Le repas russe : zakouski, pervoïe, vtoroïe et tchaï
La table russe ne se découpe pas en entrée-plat-dessert mais en moments : les zakouski (petits mets froids et chauds posés ensemble pour ouvrir l'appétit), le pervoïe (le « premier », presque toujours une soupe ou une bouillie chaude), le vtoroïe (le « second », pièce de résistance souvent à base de poisson ou de pâte), puis le tchaï — le thé brûlant accompagné de douceurs et de boissons réconfortantes que l'on fait durer des heures. Pour une cantatrice qui ménage sa voix, ce sont les plats tièdes et nourrissants du pervoïe et les boissons chaudes du tchaï qui comptent le plus.
Signature : Le sarrasin (gretchka) et le miel
Deux piliers de la cuisine russe : le sarrasin grillé, céréale rustique de toutes les tables de Saint-Pétersbourg à Krasnodar, et le miel, sucre national avant le sucre de canne, qui réchauffe la gorge et adoucit le palais. Chez une chanteuse qui fuit le froid et le laitier les jours de représentation, ces deux-là deviennent des alliés.
Anna Netrebko à table
1971 — ?
4 recettes d’époque
🍄
QuotidienGretchnevaïa kacha — bouillie de sarrasin tiède du jour de représentation
Pervoïe (le « premier » chaud, bouillie-socle)
🍄 🧂· 30 min
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🍯
RemèdeSbiten au miel et aux épices — la boisson chaude des cordes vocales
Tchaï (le moment des boissons chaudes réconfortantes)
🍯 🌶️· 20 min
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🧂
FestifKoulibiac de saumon — la pièce festive de soir de première
Vtoroïe (le « second », pièce de résistance des grandes tables)
🧂 🍄· 1 h 30
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🍯
VoyagePastila de pomme — la douceur de voyage des tournées
Tchaï (les douceurs qui accompagnent le thé)
🍯 🍋· 8 h (dont séchage)
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