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Puls d'épeautre au miel et à la sauge
Pourquoi ce plat ? Avant de ceindre l'épée et de chevaucher derrière Charlemagne, un paladin se nourrit comme tout l'ost franc : de bouillies de céréales qui calent le ventre des hommes d'armes. C'est le plat des matins de campagne, celui qu'on partage au camp sous la bannière.
Une bouillie épaisse d'épeautre cuite longuement, adoucie d'un filet de miel et parfumée à la sauge du jardin. Roborative et simple, c'est le socle de l'alimentation franque, du paysan au chevalier.
Oyez, ami : avant les grands coups d'épée, il faut emplir le ventre. À l'aube, au camp, mes sergents faisaient bouillir l'épeautre dans le chaudron jusqu'à ce qu'il devînt épais comme glaise. Un peu de sel, une cuillerée du miel de l'Empereur, trois feuilles de sauge cueillies au jardin, et voilà de quoi tenir en selle tout le jour. Par ma foi, nul rôti de prince ne vaut cette bouillie quand le froid mord et que la route est longue.
- •Grains d'épeautre — une bonne écuelle (base céréalière)
- •Eau ou lait — ce qu'il faut pour couvrir largement (cuisson)
- •Miel — une cuillerée (douceur)
- •Sauge fraîche — quelques feuilles (parfum)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Puls d'épeautre au miel et à la sauge
Une bouillie épaisse d'épeautre cuite longuement, adoucie d'un filet de miel et parfumée à la sauge du jardin. Roborative et simple, c'est le socle de l'alimentation franque, du paysan au chevalier.
Pourquoi ce plat ? Avant de ceindre l'épée et de chevaucher derrière Charlemagne, un paladin se nourrit comme tout l'ost franc : de bouillies de céréales qui calent le ventre des hommes d'armes. C'est le plat des matins de campagne, celui qu'on partage au camp sous la bannière.
Oyez, ami : avant les grands coups d'épée, il faut emplir le ventre. À l'aube, au camp, mes sergents faisaient bouillir l'épeautre dans le chaudron jusqu'à ce qu'il devînt épais comme glaise. Un peu de sel, une cuillerée du miel de l'Empereur, trois feuilles de sauge cueillies au jardin, et voilà de quoi tenir en selle tout le jour. Par ma foi, nul rôti de prince ne vaut cette bouillie quand le froid mord et que la route est longue.
Ingrédients (version d’époque)
- Grains d'épeautre — une bonne écuelle (base céréalière)
- Eau ou lait — ce qu'il faut pour couvrir largement (cuisson)
- Miel — une cuillerée (douceur)
- Sauge fraîche — quelques feuilles (parfum)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Épeautre décortiqué — 200 g (base céréalière)
- Lait (ou eau) — 700 ml (cuisson)
- Miel — 1 à 2 c. à soupe (douceur)
- Sauge fraîche — 4 feuilles ciselées (parfum)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
Préparation
- Faire tremper l'épeautre quelques heures pour raccourcir la cuisson.
- Le mettre dans une casserole avec le lait (ou l'eau) et une pincée de sel.
- Cuire à feu doux 40 à 50 minutes en remuant souvent, jusqu'à obtenir une bouillie épaisse et crémeuse.
- Hors du feu, incorporer le miel et la sauge ciselée.
- Servir bien chaud dans une écuelle de bois ou de terre.
Comment on faisait : La puls (bouillie de céréales) était l'aliment de base depuis l'Antiquité et le resta tout au long du haut Moyen Âge. On la cuisait dans un chaudron au-dessus du feu, avec l'épeautre, l'orge ou le millet, selon les régions et les saisons. Le miel y apportait une rare douceur, le sel et les herbes du potager le reste.
Le twist contemporain : Servie dans un bol profond, parsemée d'un voile de miel tiré au pinceau et d'une feuille de sauge frite : une bouillie de chevalier dressée comme un porridge d'aujourd'hui.
Sources : Capitulaire de villis (vers 795), liste des plantes des domaines royaux carolingiens · Massimo Montanari, La faim et l'abondance. Histoire de l'alimentation en Europe
Roland · Charactorium





