Calliope

Calliope

6 min de lecture

MythologieAvant J.-C.Antiquité grecque — figure de la mythologie hellénique, transmise par les poèmes homériques et la Théogonie d'Hésiode

Calliope est, dans la mythologie grecque, l'aînée des neuf Muses, filles de Zeus et de la titanide Mnémosyne. Elle préside à la poésie épique et à l'éloquence, et passe pour la mère du poète Orphée. Son nom signifie « celle qui a une belle voix ».

Questions fréquentes

Calliope est l'aînée des neuf Muses, filles de Zeus et de Mnémosyne. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'elle préside à la poésie épique et à l'éloquence : les poètes l'invoquaient pour chanter les exploits des héros et des dieux. Son nom signifie « celle qui a une belle voix », ce qui souligne son lien avec le chant inspiré. Contrairement à ses sœurs, elle est souvent considérée comme la plus éminente, car elle accompagne les rois justes et leur souffle des paroles persuasives.

Faits marquants

  • Aînée et la plus distinguée des neuf Muses dans la mythologie grecque
  • Fille de Zeus et de la titanide Mnémosyne (la Mémoire)
  • Présentée comme la Muse de la poésie épique et de l'éloquence
  • Considérée comme la mère d'Orphée, poète et musicien légendaire
  • Décrite par Hésiode dans la Théogonie (VIIIe-VIIe siècle av. J.-C.) comme la première des Muses

Œuvres & réalisations

Patronage de la poésie épique (Antiquité grecque)

Calliope préside aux grands poèmes héroïques ; les aèdes l'invoquent pour chanter les exploits des dieux et des héros.

Inspiration de l'Iliade et de l'Odyssée (VIIIe siècle av. J.-C.)

En tant que Muse du chant épique, elle incarne la déesse invoquée à l'ouverture des poèmes homériques.

Éducation d'Orphée (Temps mythique)

Mère du poète-musicien Orphée, elle lui aurait transmis le don du chant qui charmait toute la nature.

Don de l'éloquence aux rois (VIIIe-VIIe siècle av. J.-C.)

Selon Hésiode, Calliope inspire aux rois justes les paroles douces et persuasives qui apaisent les querelles.

Arbitrage de la querelle d'Adonis (Temps mythique)

Choisie comme juge entre Aphrodite et Perséphone, elle partage le temps d'Adonis entre les deux déesses.

Le chant du rapt de Proserpine (8 apr. J.-C.)

Dans les Métamorphoses d'Ovide, Calliope remporte le concours contre les Piérides en chantant l'enlèvement de Proserpine.

Anecdotes

Calliope est l'aînée des neuf Muses, et c'est elle que les poètes invoquaient en premier pour entonner les grands récits guerriers. Quand Homère commence l'Iliade par « Chante, déesse, la colère d'Achille », c'est une Muse comme Calliope qu'il appelle à son secours.

Selon la tradition, Calliope serait la mère d'Orphée, le musicien légendaire dont le chant charmait les bêtes sauvages et même les pierres. Elle aurait transmis à son fils ce don du chant qui faisait pleurer les dieux des Enfers.

Hésiode, dans sa Théogonie, donne à Calliope une place à part : il la nomme « la plus éminente de toutes » les Muses, car elle accompagne les rois respectables et leur souffle des paroles habiles pour rendre la justice.

Une légende raconte que Calliope fut choisie comme arbitre dans la querelle qui opposa Aphrodite et Perséphone au sujet du bel Adonis. Pour les départager, elle décida que le jeune homme passerait une partie de l'année avec chacune des deux déesses.

Dans l'art antique et de la Renaissance, on reconnaît Calliope à ses attributs : une tablette à écrire et un stylet, ou parfois un rouleau de papyrus, symboles de la poésie épique qu'elle inspire.

Sources primaires

Hésiode, Théogonie (VIIIe-VIIe siècle av. J.-C.)
Calliope, qui est la plus éminente de toutes, car elle accompagne les rois vénérables.
Hésiode, Théogonie (énumération des Muses) (VIIIe-VIIe siècle av. J.-C.)
Clio, Euterpe, Thalie, Melpomène, Terpsichore, Érato, Polymnie, Uranie et Calliope, filles que Mnémosyne enfanta à Zeus.
Apollodore, Bibliothèque (Ier-IIe siècle apr. J.-C.)
Calliope eut d'Œagre — ou, dit-on, d'Apollon — un fils, Orphée, qui par son chant émouvait les pierres et les arbres.
Ovide, Métamorphoses (chant V) (8 apr. J.-C.)
Calliope se leva, la plus grande des sœurs, et, ayant relevé d'un lierre sa chevelure dénouée, elle accorda les cordes plaintives de sa lyre, puis commença ce chant.
Hymnes orphiques, À Calliope et aux Muses (Antiquité tardive)
Calliope, vénérable, et toi, reine Cléio, et vous toutes, déesses, écoutez ma prière.

Lieux clés

Mont Hélicon (Béotie)

Montagne sacrée des Muses où, selon Hésiode, elles dansaient autour des sources Hippocrène et Aganippe avant d'inspirer les poètes.

Mont Parnasse (Delphes)

Massif consacré à Apollon et aux Muses, dominant le sanctuaire de Delphes ; lieu d'inspiration poétique avec la source Castalie.

Mont Olympe

Demeure des dieux où les Muses, filles de Zeus, viennent chanter pour réjouir l'assemblée des Olympiens.

Piérie (Macédoine)

Région au pied de l'Olympe, lieu de naissance traditionnel des Muses, qui leur vaut l'épithète de « Piérides ».

Thrace

Pays d'Œagre et patrie d'Orphée, fils de Calliope ; terre associée au chant et aux mystères orphiques.

Voir aussi