Adelaide Hall est une chanteuse de jazz américaine, naturalisée britannique, à la carrière exceptionnellement longue. Pionnière du chant sans paroles, elle s'illustre dès 1927 aux côtés de Duke Ellington avant de devenir une vedette de la scène européenne.
Adelaide Hall(1901 — 1993)
Adelaïde Hall
États-Unis
6 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née le 20 octobre 1901 à Brooklyn (New York), morte le 7 novembre 1993 à Londres.
- Enregistre en 1927 le célèbre « Creole Love Call » avec Duke Ellington, où sa voix sans paroles est utilisée comme un instrument.
- Se produit dans les revues de Harlem, notamment au Cotton Club, durant la Harlem Renaissance.
- S'installe en Europe dans les années 1930, ouvrant un club à Paris (La Grosse Pomme) puis s'établissant à Londres.
- Détient un record de longévité (carrière d'enregistrement s'étendant sur plus de sept décennies).
Œuvres & réalisations
Comédie musicale afro-américaine pionnière de Broadway, dans laquelle la jeune Adelaide Hall fait ses débuts.
Enregistrement où sa vocalise sans paroles fait sensation et la consacre comme pionnière du chant-instrument.
Revue à grand succès où elle interprète notamment « I Can't Give You Anything But Love » et « Diga Diga Doo ».
Séances parisiennes avec le célèbre guitariste, symboles du jazz transatlantique de l'entre-deux-guerres.
Pendant la guerre, elle chante à la radio et pour les soldats, devenant une figure familière du public britannique.
Retour triomphal sur l'une des plus prestigieuses scènes du monde, couronnant une carrière exceptionnellement longue.
Anecdotes
En 1927, en tournée avec l'orchestre de Duke Ellington, Adelaide Hall se met à improviser une mélodie sans paroles depuis les coulisses, transformant sa voix en véritable instrument. Ellington est si séduit qu'il l'enregistre aussitôt : ce « Creole Love Call » fait d'elle une pionnière du chant sans paroles, technique reprise plus tard par d'innombrables chanteurs de jazz.
La carrière d'Adelaide Hall est l'une des plus longues de l'histoire de la musique : elle chante professionnellement des années 1920 jusqu'aux années 1990. Le Livre Guinness des records l'a distinguée pour une carrière d'enregistrement s'étendant sur plus de soixante-dix ans.
Dans les années 1930, Adelaide Hall s'installe quelque temps à Paris et y ouvre un cabaret à Montmartre, « La Grosse Pomme », surnom de New York. La capitale française, folle de jazz, accueille alors de nombreux artistes afro-américains, comme Joséphine Baker.
Installée à Londres, Hall et son mari Bert Hicks dirigent un club très couru. Pendant le Blitz, les bombardements allemands de 1940, l'établissement est détruit. Loin de renoncer, la chanteuse continue de se produire pour soutenir le moral des Britanniques et des soldats.
En 1988, à 86 ans, Adelaide Hall remonte sur la scène du prestigieux Carnegie Hall de New York. Le public y découvre avec émotion une artiste dont la voix aura traversé presque tout le XXe siècle.
Sources primaires
Sur ce disque, la voix d'Adelaide Hall ne prononce aucune parole : elle vocalise et plane comme un instrument au-dessus de l'orchestre, inaugurant une nouvelle façon de chanter le jazz.
« I can't give you anything but love, baby / That's the only thing I've got plenty of, baby. » Adelaide Hall popularise ce standard dès la création de la revue à Broadway.
À Paris, Adelaide Hall grave plusieurs titres accompagnée du guitariste Django Reinhardt, témoignant des échanges du jazz transatlantique entre l'Amérique et l'Europe.
Adelaide Hall y est reconnue pour une carrière d'enregistrement s'étendant sur plus de sept décennies, des années 1920 aux années 1990.
Lieux clés
Quartier de New York où naît Adelaide Hall en 1901.
Cœur de la Renaissance de Harlem, où elle se produit dans les revues et enregistre avec Duke Ellington.
Quartier parisien où elle ouvre son cabaret « La Grosse Pomme » dans les années 1930.
Sa ville d'adoption à partir de 1938 : elle y dirige un club, chante à la BBC et y meurt en 1993.
Salle prestigieuse où elle fait un retour triomphal en 1988, à plus de 80 ans.
Objets typiques

Son instrument principal : pionnière du chant sans paroles, Adelaide Hall utilise sa voix comme un véritable instrument planant au-dessus de l'orchestre.

L'apparition du micro électrique dans les années 1920 permet à des chanteuses comme Hall de chanter tout en nuances devant un grand orchestre, sans forcer.

Support en gomme-laque sur lequel furent gravés ses enregistrements, dont le célèbre « Creole Love Call » de 1927.

Vedette des revues et des cabarets, elle se produit dans des robes élégantes et pailletées, à la mode des Années folles.

Pendant la guerre, ses chansons diffusées à la BBC remontent le moral des auditeurs britanniques.

Instrument d'accompagnement omniprésent dans les cabarets et les studios où elle chante et répète son répertoire.
📷 CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons ↗Programmes scolaires
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Vie quotidienne
Matin
Artiste de cabaret travaillant tard le soir, Adelaide Hall se lève rarement tôt. La matinée est consacrée au repos de la voix, à la correspondance et à la lecture des journaux pour suivre les critiques de ses spectacles.
Après-midi
L'après-midi est rythmée par les répétitions avec l'orchestre, les séances d'enregistrement en studio et les essayages de costumes. Elle travaille son répertoire et apprend de nouvelles chansons.
Soir
Le soir venu, place au spectacle : revues, music-halls et cabarets accueillent ses tours de chant, parfois jusque tard dans la nuit. Diriger son propre club l'oblige aussi à veiller au bon déroulement des soirées.
Alimentation
Comme beaucoup de chanteurs, elle ménage sa voix en évitant les boissons trop froides et en privilégiant le thé chaud et le miel. Les soupers d'après-spectacle, tard dans la nuit, font partie de la vie nocturne des artistes.
Vêtements
En représentation, elle porte des robes élégantes et scintillantes, des gants longs et des accessoires raffinés dans le goût des Années folles. En journée, sa tenue suit la mode citadine chic de l'époque.
Habitat
Au gré de sa carrière, elle vit dans des appartements à Harlem, à Paris, puis à Londres, sa ville d'adoption. Ces logements urbains la rapprochent des théâtres, studios et cabarets où elle se produit.






