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La table de la Grande Épouse royale (per-medjat et offrandes)
À la cour de la XVIIIe dynastie, le repas n'est pas découpé en services successifs comme en Occident, mais déployé d'un seul tenant : on dispose simultanément sur des nattes basses et des tables de roseau les pains empilés (la base de tout repas, mesurée en rations), les viandes et volailles rôties, les poissons du Nil, les légumes des jardins royaux, les fruits et le miel, le tout arrosé de bière épaisse et de vin. Les plats les plus précieux sont d'abord présentés en offrande aux dieux et aux ancêtres royaux avant d'être consommés : nourrir le ka précède nourrir le ventre. Une reine mange séparée du peuple, servie par des intendants, sur vaisselle de faïence et d'albâtre.
Signature : Le miel des jardins et la coriandre du Nil
L'Égypte ancienne ne connaît ni sucre ni piment du Nouveau Monde : c'est le miel sauvage et apicole qui apporte la douceur, et les graines de coriandre, le cumin et l'aneth qui parfument viandes, pains et poissons. Le couple miel/coriandre est la signature aromatique des tables royales thébaines, attestée par les restes alimentaires et les peintures de tombes.

Ahmose at the table

1504 av. J.-C. — 1492 av. J.-C.

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