Beignets au miel de l'Hippodrome
De petites boules de pâte frites, dorées et croustillantes, ruisselantes de miel chaud. La gourmandise de rue qu'on dévorait dans le tumulte des courses.
De petites boules de pâte frites, dorées et croustillantes, ruisselantes de miel chaud. La gourmandise de rue qu'on dévorait dans le tumulte des courses.
Avant la couronne, il y avait l'Hippodrome — son vacarme, ses factions, l'odeur des chevaux et de la foule. Et il y avait ces beignets, que l'on tirait brûlants de l'huile pour les noyer aussitôt dans le miel. Petite, je tendais la main vers eux entre deux courses. Tu les manges trop chauds, tu te brûles les doigts, et tu en reprends quand même. Le peuple m'a faite ce que je suis — et le peuple savait se réjouir de peu.
- •Farine de froment — ce qu'il faut (pâte)
- •Levain — un peu (levée)
- •Eau tiède — selon la pâte (liquide)
- •Huile d'olive — pour frire (cuisson)
- •Miel — abondamment (enrobage)
- •Graines de sésame — une pincée (finition)
Beignets au miel de l'Hippodrome
De petites boules de pâte frites, dorées et croustillantes, ruisselantes de miel chaud. La gourmandise de rue qu'on dévorait dans le tumulte des courses.
Pourquoi ce plat ? Théodora a grandi dans le monde grouillant de l'Hippodrome, où son père gardait les ours des Verts. Dans ces gradins où le peuple s'enflammait pour les courses, on vendait des beignets frits arrosés de miel, croustillants et brûlants. C'est la saveur de son enfance, au milieu de la foule.
Avant la couronne, il y avait l'Hippodrome — son vacarme, ses factions, l'odeur des chevaux et de la foule. Et il y avait ces beignets, que l'on tirait brûlants de l'huile pour les noyer aussitôt dans le miel. Petite, je tendais la main vers eux entre deux courses. Tu les manges trop chauds, tu te brûles les doigts, et tu en reprends quand même. Le peuple m'a faite ce que je suis — et le peuple savait se réjouir de peu.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — ce qu'il faut (pâte)
- Levain — un peu (levée)
- Eau tiède — selon la pâte (liquide)
- Huile d'olive — pour frire (cuisson)
- Miel — abondamment (enrobage)
- Graines de sésame — une pincée (finition)
Ingrédients
- Farine — 250 g (pâte)
- Levure de boulanger — 1 sachet (ou 1 c. à café sèche) (levée)
- Eau tiède — 20 cl environ (liquide)
- Huile (olive ou neutre) pour friture — 1 grand bol (cuisson)
- Miel — 5 c. à soupe (enrobage)
- Graines de sésame — 1 c. à soupe (finition)
Préparation
- Délayer la levure dans l'eau tiède, mélanger à la farine et une pincée de sel pour une pâte souple et collante.
- Laisser lever 1 h à couvert, jusqu'à ce qu'elle double et bulle.
- Chauffer l'huile (170 °C). À l'aide de deux cuillères mouillées, déposer des boules de pâte dans l'huile.
- Frire jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées, retourner, puis égoutter.
- Arroser de miel chaud (légèrement détendu d'eau) et parsemer de sésame. Manger tièdes.
Comment on faisait : Les beignets au miel descendent des enkrides de l'Antiquité grecque : boules de pâte frites puis enrobées de miel, vendues dans les rues et les rassemblements. Ils sont l'ancêtre direct des loukoumades grecs d'aujourd'hui.
Le twist contemporain : Empilés en pyramide, miel filant et sésame doré : le 'loukoumades' des fêtes de quartier, vieux de quinze siècles.
Sources : Athénée, Deipnosophistes (enkrides, par filiation antique)
Théodora · Charactorium