Tahar Ben Jelloun est un écrivain et poète franco-marocain né en 1944 à Fès. Auteur d'expression française, il explore l'exil, l'immigration et la condition des sociétés maghrébines. Il reçoit le prix Goncourt en 1987 pour La Nuit sacrée.
Tahar Ben Jelloun(1947 — ?)
Tahar Ben Jelloun
France, Maroc
6 min de lecture
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Le racisme, c'est mettre l'autre, l'étranger, plus bas que soi.»
« L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier.»
Faits marquants
- Né le 1er décembre 1944 à Fès (Maroc)
- Publie son premier roman Harrouda en 1973
- Reçoit le prix Goncourt en 1987 pour La Nuit sacrée
- Publie Le Racisme expliqué à ma fille en 1998, traduit dans de nombreuses langues
- Élu membre de l'Académie Goncourt en 2008
Œuvres & réalisations
Premier roman, poétique et audacieux, qui révèle sa voix singulière mêlant Fès, Tanger et la langue française.
Essai issu de sa thèse, donnant la parole à la détresse affective des travailleurs immigrés nord-africains.
Roman sur une fille élevée comme un garçon, qui le fait connaître et interroge identité et condition féminine.
Suite de L'Enfant de sable, ce roman lui vaut le prix Goncourt 1987.
Petit livre pédagogique né des questions de sa fille, traduit dans le monde entier et utilisé en classe.
Roman sur le bagne secret de Tazmamart, qui obtient le prix IMPAC de Dublin en 2004.
Roman sur le désir d'émigration des jeunes Marocains et les illusions de l'eldorado européen.
Anecdotes
En 1966, jeune étudiant, Tahar Ben Jelloun est envoyé dans un camp disciplinaire de l'armée marocaine pour avoir participé à des manifestations. Pendant dix-huit mois de punition, il écrit en cachette ses premiers poèmes sur des bouts de papier. C'est là, dans la privation de liberté, que naît sa vocation d'écrivain.
En 1987, il devient le premier écrivain originaire du Maghreb à recevoir le prix Goncourt, la plus prestigieuse récompense littéraire française, pour son roman La Nuit sacrée. Un auteur marocain de langue française entre ainsi dans la grande histoire des lettres françaises.
En 1997, sa fille Mérième, âgée d'une dizaine d'années, l'accompagne à une manifestation contre une loi sur l'immigration et lui demande : « Dis, Papa, c'est quoi le racisme ? » De ces questions naît le livre Le Racisme expliqué à ma fille (1998), traduit dans des dizaines de langues et lu dans les écoles du monde entier.
Quand il arrive en France en 1971, Ben Jelloun travaille comme psychothérapeute auprès de travailleurs immigrés nord-africains. Il écoute leurs silences et leur solitude, une expérience qui nourrira son essai La plus haute des solitudes.
L'écrivain est aussi peintre : il manie le pinceau comme la plume et a exposé ses toiles. Pour lui, la peinture et l'écriture sont deux manières de dire le monde et la mémoire.
Sources primaires
« – Dis, Papa, c'est quoi le racisme ? – Le racisme est un comportement assez répandu, commun à toutes les sociétés, devenu hélas banal dans certains pays. »
« Longtemps j'ai cherché la pierre noire qui purifie l'âme de la mort. » — incipit du roman inspiré du bagne secret de Tazmamart.
Essai issu de sa thèse, sous-titré « Misère affective et sexuelle d'émigrés nord-africains », il donne la parole à la détresse silencieuse des travailleurs immigrés.
Un père déçu de n'avoir que des filles décide d'élever sa huitième enfant, une fille, comme un garçon nommé Ahmed : le roman interroge l'identité et la condition féminine.
Lieux clés
Ville natale de Tahar Ben Jelloun en 1944, grande cité culturelle et spirituelle du Maroc.
Ville où sa famille s'installe quand il est adolescent ; il y fréquente un lycée français. Il y réside aujourd'hui une partie de l'année.
Il y étudie la philosophie avant de devenir enseignant puis de partir pour la France.
Camp militaire où il est interné dix-huit mois en 1966-1968 pour avoir manifesté ; il y écrit ses premiers poèmes.
Il s'y installe en 1971, y mène ses études et y bâtit sa carrière d'écrivain et de chroniqueur.
Objets typiques

Outils premiers de l'écrivain et du poète, avec lesquels il rédige romans, poèmes et articles.

Outil emblématique de l'écrivain de la seconde moitié du XXe siècle, avant l'arrivée de l'ordinateur.

Ben Jelloun est aussi peintre ; ses pinceaux prolongent par la couleur ce que l'écriture dit par les mots.

Longue tunique à capuche traditionnelle du Maroc, signe de l'attachement de l'écrivain à sa culture d'origine.

Le thé à la menthe, rituel d'hospitalité marocain, revient souvent dans son univers entre Tanger et Paris.

Tribune où Ben Jelloun publie chroniques et articles, prenant position sur l'immigration, le racisme et le Maghreb.

Ses nombreux romans, recueils et essais, traduits dans plus de quarante langues, diffusent une œuvre franco-marocaine dans le monde entier.
Programmes scolaires
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Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Écrivain contemporain, Tahar Ben Jelloun consacre souvent ses matinées à l'écriture, le moment où l'esprit est le plus clair. Il rédige à la main ou à la machine romans, poèmes et chroniques. Le café et la lecture des journaux accompagnent ce travail régulier.
Après-midi
L'après-midi peut être réservé à la peinture, autre passion qui prolonge l'écriture par la couleur. Il lit beaucoup, rencontre éditeurs et journalistes, et prépare ses interventions publiques. Les rendez-vous littéraires et les voyages rythment sa vie d'auteur reconnu.
Soir
Le soir, place aux conférences, aux signatures et aux échanges avec les lecteurs, en France comme à l'étranger. Il aime aussi les dîners entre amis et la conversation, sources d'idées. La lecture clôt souvent la journée.
Alimentation
Sa table reflète son double ancrage : cuisine marocaine (tajines, couscous, pâtisseries au miel et aux amandes) et gastronomie française. Le thé à la menthe, rituel d'hospitalité, occupe une place de choix. Les repas partagés sont l'occasion de transmettre la culture.
Vêtements
Il porte le plus souvent des vêtements de ville modernes, costume ou tenue d'intellectuel parisien. Au Maroc, il peut revêtir la djellaba traditionnelle. Sa silhouette mêle ainsi élégance européenne et héritage maghrébin.
Habitat
Il partage sa vie entre Paris et le Maroc, notamment Tanger. Son cadre de vie est celui d'un écrivain : un bureau rempli de livres, de manuscrits et parfois de toiles peintes. Deux pays, deux maisons, qui nourrissent son écriture du dialogue entre Orient et Occident.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Harrouda
1973
La plus haute des solitudes
1977
L'Enfant de sable
1985
La Nuit sacrée
1987
Le Racisme expliqué à ma fille
1998
Cette aveuglante absence de lumière
2001






