2003)
Je m'intéresse à la façon dont nous percevons, et à la façon dont nous percevons notre propre perception.
Studio Olafur Eliasson, présentation de Ice Watch (2014)
Mettons cette glace devant les gens, là où ils pourront la toucher, la sentir, et réagir au changement climatique.
Olafur Eliasson, manifeste du projet Little Sun (2012)
Little Sun apporte une lumière propre et abordable aux communautés sans accès à l'électricité, tout en reliant ceux qui vivent dans le réseau électrique à ceux qui en sont privés.
Olafur Eliasson, entretien sur l'art et le spectateur (2016)
Une œuvre d'art n'existe pas sans le spectateur ; c'est lui qui, en faisant l'expérience de l'œuvre, la complète.

Lieux clés

Copenhague, Danemark

Ville natale d'Eliasson en 1967 et lieu de sa formation à l'Académie royale des beaux-arts. C'est aussi là qu'il présente « Ice Watch » pour la première fois.

Berlin, Allemagne

Eliasson y installe son studio en 1995, un vaste atelier réunissant artisans, architectes, ingénieurs et chercheurs. C'est le centre de sa création.

Tate Modern, Londres

Musée où il réalise « The Weather Project » en 2003 dans la Salle des Turbines, puis la rétrospective « In real life » en 2019.

Reykjavík, Islande

Capitale du pays de ses parents, qu'il visite fréquemment pour étudier la lumière et les paysages. Il y conçoit la façade de verre de l'opéra Harpa.

New York, États-Unis

Ville où il installe les « New York City Waterfalls » dans le port en 2008, dont une cascade sous le pont de Brooklyn.

Voir aussi