Reshma Saujani(1975 — ?)
Reshma Saujani
États-Unis
9 min de lecture
Avocate et militante américaine, fondatrice de Girls Who Code en 2012, organisation visant à réduire l'écart entre les genres dans les métiers du numérique. Elle a aussi été candidate au Congrès américain et défend l'inclusion des femmes dans la tech.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Teach girls bravery, not perfection.»
« We have to socialize our girls to be comfortable with imperfection.»
Faits marquants
- Née en 1975 à Chicago de parents immigrants indiens
- Fondatrice de Girls Who Code en 2012 pour former les filles au codage
- Première femme indienne-américaine à se présenter au Congrès américain (2010)
- Girls Who Code a formé plus de 500 000 jeunes filles aux États-Unis et dans le monde
- Auteure du livre Brave, Not Perfect (2019)
Œuvres & réalisations
Organisation à but non lucratif fondée à New York pour initier les filles au code informatique et réduire l'écart de genre dans la tech. Elle a formé plus de 500 000 participantes aux États-Unis et dans plusieurs pays du monde.
Premier livre de Reshma Saujani, dans lequel elle appelle les femmes à prendre des risques, à s'affirmer et à soutenir d'autres femmes plutôt qu'à attendre leur tour dans des structures hiérarchiques dominées par les hommes.
Manuel d'initiation au code destiné aux adolescentes, mêlant tutoriels pratiques et portraits de femmes pionnières de l'informatique. Largement utilisé dans les clubs Girls Who Code à travers les États-Unis.
Conférence TED visionnée des millions de fois dans laquelle Reshma Saujani expose son constat sur l'éducation genrée et appelle à valoriser le courage et l'erreur chez les filles dès le plus jeune âge.
Bestseller du New York Times dans lequel elle développe sa thèse centrale : la société éduque les filles à la perfection et les garçons à la prise de risque, avec des conséquences profondes sur leurs carrières et leur estime de soi.
Initiative nationale lancée pendant la pandémie de COVID-19, réclamant des compensations financières pour les mères forcées d'abandonner leur emploi. Tribune publiée dans le New York Times et soutenue par des centaines de personnalités.
Ouvrage dans lequel Reshma Saujani analyse les inégalités économiques persistantes entre hommes et femmes et propose un plan d'action concret pour les entreprises, les gouvernements et les individus.
Anecdotes
Les parents de Reshma Saujani étaient des réfugiés d'origine indienne expulsés d'Ouganda par le dictateur Idi Amin en 1972. Arrivés aux États-Unis sans ressources, ils ont tout misé sur l'éducation de leur fille, lui inculquant la valeur du travail et de la persévérance. Ce parcours familial marqué par l'exil a profondément influencé l'engagement de Reshma pour l'inclusion et l'égalité des chances.
En 2010, Reshma Saujani est devenue la première femme d'origine sud-asiatique à se présenter aux élections au Congrès américain, dans le 14e district de New York. Bien qu'elle n'ait pas remporté l'élection, cette campagne lui a permis de visiter des écoles new-yorkaises et de constater que les classes d'informatique étaient presque exclusivement masculines — une révélation qui l'a conduite à fonder Girls Who Code deux ans plus tard.
Lors de ses visites scolaires pendant sa campagne de 2010, Reshma Saujani a été frappée par un constat simple : dans les salles informatiques, il n'y avait quasiment aucune fille. Choquée par cet écart, elle a décidé d'agir concrètement. En 2012, Girls Who Code démarrait avec 20 participantes ; en 2022, l'organisation avait formé plus de 500 000 jeunes filles et femmes aux États-Unis et dans le monde.
Dans son livre 'Brave, Not Perfect' (2019), Reshma Saujani développe une idée centrale : on apprend aux filles à être parfaites et aux garçons à être courageux. Elle illustre cette différence avec l'apprentissage du code — face à une erreur, les garçons persistent, tandis que les filles tendent à abandonner. Son programme vise précisément à renverser cette dynamique en valorisant l'essai, l'échec et la persévérance.
En 2021, en pleine pandémie de COVID-19, Reshma Saujani lance le 'Marshall Plan for Moms', un appel aux gouvernements et aux entreprises pour indemniser les millions de mères contraintes de quitter leur emploi pendant les confinements. En référence au Plan Marshall de 1948 qui a reconstruit l'Europe, cette initiative souligne que l'égalité économique des femmes ne peut pas attendre la fin d'une crise.
Sources primaires
We're raising our girls to be perfect, and we're raising our boys to be brave. [...] I want to talk to you about a problem we have with bravery. And I think the solution to it starts with girls learning to code.
There are 1.4 million computing jobs that will be available by 2020, and women are set to fill only 3% of those jobs. We need to change this — and we can, starting today, starting right here.
Mothers are being pushed out of the workforce at an alarming rate. It's not a personal failing; it's a national economic crisis. We need a Marshall Plan for Moms.
For most of my life, I was terrified to try anything that I wasn't sure I could nail. I played it safe, I colored inside the lines, I did everything I was supposed to do. [...] I wasted years of my life doing this.
Lieux clés
État où Reshma Saujani est née en 1975, après que ses parents réfugiés d'Ouganda s'y soient installés. Son enfance dans une famille d'immigrants a forgé ses valeurs d'inclusion, de résilience et de travail.
Reshma Saujani a obtenu son diplôme de droit à Yale, l'une des universités les plus prestigieuses des États-Unis. Cette solide formation juridique a fondé sa carrière d'avocate avant qu'elle ne se tourne vers le militantisme.
Ville où Reshma Saujani a construit sa carrière politique et fondé Girls Who Code en 2012. New York est le siège de l'organisation et le territoire de sa campagne au Congrès en 2010.
Capitale fédérale où Reshma Saujani a porté son plaidoyer auprès du Congrès et de la Maison-Blanche pour des politiques en faveur de l'égalité femmes-hommes dans la tech et le monde du travail.
Capitale d'où les parents de Reshma Saujani ont été expulsés en 1972 lors de la purge ethnique ordonnée par Idi Amin. Ce lieu d'origine familiale tragique reste au cœur de son identité et de son engagement pour les minorités.






