Le rythme du bistrot parisien
À Paris, entre les deux guerres, la journée d'un poète se règle moins sur l'assiette que sur le comptoir. On commence par un verre et un casse-croûte au zinc du café, debout ; le dimanche ou les soirs d'amis on s'attable autour d'un plat mijoté qui a cuit des heures ; et durant l'Occupation, tout se replie sur la 'cuisine de restriction', faite de ce que les tickets de rationnement laissent passer. Pas d'entrée-plat-dessert ici, mais une succession de moments : le comptoir, la tablée, la débrouille, le réconfort.
Signature : Le topinambour, légume de la faim
Délaissé en temps normal, le topinambour (et son cousin le rutabaga) devient l'emblème des assiettes parisiennes sous l'Occupation. Sa saveur douce et un rien amère hante les vers d'Éluard : 'Paris a froid Paris a faim'. Le mettre en avant, c'est goûter au quotidien de la Résistance.
Paul Éluard à table
1895 — 1952
4 recettes d’époque
🧂
QuotidienŒuf dur mayonnaise au comptoir
Le casse-croûte du zinc
🧂 🍄· 20 min
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🧂
FestifBlanquette de veau du dimanche
Le plat mijoté de la tablée
🧂 🍄 🍋· 1 h 45
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🧂
ConservationGratin de topinambours des temps de pénurie
La cuisine de restriction
🧂 ☕· 50 min
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🍯
BoissonVin chaud à la cannelle
Le réconfort du soir
🍯 🌶️· 20 min
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