Astronaute américaine et chimiste, Catherine Coleman a effectué trois missions spatiales dont un séjour de 159 jours à bord de la Station spatiale internationale en 2010-2011. Officier de l'US Air Force, elle a contribué aux expériences scientifiques en microgravité.
Catherine Coleman(1960 — ?)
Catherine Coleman
États-Unis
10 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Sélectionnée par la NASA en 1992 dans le groupe 14 d'astronautes
- Première mission spatiale à bord de la navette Columbia en 1995 (STS-73)
- Deuxième mission sur Discovery en 1999 (STS-93)
- Long séjour de 159 jours à bord de l'ISS en 2010-2011 (Expédition 26/27)
- Joue de la flûte traversière à bord de l'ISS, collaborant musicalement avec la Terre
Œuvres & réalisations
Première mission spatiale de Coleman à bord de la navette Columbia, dédiée aux sciences des matériaux en apesanteur. Cette mission de 16 jours permit d'étudier la croissance des cristaux, la dynamique des fluides et les propriétés de combustion dans des conditions impossibles à reproduire sur Terre.
Coleman participa au déploiement du télescope Chandra, l'un des quatre Grands Observatoires de la NASA dédié aux rayons X cosmiques. Toujours en fonctionnement, Chandra a permis de cartographier des trous noirs, d'étudier des supernovae et d'analyser la matière noire, révolutionnant l'astrophysique.
Séjour de 159 jours sur l'ISS, sa mission la plus importante, au cours de laquelle elle conduisit plus de 80 expériences scientifiques et assuma le commandement de l'Expédition 27. Ce séjour lui permit d'accumuler une expertise précieuse sur les effets physiologiques des vols de longue durée, essentiels pour préparer les futures missions vers Mars.
Le 25 janvier 2011, Coleman joua de la flûte en direct depuis l'orbite en duo avec le musicien Ronnie Browne sur Terre, lors de la fête traditionnelle écossaise. Cet acte culturel inédit illustra comment l'exploration spatiale peut être un vecteur de rapprochement humain et artistique au-delà des frontières nationales.
Travaux académiques de haut niveau à l'Université du Massachusetts Amherst, constituant le socle scientifique de sa carrière d'astronaute. Ses recherches sur les matériaux polymères en conditions particulières l'ont directement préparée aux expériences conduites en microgravité lors de ses missions.
Anecdotes
Passionnée de musique autant que de sciences, Catherine Coleman emporta une flûte traversière à bord de la Station spatiale internationale lors de sa mission de 159 jours en 2010-2011. Le 25 janvier 2011, à l'occasion de la nuit de Burns (fête traditionnelle écossaise), elle joua en direct depuis l'orbite en duo avec le musicien Ronnie Browne resté sur Terre, créant l'un des premiers concerts spatiaux de l'histoire de la musique.
Lors de la mission STS-93 en juillet 1999, Coleman et son équipage déployèrent le télescope spatial Chandra, dédié à l'astronomie aux rayons X. Cet observatoire, qui orbite toujours autour de la Terre à une altitude record de 139 000 km, a depuis permis des découvertes majeures sur les trous noirs, les restes de supernovae et la matière noire, transformant notre compréhension de l'univers.
Chimiste de formation avec un doctorat en sciences des polymères, Coleman fut sélectionnée par la NASA en 1992 grâce à sa double expertise scientifique et militaire. Elle représente une génération d'astronautes pour qui la rigueur du laboratoire et la discipline des forces armées constituaient des atouts complémentaires indispensables aux missions de longue durée.
Pendant ses 159 jours à bord de l'ISS (décembre 2010 - mai 2011), Coleman mena plus de 80 expériences scientifiques en microgravité portant sur la combustion, la physique des fluides et la biologie cellulaire humaine. Ses résultats contribuèrent directement à des avancées médicales terrestres, notamment dans la compréhension de la perte osseuse et de l'atrophie musculaire.
Officier de l'US Air Force avant de rejoindre la NASA, Coleman cumula plusieurs milliers d'heures de vol sur avion militaire avant même de décoller vers l'espace. Cette trajectoire atypique, combinant sciences fondamentales et carrière militaire, lui valut d'être sélectionnée parmi des milliers de candidats pour intégrer le corps des astronautes de la NASA.
Sources primaires
Dr. Coleman has logged over 4,330 hours in space. She was a mission specialist on STS-73 in 1995 and STS-93 in 1999, and served as Flight Engineer for Expedition 26 and commander of Expedition 27 aboard the International Space Station.
Coleman évoque sa carrière d'astronaute et l'importance de la recherche scientifique en orbite : les expériences conduites en microgravité permettent d'observer des phénomènes impossibles à reproduire sur Terre, ouvrant des perspectives inédites pour la physique, la chimie et la médecine.
The STS-93 crew successfully deployed the Chandra X-ray Observatory on July 23, 1999. The deployment sequence was executed nominally, placing the observatory on its highly elliptical transfer orbit for subsequent orbital maneuvers to its final operating altitude.
During the 159-day mission, Flight Engineer and then Commander Coleman conducted more than 80 scientific experiments spanning combustion science, fluid physics, and human physiology research. Data collected will support future long-duration exploration missions beyond low Earth orbit.
Lieux clés
Ville dont Coleman est originaire, ville côtière de Virginie où se trouve aussi le centre de recherche Langley de la NASA. Son environnement local, marqué par la présence de l'industrie aérospatiale, contribua à forger sa vocation scientifique et spatiale.
Centre névralgique du programme des astronautes de la NASA, où Coleman fut formée à partir de 1992 et s'entraîna pour ses trois missions spatiales. Toutes les communications avec l'ISS transitent par ce centre de contrôle opérationnel.
Principal site de lancement des missions américaines habitées, d'où Coleman décolla à bord des navettes Columbia pour STS-73 (1995) et STS-93 (1999). Le complexe 39A, utilisé pour ces missions, est emblématique de la conquête spatiale américaine.
Plus ancienne et plus grande base de lancement spatiale du monde, d'où Coleman décolla à bord d'un Soyouz en décembre 2010 pour rejoindre l'ISS. Ce site, géré par la Russie, est devenu incontournable pour les missions vers la station après 2011.
Laboratoire orbital où Coleman séjourna 159 jours lors des Expéditions 26 et 27, à environ 400 km d'altitude. L'ISS, fruit d'une coopération entre 15 nations, est le symbole de la science et de la diplomatie au-delà des frontières terrestres.
Université où Coleman obtint son doctorat en sciences des polymères en 1991, formation décisive pour sa sélection comme astronaute-scientifique. Ses recherches académiques sur les matériaux trouvèrent une application directe dans ses expériences spatiales.
Objets typiques

Scaphandre pressurisé autonome pesant plus de 120 kg sur Terre, indispensable pour toute sortie extravéhiculaire. Coleman s'est entraînée des centaines d'heures à le porter dans la piscine de flottabilité neutre du Johnson Space Center pour simuler l'apesanteur.

Instrument de musique que Coleman emporta personnellement à bord de l'ISS lors de sa mission de 2010-2011. Elle joua depuis l'orbite lors de concerts retransmis en direct sur Terre, faisant de la flûte un symbole inattendu de la coopération culturelle dans l'espace.

Capsule spatiale russe utilisée par Coleman pour rejoindre l'ISS en décembre 2010 et revenir sur Terre en mai 2011. Après l'arrêt des navettes américaines, le Soyouz devint pendant une décennie le seul moyen d'accès humain à la station.

Bras manipulateur de 17,6 mètres installé en permanence sur l'ISS, utilisé pour les opérations de maintenance, d'assemblage et de capture de vaisseaux ravitailleurs. Sa maîtrise est une compétence clé pour tout astronaute en mission longue durée.

Ensemble de conteneurs hermétiques, réacteurs miniaturisés et capteurs permettant de mener des expériences de chimie, physique et biologie en apesanteur. Ces équipements sont spécialement conçus pour fonctionner sans gravité et transmettre leurs données au sol.

Appareil adapté à l'environnement spatial pour documenter les missions, photographier la Terre depuis l'orbite et contribuer aux études atmosphériques et géographiques. Les clichés des astronautes constituent une archive scientifique et artistique précieuse.
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Vie quotidienne
Matin
À bord de l'ISS, Coleman se réveille sans lever de soleil naturel — la station en connaît seize par jour — au signal sonore synchronisé sur l'heure GMT. Elle commence par une toilette méticuleuse avec des lingettes humides et de l'eau en poches hermétiques, avant de prendre un petit-déjeuner lyophilisé ou en conserve thermostabilisée réhydraté à l'eau chaude. La matinée s'ouvre ensuite par une conférence vidéo avec le centre de contrôle de Houston pour planifier les activités scientifiques et vérifier l'état des systèmes de la station.
Après-midi
Les après-midis sont consacrés aux expériences scientifiques dans les modules-laboratoires pressurisés de l'ISS. Coleman se déplace d'un compartiment à l'autre en flottant, effectuant des prélèvements, des observations microscopiques et des mesures pour les dizaines d'expériences de sa mission. Elle doit régulièrement effectuer des vérifications de maintenance sur les systèmes vitaux de la station et communiquer ses résultats aux équipes scientifiques au sol via liaison radio et vidéo.
Soir
Les soirées comprennent obligatoirement deux heures d'exercice physique intensif sur tapis roulant à harnais ou vélo ergomètre, pour contrer l'atrophie musculaire et la perte osseuse causées par l'apesanteur prolongée. Coleman consacrait ensuite du temps à ses loisirs personnels : jouer de la flûte, photographier la Terre et les étoiles par les hublots de la coupole ou tenir son journal de mission. Elle dormait dans un caisson individuel fixé à la paroi d'un module d'habitation, dans un sac de couchage attaché pour éviter de dériver pendant le sommeil.
Alimentation
L'alimentation spatiale repose principalement sur des aliments lyophilisés ou thermostabilisés : riz, poulet, légumes, fruits secs, barres énergétiques, et même des petits gâteaux. Les boissons sont consommées dans des poches souples avec des pailles à valve pour éviter que les gouttes ne s'envolent et n'endommagent les équipements électroniques. Les vaisseaux ravitailleurs apportent occasionnellement des aliments frais comme des fruits ou du pain, très appréciés après des semaines de menus standardisés.
Vêtements
Au quotidien dans la station, Coleman porte des vêtements légers et confortables : t-shirts à manches courtes ou longues, pantalons à poches multiples pour ranger outils et stylos flottants, et chaussettes spéciales anti-statiques. Pour les sorties extravéhiculaires, elle revêt la combinaison EMU blanche, véritable vaisseau spatial autonome de 127 kg qui assure pression, température, communication et protection contre les radiations et les micrométéorites.
Habitat
Coleman vivait dans un des modules d'habitation de l'ISS, une station de la taille d'un terrain de football américain dont l'espace habitable équivaut à une maison de six pièces. Sa cabine personnelle, à peine plus grande qu'une cabine téléphonique, était équipée d'un sac de couchage, d'un ordinateur portable pour les communications privées avec sa famille et d'un petit hublot offrant une vue imprenable sur la Terre à 400 km en contrebas.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Mission STS-73 — Laboratoire de microgravité américain (USML-2)
1995
Mission STS-93 — Déploiement du télescope spatial Chandra
1999
Expédition 26/27 — Mission de longue durée à bord de l'ISS
2010-2011
Concert spatial depuis l'ISS — Nuit de Burns
2011
Thèse de doctorat en sciences des polymères
1991






