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Thé glacé sucré du Sud (Sweet tea)
Pourquoi ce plat ? Dans la chaleur de l'Alabama, le « sweet tea » était la boisson de tous les foyers, blancs comme noirs — un pichet sucré au frais pour tenir le coup. C'est le décor liquide de toute la vie quotidienne de Rosa Parks, des réunions de l'église Holt Street aux après-midis sous la véranda.
Un thé noir infusé fort, sucré tant qu'il est chaud (pour que le sucre fonde), puis refroidi et servi sur glace avec une rondelle de citron. Désaltérant, franchement sucré, à peine tannique.
Par ces étés d'Alabama où l'air tremblait de chaleur, il y avait toujours un pichet de thé au frais. Le secret, c'est de sucrer le thé pendant qu'il est encore brûlant — sinon le sucre tombe au fond et boude. Je l'infusais bien fort, j'y mettais le sucre tout de suite, puis je laissais refroidir avant d'ajouter la glace et une rondelle de citron du voisin. Quand quelqu'un passait la porte, on lui en servait un grand verre : c'était notre façon de dire bienvenue, simplement.
- •Thé noir — plusieurs sachets ou une grosse pincée (base)
- •Sucre — une généreuse tasse (douceur signature)
- •Eau — un grand pichet (milieu)
- •Citron — quelques rondelles (fraîcheur acidulée)
Thé glacé sucré du Sud (Sweet tea)
Un thé noir infusé fort, sucré tant qu'il est chaud (pour que le sucre fonde), puis refroidi et servi sur glace avec une rondelle de citron. Désaltérant, franchement sucré, à peine tannique.
Pourquoi ce plat ? Dans la chaleur de l'Alabama, le « sweet tea » était la boisson de tous les foyers, blancs comme noirs — un pichet sucré au frais pour tenir le coup. C'est le décor liquide de toute la vie quotidienne de Rosa Parks, des réunions de l'église Holt Street aux après-midis sous la véranda.
Par ces étés d'Alabama où l'air tremblait de chaleur, il y avait toujours un pichet de thé au frais. Le secret, c'est de sucrer le thé pendant qu'il est encore brûlant — sinon le sucre tombe au fond et boude. Je l'infusais bien fort, j'y mettais le sucre tout de suite, puis je laissais refroidir avant d'ajouter la glace et une rondelle de citron du voisin. Quand quelqu'un passait la porte, on lui en servait un grand verre : c'était notre façon de dire bienvenue, simplement.
Ingrédients (version d’époque)
- Thé noir — plusieurs sachets ou une grosse pincée (base)
- Sucre — une généreuse tasse (douceur signature)
- Eau — un grand pichet (milieu)
- Citron — quelques rondelles (fraîcheur acidulée)
Ingrédients
- Thé noir (Ceylan ou Assam) — 4 sachets (ou 4 c. à c.) (base)
- Eau — 1,5 litre (milieu)
- Sucre — 120 à 180 g (au goût) (douceur)
- Citron — 1, en rondelles (acidité)
- Glaçons — une grande quantité (service glacé)
- Feuilles de menthe — optionnel (fraîcheur)
Préparation
- Portez 75 cl d'eau à frémissement, retirez du feu et faites infuser le thé 5 à 7 minutes (fort mais pas amer — ne pas dépasser).
- Retirez le thé et dissolvez tout le sucre dans l'infusion encore chaude, en remuant bien.
- Allongez avec le reste d'eau froide et laissez refroidir complètement au réfrigérateur.
- Servez dans de grands verres remplis de glaçons, avec une rondelle de citron (et de la menthe si vous aimez).
Comment on faisait : Le thé glacé sucré s'impose dans le Sud des États-Unis dès la fin du XIXe siècle, quand la glace devient accessible. On le sucre toujours à chaud pour une dissolution parfaite, et on l'aime très sucré — au point qu'il est parfois appelé « le vin de maison du Sud ».
Le twist contemporain : Version « Arnold Palmer » moitié thé glacé, moitié limonade maison, brin de menthe et zeste : la terrasse du Sud en plus pétillant.
Sources : Robert Moss, « Southern Spirits », 2016 · John T. Edge (dir.), « The New Encyclopedia of Southern Culture: Foodways », 2007
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