Blossom Dearie (1924-2009) est une pianiste et chanteuse de jazz américaine, reconnaissable à sa voix légère et délicate. Figure du jazz vocal intimiste, elle s'accompagnait elle-même au piano dans les clubs de New York et de Paris.
Blossom Dearie(1924 — 2009)
Blossom Dearie
États-Unis
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Naît le 28 avril 1924 à East Durham, dans l'État de New York
- S'installe à Paris au début des années 1950 et y fonde le groupe vocal The Blue Stars
- Le groupe connaît le succès en 1954 avec une version de « Lullaby of Birdland »
- De retour aux États-Unis, elle enregistre pour le label Verve à la fin des années 1950
- Crée en 1974 son propre label indépendant, Daffodil Records ; meurt le 7 février 2009 à New York
Œuvres & réalisations
Adaptation chantée en français du standard de George Shearing ; ce succès du groupe vocal des Blue Stars la fit connaître.
Son premier album américain en leader, posant les bases de son style : voix légère et piano intimiste.
L'un de ses disques phares de la période Verve, sur des chansons du Great American Songbook.
Album dont la chanson-titre est l'adaptation anglaise de « La Valse des lilas » de Michel Legrand.
Deux chansons spirituelles signées notamment par le parolier Dave Frishberg, qu'elle imposa comme des classiques pleins d'humour et de swing.
Chanson éducative pour la télévision américaine qui fit entendre sa voix à des générations d'enfants.
Création de son propre label indépendant, geste rare qui lui donna la maîtrise de ses enregistrements.
Anecdotes
Selon l'histoire qu'elle aimait raconter, son prénom rare, Blossom (« fleur » en anglais), lui serait venu des fleurs de pêcher que des voisins apportèrent à la maison familiale, dans les montagnes Catskills, au moment de sa naissance en 1924. Ce prénom poétique collait à merveille à sa voix douce et délicate, l'une des plus reconnaissables du jazz vocal.
Au début des années 1950, installée à Paris, elle fonde un groupe vocal, les Blue Stars. Leur adaptation française du morceau « Lullaby of Birdland » devient un succès surprise au milieu des années 1950. De ce groupe sortiront des chanteurs qui formeront plus tard les célèbres Swingle Singers.
Sa voix, légère et presque enfantine, ne portait pas fort : Blossom Dearie exigeait donc un silence total de son public. Dans les clubs, elle n'hésitait pas à s'interrompre pour faire taire les bavards, car elle chantait souvent dans un murmure, accompagnée de son seul piano.
Des millions d'enfants américains ont entendu sa voix sans connaître son nom. Dans les années 1970, elle chante pour la série éducative télévisée Schoolhouse Rock!, notamment la chanson « Figure Eight » qui enseigne les multiplications en musique.
En 1974, lassée de l'industrie du disque, elle crée son propre label, Daffodil Records (« la jonquille »). Elle devient ainsi l'une des rares artistes de son époque — et plus encore l'une des rares femmes — à posséder et contrôler ses propres enregistrements.
Sources primaires
Figure eight is double four, figure four is half of eight.
Unpack your adjectives.
Premier album américain de Blossom Dearie en tant que leader : elle y chante en s'accompagnant elle-même au piano, dans le style intimiste et feutré qui fera sa réputation.
Lieux clés
Village des Catskills où naît Blossom Dearie en 1924.
Capitale où elle s'installe au début des années 1950 et fonde le groupe vocal des Blue Stars, en plein âge d'or du jazz parisien.
Quartier bohème de Manhattan où elle vécut et se produisit longtemps, et où elle s'éteignit en 2009.
Ville où elle tint de longues résidences dans des clubs de jazz comme le Ronnie Scott's.
Objets typiques

Blossom Dearie ne se séparait jamais de son piano : elle s'accompagnait elle-même en chantant, dans un dialogue intime entre sa voix et le clavier.

Sa voix très douce ne portait pas loin ; le microphone des petits clubs lui permettait de chanter presque en murmurant tout en restant audible.

Ses lunettes faisaient partie de sa silhouette reconnaissable sur scène, assise derrière son piano.

Ses albums Verve puis Daffodil paraissaient sur ces disques vinyles, support roi de la musique enregistrée de son époque.

Elle puisait son répertoire dans le grand répertoire des chansons américaines (Cole Porter, les Gershwin, Johnny Mercer), qu'elle réinventait à sa façon.

Cette fleur (daffodil en anglais) donna son nom au label qu'elle fonda en 1974, Daffodil Records, symbole de son indépendance d'artiste.
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Vie quotidienne
Matin
Artiste de la nuit, Blossom Dearie se levait tard. Ses matinées étaient consacrées au piano : elle travaillait ses arrangements et choisissait, dans le grand répertoire américain, les chansons qu'elle façonnerait à sa voix.
Après-midi
L'après-midi servait aux répétitions et aux rencontres avec ses paroliers et compositeurs. À partir des années 1970, elle gérait aussi elle-même son label Daffodil : courrier, ventes de disques par correspondance et affaires courantes.
Soir
Le soir venait le cœur de son métier : de longs tours de chant dans de petits clubs et cabarets de New York, Paris ou Londres. Assise au piano, elle chantait presque à voix basse et réclamait un silence absolu de la salle.
Alimentation
Comme beaucoup d'artistes vivant la nuit, elle prenait ses repas à des heures décalées, soupant souvent tard après ses concerts. Sa vie quotidienne tournait autour des clubs et des loges plus que d'une table régulière.
Vêtements
Sur scène, elle adoptait une élégance sobre, sans tape-à-l'œil, en accord avec son chant tout en délicatesse. Ses lunettes faisaient partie de sa silhouette familière derrière le piano.
Habitat
Dans les années 1950, elle vécut à Paris ; le reste de sa vie, elle habita Manhattan, notamment le quartier de Greenwich Village, où elle s'éteignit en 2009. Son cadre de vie reflétait une existence tournée vers la musique.






