Bourvil (1917-1970) est un acteur comique et chanteur français, célèbre pour ses rôles dans La Grande Vadrouille et Le Corniaud. Incarnant des personnages naïfs et attachants, il est l'un des acteurs les plus populaires du cinéma français du XXe siècle.
Bourvil(1917 — 1970)
Bourvil
France
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Je suis un paysan qui a eu de la chance.»
« Le rire, c'est le soleil de la vie.»
Faits marquants
- Né le 27 juillet 1917 à Prétot-Vicquemare (Seine-Maritime)
- Premier succès avec la chanson 'Les Crayons' en 1945
- Tourne Le Corniaud avec Louis de Funès en 1965, film le plus vu en France cette année-là
- La Grande Vadrouille (1966) reste pendant des décennies le film français le plus vu en France
- Décède le 23 septembre 1970 à Paris, d'un myélome osseux, à 53 ans
Œuvres & réalisations
Chanson comique qui le révèle au grand public à la radio et dans les music-halls. Son style naïf et son humour tendre en font un succès populaire immédiat qui lance véritablement sa carrière.
L'une de ses chansons les plus célèbres, devenue un classique de la chanson comique française. Elle illustre parfaitement son talent pour l'humour doux et absurde fondé sur des situations du quotidien.
Film de Claude Autant-Lara dans lequel Bourvil joue aux côtés de Jean Gabin. Sa performance dramatique lui vaut le Lion d'argent au Festival de Venise, révélant une palette d'acteur bien plus large que la comédie.
Comédie de Gérard Oury avec Louis de Funès qui réunit plus de 11 millions de spectateurs. Le duo Bourvil-de Funès, fondé sur le contraste entre naïveté et roublardise, devient une référence absolue du cinéma comique français.
Comédie historique sur l'Occupation réalisée par Gérard Oury, qui détient le record du cinéma français pendant 32 ans avec 17,3 millions d'entrées. Chef-d'œuvre du genre populaire, mêlant rire et hommage à la Résistance.
Film policier de Jean-Pierre Melville dans lequel Bourvil interprète un commissaire mélancolique. Tourné alors qu'il était gravement malade, ce rôle sobre et intense confirme définitivement sa stature d'acteur complet.
Anecdotes
Bourvil doit son nom de scène au village de Bourville, en Seine-Maritime, où il grandit au sein d'une famille de paysans normands qui l'avait adopté. Il choisit ce nom comme hommage à ses racines campagnardes, qui nourriront pendant toute sa carrière ses personnages de naïfs attachants.
En 1956, Bourvil reçoit le Lion d'argent d'interprétation masculine au Festival international du film de Venise pour son rôle dans La Traversée de Paris, aux côtés de Jean Gabin. Cette récompense internationale surprend : connu jusqu'alors comme un comique populaire, il révèle au monde entier une profondeur dramatique insoupçonnée.
La Grande Vadrouille (1966), tournée avec Louis de Funès et réalisée par Gérard Oury, attire plus de 17 millions de spectateurs en France dès sa sortie. Ce record absolu du cinéma français résiste pendant 32 ans, jusqu'à l'arrivée de Titanic en 1998 — preuve de l'attachement exceptionnel du public à ce duo comique inoubliable.
Lors du tournage du Cercle rouge de Jean-Pierre Melville en 1970, Bourvil souffrait déjà d'un ostéosarcome particulièrement douloureux. Il acheva néanmoins son rôle avec un professionnalisme exemplaire, ne laissant jamais transparaître sa souffrance devant la caméra. Il mourut le 23 septembre 1970, peu après la fin du tournage.
Avant de devenir acteur, Bourvil travailla comme apprenti boulanger et chanta dans les foires normandes pour arrondir ses fins de mois. C'est grâce à une émission de découverte de talents à la radio, vers 1939, qu'il fut repéré et commença sa carrière nationale de fantaisiste.
Sources primaires
Je suis un paysan normand. Je l'ai toujours été et je le resterai. C'est ma force et c'est ce que les gens aiment en moi, je crois.
Lion d'argent d'interprétation masculine attribué conjointement à Jean Gabin et André Raimbourg dit Bourvil pour leur performance dans La Traversée de Paris.
Bourvil révèle ici une gravité et une profondeur que l'on ne lui soupçonnait guère. Il compose un personnage d'une humanité troublante, loin de ses habituels emplois comiques.
André Raimbourg dit Bourvil, fantaisiste normand, vous présentera ses créations comiques et musicales dans une revue entièrement nouvelle.
Lieux clés
Village natal d'André Raimbourg, né le 27 juillet 1917. C'est dans cette commune rurale normande que débute l'histoire de celui qui deviendra Bourvil.
Village où grandit Bourvil au sein de sa famille adoptive d'agriculteurs. Il lui emprunta son nom de scène en hommage à ses racines paysannes normandes, qui restèrent le socle de son art.
Célèbre salle de spectacle parisienne où Bourvil fit ses débuts professionnels dans les années 1940 et connut ses premiers grands succès populaires en tant que fantaisiste.
Principaux studios cinématographiques français où furent tournés La Traversée de Paris, Le Corniaud et La Grande Vadrouille. Bourvil y passa l'essentiel de sa carrière au cinéma.
Arrondissement parisien où Bourvil s'éteignit le 23 septembre 1970, des suites d'un cancer des os, à l'âge de 53 ans, au sommet de sa popularité.
Objets typiques

Couvre-chef de laine porté par les paysans et ouvriers français, emblématique du personnage naïf et campagnard que Bourvil incarnait souvent à l'écran. Il est devenu l'un de ses accessoires-signatures, renforçant son image populaire de bon gars provincial.

Support photographique en acétate de cellulose sur lequel étaient enregistrées les images des films de l'âge d'or du cinéma français. C'est sur cette pellicule que furent immortalisés les personnages comiques de Bourvil.

Instrument à soufflet très populaire en France dans les années 1940-1960, associé aux bals populaires et aux chansons comiques. Bourvil, musicien autodidacte, en jouait sur scène pour accompagner ses numéros de fantaisiste.

Voiture populaire française lancée en 1948, symbole du renouveau économique des Trente Glorieuses. Elle apparaît dans plusieurs films de Bourvil, notamment Le Corniaud, où elle participe aux rebondissements comiques burlesques.

Microphone de scène caractéristique des années 1940-1950, utilisé dans les music-halls et à la radio. C'est devant ce type de micro que Bourvil interpréta ses premières chansons comiques et fut découvert du grand public.

Document contenant les dialogues et les indications de jeu d'un film. Bourvil était réputé pour travailler ses textes avec soin malgré son image de comique spontané, cherchant à construire des personnages psychologiquement cohérents derrière l'apparente naïveté.
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Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Bourvil se levait tôt, fidèle à ses habitudes paysannes normandes. Lors des tournages, il étudiait son texte dès le matin, réputé pour sa rigueur et sa ponctualité sur les plateaux de cinéma, loin de l'image de comique improvisateur.
Après-midi
Les après-midi de tournage étaient consacrés aux scènes, souvent répétées plusieurs fois pour atteindre la précision comique voulue. En dehors des tournages, il aimait jardiner et se promener à la campagne, activités qui lui rappelaient son enfance normande.
Soir
Homme discret et peu mondain, Bourvil préférait les soirées en famille aux réceptions parisiennes. Il lisait beaucoup, travaillait ses futurs rôles et apprenait à jouer de nouveaux instruments de musique, passion constante tout au long de sa vie.
Alimentation
Attaché à la cuisine normande, Bourvil appréciait les plats simples et roboratifs de son terroir : fromages (camembert, livarot), cidre, viandes mijotées. Sa femme Jeanne assurait une table familiale traditionnelle éloignée du luxe parisien.
Vêtements
À l'écran, il arborait souvent des vêtements de paysan ou de petit artisan (blouse grise, béret, pantalons de velours côtelé). Dans la vie quotidienne, il s'habillait sobrement et sans ostentation, reflétant son caractère modeste et sa méfiance envers les apparences.
Habitat
Bourvil vécut longtemps dans une maison à Vitry-sur-Seine avant de s'installer dans un appartement parisien. Loin du luxe ostentatoire de certaines vedettes, il conserva toujours un cadre de vie familial simple, proche de ses valeurs rurales d'origine.






