La carte de Roland
Puls d'épeautre au miel et à la sauge
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Bouillie de mès commun (puls)

Puls d'épeautre au miel et à la sauge

QuotidienReconstitution🍯 🧂facile1 h (hors trempage)
Bouillie de mès commun (puls)

Puls d'épeautre au miel et à la sauge

Pourquoi ce plat ? Avant de ceindre l'épée et de chevaucher derrière Charlemagne, un paladin se nourrit comme tout l'ost franc : de bouillies de céréales qui calent le ventre des hommes d'armes. C'est le plat des matins de campagne, celui qu'on partage au camp sous la bannière.

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Bouillie de mès commun (puls)

Une bouillie épaisse d'épeautre cuite longuement, adoucie d'un filet de miel et parfumée à la sauge du jardin. Roborative et simple, c'est le socle de l'alimentation franque, du paysan au chevalier.

Oyez, ami : avant les grands coups d'épée, il faut emplir le ventre. À l'aube, au camp, mes sergents faisaient bouillir l'épeautre dans le chaudron jusqu'à ce qu'il devînt épais comme glaise. Un peu de sel, une cuillerée du miel de l'Empereur, trois feuilles de sauge cueillies au jardin, et voilà de quoi tenir en selle tout le jour. Par ma foi, nul rôti de prince ne vaut cette bouillie quand le froid mord et que la route est longue.
Roland
Ingrédients
  • Grains d'épeautreune bonne écuelle (base céréalière)
  • Eau ou laitce qu'il faut pour couvrir largement (cuisson)
  • Mielune cuillerée (douceur)
  • Sauge fraîchequelques feuilles (parfum)
  • Selune pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : La puls (bouillie de céréales) était l'aliment de base depuis l'Antiquité et le resta tout au long du haut Moyen Âge. On la cuisait dans un chaudron au-dessus du feu, avec l'épeautre, l'orge ou le millet, selon les régions et les saisons. Le miel y apportait une rare douceur, le sel et les herbes du potager le reste.
Sources : Capitulaire de villis (vers 795), liste des plantes des domaines royaux carolingiens · Massimo Montanari, La faim et l'abondance. Histoire de l'alimentation en Europe

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