Retour à Belial
Le repas du yahad (la communauté de Qumrân)
Chez les esséniens du désert de Judée, le repas n'est pas un simple moment de faim apaisée : c'est un acte d'appartenance. On se purifie d'abord par l'eau, on revêt des vêtements de lin, puis on entre en silence dans la salle commune. On s'assied selon le rang fixé par la Règle — prêtres, anciens, puis le reste de la multitude. Le prêtre étend la main le premier sur le pain et sur le moût (tirosh) pour les bénir ; nul ne touche à sa portion réglée avant lui. Chaque bouchée proclame que l'on est du 'lot de Dieu' et non du 'lot de Bélial'. Le repas est sobre, végétal, partagé, et il vaut prière.
Signature : L'ézov (hysope) et l'huile d'olive
L'hysope, petite plante aromatique des collines de Judée, est le symbole de la purification dans les textes hébreux (on en trempe des branches pour asperger). Mélangée à l'huile d'olive — l'or liquide du pays — elle parfume le pain et signe l'appartenance au pur. C'est l'ancêtre direct du za'atar que l'on déguste encore aujourd'hui au Levant.

Belial à table

4 recettes d’époque