Jiǔ (酒), riz fermenté de banquet et de libation (version douce)
Riz fermenté sucré à l'osmanthe (jiǔniàng)
BoissonÉvocation🫙 🍯moyen30 min + 48 h de fermentation
Du riz gluant qu'on laisse s'attendrir quelques jours avec un ferment : il devient moelleux, juteux et naturellement sucré, à peine pétillant. Servi tiède et parfumé à l'osmanthe, c'est un dessert-boisson réconfortant.
Jiǔ (酒), riz fermenté de banquet et de libation (version douce)
Du riz gluant qu'on laisse s'attendrir quelques jours avec un ferment : il devient moelleux, juteux et naturellement sucré, à peine pétillant. Servi tiède et parfumé à l'osmanthe, c'est un dessert-boisson réconfortant.
Ah, le vin du Palais céleste ! J'en ai vidé les jarres impériales avant même que les Immortels n'arrivent à leur banquet — ce fut un beau désordre, je te l'accorde ! Mais pour toi, mortel, je montre la version douce : du riz cuit qu'on laisse s'attendrir avec un ferment, et qui devient sucré comme la rosée du matin, à peine piquant sur la langue. Parfume-le d'osmanthe, sers-le tiède. De quoi rire et chanter sans fin — comme moi, jadis, avant qu'on ne m'écrase sous une montagne !
Ingrédients
- •Riz glutineux — une mesure (base fermentescible)
- •Ferment de riz (jiǔqū / qū) — ce qu'il faut (déclenche la fermentation sucrée)
- •Eau de source bouillie et refroidie — un peu (humidité)
- •Fleurs d'osmanthe — une pincée (parfum signature)
Comment on faisait : La fermentation du riz par les ferments qū (moisissures et levures) est l'une des plus anciennes techniques alimentaires chinoises, à l'origine de tous les alcools de riz. Le jiǔniàng (ou láozāo), très peu alcoolisé, était — et reste — consommé comme douceur familiale, notamment pour les femmes après l'accouchement, bien distinct des vins forts des banquets.
Sources : Wu Cheng'en, Le Voyage en Occident (Xiyouji), XVIe siècle — épisode de l'ivresse au Palais céleste