Back to Antonín Dvořák
Oběd bohémien (le grand repas de midi tchèque)
En Bohême au XIXe siècle, le vrai repas est celui de midi, l'oběd. Il s'ouvre presque toujours par une polévka (soupe), souvent à base de chou aigre ou d'ail, qui réchauffe et cale. Vient ensuite le hlavní chod, le plat principal : une viande rôtie nappée de sauce, accompagnée des inévitables knedlíky (quenelles de pain pochées et tranchées) et de zelí (chou fermenté). L'après-midi, la svačina apporte une douceur — un koláč, une boulette de fruit. Et la bière de Bohême, légère et dorée, accompagne tout, du déjeuner à la taverne du soir. C'est une cuisine rurale, généreuse, faite pour les mangeurs qui travaillent dur.
Signature : Le kmín (carvi) et le knedlík de pain
Deux marqueurs de la table tchèque. Le kmín (graines de carvi, à ne pas confondre avec le cumin) parfume le pain, la choucroute, le porc rôti et les soupes : c'est l'odeur même d'une cuisine de Bohême. Et le knedlík, quenelle de pain levé pochée à l'eau puis coupée au fil, sert d'éponge à sauce dans presque tous les plats — il était sur la table de l'enfance de Dvořák à Nelahozeves comme sur celle du compositeur célèbre.

Antonín Dvořák at the table

1841 — 1904

4 period recipes