Olafur Eliasson(1967 — ?)
Ólafur Elíasson
Allemagne, Islande, Royaume de Danemark
6 min de lecture
Artiste contemporain dano-islandais né en 1967, célèbre pour ses installations immersives jouant sur la lumière, la couleur, l'eau et la perception. Son œuvre interroge le rapport du spectateur à la nature et à l'environnement.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1967 à Copenhague de parents islandais
- Fonde le Studio Olafur Eliasson à Berlin en 1995
- Crée The Weather Project à la Tate Modern de Londres en 2003, attirant plus de deux millions de visiteurs
- Installe The New York City Waterfalls, cascades artificielles, en 2008
- Réalise Ice Watch en 2014, transportant des blocs de glace du Groenland pour alerter sur le réchauffement climatique
Œuvres & réalisations
Soleil artificiel et brouillard dans la Tate Modern ; l'une des installations les plus célèbres de l'art contemporain, vue par plus de deux millions de visiteurs.
Quatre cascades artificielles géantes dans le port de New York, démonstration d'un art à l'échelle de la ville.
Passerelle circulaire de verre coloré couronnant le musée ARoS à Aarhus (Danemark) ; on y marche à travers tout le spectre des couleurs.
Enveloppe de verre teinté en nid d'abeille pour la salle de concert de Reykjavík, qui change avec la lumière du jour.
Lampe solaire diffusée mondialement pour apporter de l'énergie propre aux régions sans électricité ; l'art au service du social.
Blocs de glace du Groenland disposés en cercle sur des places publiques, fondant pour alerter sur le réchauffement climatique.
Au musée Louisiana (Danemark), un véritable lit de rivière de pierres et d'eau reconstitué à l'intérieur des salles, brouillant nature et musée.
Anecdotes
En 2003, Olafur Eliasson transforme la gigantesque Salle des Turbines de la Tate Modern à Londres en un coucher de soleil artificiel : un immense disque lumineux orange baigne l'espace d'un brouillard, et les visiteurs s'allongent par terre pour contempler leur reflet dans un plafond de miroirs. « The Weather Project » attire plus de deux millions de personnes.
Pour comprendre la lumière et les paysages, Eliasson voyage très souvent en Islande, le pays de ses parents, où il photographie glaciers, cascades et mousses. Ces séjours nourrissent directement ses œuvres sur la nature et le climat.
En 2014, l'artiste installe « Ice Watch » : il fait venir d'énormes blocs de glace détachés d'un fjord du Groenland et les dispose en cercle sur une place publique, comme une horloge. Les passants regardent la glace fondre sous leurs yeux pour les alerter sur le réchauffement climatique.
Eliasson a conçu « Little Sun », une petite lampe solaire en forme de fleur jaune, vendue pour apporter de l'électricité propre aux régions du monde privées de réseau électrique. L'art devient ici un outil concret au service des populations.
En 2008, dans le port de New York, il crée quatre cascades artificielles géantes (« New York City Waterfalls »), dont une suspendue sous le pont de Brooklyn, prouvant qu'une œuvre d'art peut s'emparer de toute une ville.
Sources primaires
Je m'intéresse à la façon dont nous percevons, et à la façon dont nous percevons notre propre perception.
Mettons cette glace devant les gens, là où ils pourront la toucher, la sentir, et réagir au changement climatique.
Little Sun apporte une lumière propre et abordable aux communautés sans accès à l'électricité, tout en reliant ceux qui vivent dans le réseau électrique à ceux qui en sont privés.
Une œuvre d'art n'existe pas sans le spectateur ; c'est lui qui, en faisant l'expérience de l'œuvre, la complète.
Lieux clés
Ville natale d'Eliasson en 1967 et lieu de sa formation à l'Académie royale des beaux-arts. C'est aussi là qu'il présente « Ice Watch » pour la première fois.
Eliasson y installe son studio en 1995, un vaste atelier réunissant artisans, architectes, ingénieurs et chercheurs. C'est le centre de sa création.
Musée où il réalise « The Weather Project » en 2003 dans la Salle des Turbines, puis la rétrospective « In real life » en 2019.
Capitale du pays de ses parents, qu'il visite fréquemment pour étudier la lumière et les paysages. Il y conçoit la façade de verre de l'opéra Harpa.
Ville où il installe les « New York City Waterfalls » dans le port en 2008, dont une cascade sous le pont de Brooklyn.






