Sennep est l'un des plus grands caricaturistes politiques français de la première moitié du XXe siècle. Son crayon acéré a croqué les figures de la IIIe République et de la vie politique parisienne dans la presse satirique.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1894 à Paris, mort en 1982
- Pseudonyme formé à partir des initiales de son nom, J.-J. Pennès (J.N.P. → Sennep)
- Collabore aux grands titres de la presse satirique et politique de l'entre-deux-guerres
- Croque avec férié les figures parlementaires de la IIIe République
- Publie de nombreux albums de caricatures politiques dans les années 1920-1930
Œuvres & réalisations
Premières armes du caricaturiste dans le célèbre journal satirique, où il aiguise son trait contre les travers de la vie politique.
Série de caricatures visant les grands noms de la politique, comme Édouard Herriot ou Léon Blum, rendus immédiatement reconnaissables par l'exagération de leurs traits.
Couvertures et dessins d'actualité pour l'un des grands hebdomadaires parisiens, au cœur des batailles d'opinion de la fin de la IIIe République.
Dessins commentant l'expérience du gouvernement de Léon Blum, témoins des passions politiques de l'époque.
Dessins quotidiens accompagnant l'actualité de la IVe puis de la Ve République, faisant de Sennep l'un des visages du grand quotidien d'après-guerre.
Recueils rassemblant ses dessins parus dans la presse, qui font de son œuvre une chronique satirique de la vie politique française.
Anecdotes
Le nom "Sennep" est en réalité un jeu de mots : le caricaturiste s'appelait Jean-Jacques Charles Pennès, et il a formé son pseudonyme en inversant les syllabes de son nom, Pennès devenant Sennep. C'était une manière élégante et amusante de signer ses dessins tout en gardant un lien avec sa véritable identité.
Sennep n'a jamais cherché à flatter les puissants : sous la IIIe République, il a croqué sans pitié les grands noms de la politique, comme le radical Édouard Herriot ou le socialiste Léon Blum. Ses caricatures étaient si reconnaissables que les lecteurs identifiaient un homme politique au premier coup d'œil, avant même de lire la légende.
Après la Seconde Guerre mondiale, Sennep devient le caricaturiste attitré du quotidien Le Figaro, où ses dessins accompagnent l'actualité politique pendant des années. Chaque matin, des milliers de lecteurs cherchaient d'abord son dessin pour comprendre, en un clin d'œil et un sourire, l'événement du jour.
Le talent de Sennep reposait sur l'art de la "portrait-charge" : il exagérait un nez, un menton ou une paire de lunettes jusqu'à ce que le personnage devienne à la fois ridicule et immédiatement reconnaissable. Cette technique, héritée des grands caricaturistes du XIXe siècle comme Daumier, faisait de chaque dessin une petite arme politique.
Dans l'entre-deux-guerres, Sennep collabore aux hebdomadaires satiriques les plus lus de Paris, comme Candide. Ses dessins de couverture étaient attendus chaque semaine et participaient aux grandes batailles d'opinion de l'époque, à une période où le dessin de presse pouvait faire ou défaire une réputation.
Sources primaires
Les dessins quotidiens de Sennep dans Le Figaro d'après-guerre commentaient l'actualité de la IVe puis de la Ve République, saisissant en un trait les débats parlementaires et les figures du pouvoir.
Dans les années 1930, Sennep signe des dessins pour la presse hebdomadaire parisienne, croquant les gouvernements successifs et les crises politiques de la fin de la IIIe République.
Au début de sa carrière, Sennep contribue au journal satirique Le Canard enchaîné, où le dessin sert d'arme contre les travers du monde politique.
Lieux clés
Ville natale de Sennep et capitale de la presse française, où se concentraient journaux, imprimeries et vie politique. C'est le théâtre de toute sa carrière.
Siège du grand quotidien où Sennep fut caricaturiste politique après 1945. Ses dessins y étaient composés au rythme de l'actualité quotidienne.
Siège de la Chambre des députés, source inépuisable de sujets pour le caricaturiste qui y observait les débats et les figures du pouvoir.
Cœur de la presse parisienne, où se pressaient rédactions et imprimeries dans l'entre-deux-guerres. Sennep y déposait ses dessins pour les hebdomadaires satiriques.