La carte de Radia Perlman
Plat de potluck / réconfort régional

La chaudrée de palourdes de la Nouvelle-Angleterre (New England clam chowder)

FestifDocumentée🧂 🍄moyen50 min

Une soupe épaisse et crémeuse de palourdes, pommes de terre, oignon et lard fumé, liée au lait. Un plat chaleureux et roboratif, vedette des potlucks d'hiver de la côte Est.

Pourquoi ce plat ? Radia Perlman a passé une grande partie de sa carrière dans le Massachusetts (MIT à Cambridge, DEC à Maynard). La chaudrée de palourdes est LE plat emblématique de la Nouvelle-Angleterre, celui qu'on partage lors d'un repas d'équipe ou d'une soirée d'hiver côtière.
Quand on vit dans le Massachusetts, on ne discute pas la chaudrée — on la sert blanche, crémeuse, jamais avec de la tomate, sinon les anciens vous regardent de travers. Pour un potluck d'équipe, j'aimais en mijoter une grande marmite : on fait fondre le lard, suer l'oignon, on jette les pommes de terre, les palourdes avec leur jus, et on lie au lait sans jamais faire bouillir trop fort. On la mange dans des bols, à la cuillère, en parlant boutique. C'est le genre de plat qui réconcilie une équipe après une nuit blanche à chasser un bug de routage.
Radia Perlman
Ingrédients
  • Palourdes fraîches (quahogs)plusieurs livres (base marine, umami)
  • Lard salé fuméun morceau (fond gras)
  • Oignon1 (aromate)
  • Pommes de terrequelques-unes (corps)
  • Lait et crèmeà volonté (liaison crémeuse)
  • Biscuits secs (oyster crackers)au service (accompagnement)
Comment on faisait : La chaudrée (« chowder », de l'occitan/français chaudière) est attestée en Nouvelle-Angleterre dès le XVIIIe siècle. La version au lait, blanche, s'oppose farouchement à la chaudrée de Manhattan à la tomate — au point qu'une loi du Maine fut proposée en 1939 pour interdire la tomate dans la chaudrée.
Sources : Farmer, F. — The Boston Cooking-School Cook Book (1896) · Oliver, S. — Saltwater Foodways (1995)