Tawakkul Karman
Tawakkul Karman
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Militante yéménite pour les droits humains et la liberté de la presse, prix Nobel de la paix 2011. Surnommée « la mère de la révolution yéménite », elle a joué un rôle central dans le Printemps arabe au Yémen.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« La paix ne peut être réalisée que par des personnes qui ont soif de liberté et de justice.»
« Les femmes yéménites ont prouvé qu'elles peuvent être à l'avant-garde du changement.»
Faits marquants
- Née en 1979 à Taiz, au Yémen
- Fondatrice en 2005 de l'organisation Femmes journalistes sans chaînes
- Figure de proue des manifestations du Printemps arabe au Yémen à partir de 2011
- Prix Nobel de la paix 2011, première femme arabe à recevoir cette distinction
- Première femme arabe lauréate du Nobel de la paix, à 32 ans
Œuvres & réalisations
Première organisation yéménite entièrement dédiée à la défense de la liberté de la presse et des droits des journalistes. Elle forme des journalistes, documente les atteintes à la liberté d'expression et plaide pour la libération des journalistes emprisonnés.
Tawakkul Karman organise chaque semaine des rassemblements pacifiques devant les institutions gouvernementales yéménites, réclamant des réformes politiques et le respect des droits humains, préfigurant les grandes mobilisations de 2011.
Rôle central dans l'organisation et la coordination des manifestations du Printemps arabe yéménite, menant des dizaines de milliers de personnes à réclamer la fin du régime de Saleh dans un soulèvement majoritairement pacifique.
Distinction internationale la plus haute, partagée avec Ellen Johnson Sirleaf et Leymah Gbowee, reconnaissant son combat non violent pour la démocratie, les droits des femmes et la liberté de la presse au Yémen et dans le monde arabe.
Discours historique prononcé devant le comité Nobel et la communauté internationale, dans lequel elle appelle à la démocratie, à la dignité et à la liberté pour les peuples arabes, tout en rendant hommage aux martyrs des révolutions.
Depuis l'éclatement de la guerre civile yéménite, Tawakkul Karman poursuit son combat depuis l'étranger : conférences, prises de position publiques, plaidoyer auprès des Nations Unies et des gouvernements occidentaux pour mettre fin au conflit yéménite.
Anecdotes
En 2005, Tawakkul Karman cofonde l'organisation 'Femmes journalistes sans chaînes' au Yémen pour défendre la liberté de la presse dans un pays où les médias sont étroitement contrôlés par le gouvernement. À une époque où peu de femmes yéménites osaient prendre la parole en public, elle commence à organiser des sit-in hebdomadaires devant le siège du gouvernement à Sanaa dès 2007, bravant les pressions et les menaces.
En janvier 2011, au tout début du Printemps arabe yéménite, Tawakkul Karman est arrêtée par les autorités en raison de son rôle dans l'organisation des manifestations. Sa détention provoque un mouvement de protestation immédiat : des milliers de personnes descendent dans les rues pour exiger sa libération, et elle est relâchée deux jours plus tard sous la pression populaire.
Lorsque le comité Nobel lui annonce qu'elle a reçu le prix Nobel de la paix 2011, Tawakkul Karman se trouve encore sur la place de la Liberté à Sanaa, au milieu des manifestants. Elle dédie immédiatement son prix 'aux peuples arabes en révolution' et aux jeunes du monde entier, restant campée avec les protestataires plutôt que de rentrer dans la sécurité de son domicile.
Tawakkul Karman devient à 32 ans la première femme arabe à recevoir le prix Nobel de la paix, ainsi que la plus jeune lauréate de l'histoire de cette distinction à l'époque. Elle partage le prix avec deux autres femmes africaines, Ellen Johnson Sirleaf et Leymah Gbowee, dans une décision saluée comme un message fort en faveur des droits des femmes dans le monde.
Surnommée 'Oum al-Thawra' ('la mère de la révolution') par les manifestants yéménites, Tawakkul Karman est connue pour son port du hijab coloré — détail remarqué dans un pays où le niqab est très répandu. Elle a déclaré avoir choisi délibérément de ne pas porter le niqab comme acte politique, affirmant que l'islam ne contraint pas les femmes à couvrir leur visage.
Sources primaires
Le changement ne vient pas du ciel. Le changement se fait par les peuples, et aujourd'hui les peuples arabes ont choisi le changement. Ils ont choisi la liberté, la dignité, la démocratie et l'État de droit.
Nous resterons ici jusqu'à la chute du régime. Nous n'avons pas peur. La peur a changé de camp — c'est le gouvernement qui a peur du peuple désormais.
Nous réclamons la liberté totale de la presse, la levée de la censure préalable et la libération de tous les journalistes emprisonnés au Yémen.
Vous avez gouverné ce pays pendant trente ans dans la corruption et la répression. Le peuple yéménite exige maintenant sa liberté et sa dignité. Le temps de la transition pacifique est venu.
Lieux clés
Ville natale de Tawakkul Karman, dans la région montagneuse du sud-ouest du Yémen. Taïz est réputée pour être l'une des villes les plus éduquées et les plus dynamiques du pays.
Capitale du Yémen où Tawakkul Karman a mené l'essentiel de son combat : sit-in hebdomadaires devant les institutions, fondation de son ONG, et direction des manifestations révolutionnaires de 2011 sur la 'place de la Liberté'.
Épicentre de la révolution yéménite de 2011, où Tawakkul Karman coordonne les manifestations pendant des mois. C'est depuis ce lieu qu'elle apprend l'attribution de son prix Nobel, refusant de quitter les manifestants pour rejoindre un hôtel.
Lieu de la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix, le 10 décembre 2011. C'est à l'Hôtel de Ville d'Oslo que Tawakkul Karman prononce son discours devant le monde entier, dédiant son prix aux révolutions arabes.
Ville de résidence en exil de Tawakkul Karman depuis l'aggravation de la guerre civile yéménite. Elle y poursuit son activisme international pour les droits humains et la démocratie dans le monde arabe.






