Charb (1967-2015) est un dessinateur de presse et journaliste satirique français, directeur de la publication de Charlie Hebdo. Défenseur de la liberté d'expression et de la laïcité, il est assassiné le 7 janvier 2015 lors de l'attentat contre le journal.
Charb(1967 — 2015)
Charb
France
6 min de lecture
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Je préfère mourir debout que vivre à genoux.»
Faits marquants
- Naissance le 21 août 1967 à Conflans-Sainte-Honorine
- Devient dessinateur puis directeur de la publication de Charlie Hebdo en 2009
- Publie et défend les caricatures satiriques malgré les menaces et un procès en 2007
- Assassiné le 7 janvier 2015 dans l'attentat contre Charlie Hebdo, avec onze autres victimes
- Ouvrage posthume paru en 2015 : Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes
Œuvres & réalisations
Bande dessinée satirique mettant en scène un chien et un chat cyniques ; l'une des créations les plus célèbres de Charb.
Charb dirige l'hebdomadaire satirique et défend une ligne éditoriale irrévérencieuse envers tous les pouvoirs.
Numéro provocateur « rédigé » par Mahomet, à l'origine de l'incendie des locaux et d'un débat national sur la caricature.
Chronique dessinée régulière dans laquelle Charb croquait avec férocité l'actualité politique et sociale.
Série de biographies dessinées du prophète de l'islam, présentées comme une œuvre de vulgarisation historique.
Essai dans lequel Charb distingue la critique des religions du racisme, devenu un texte de référence sur la laïcité.
Anecdotes
De son vrai nom Stéphane Charbonnier, il choisit très tôt le pseudonyme « Charb », plus court et plus facile à glisser sous un dessin. Passionné de bande dessinée depuis l'enfance, il publie ses premiers dessins encore adolescent et rejoint la rédaction de Charlie Hebdo dès sa renaissance en 1992.
En 2004, Charb invente « Maurice et Patapon », un chien cynique et un chat vulgaire qui commentent l'actualité avec une méchanceté joyeuse. La série devient l'une de ses créations les plus connues et paraît dans plusieurs journaux avant d'être réunie en albums.
Après l'incendie criminel des locaux de Charlie Hebdo en novembre 2011, Charb vit sous protection policière permanente : un garde du corps l'accompagne partout. Interrogé par Le Monde en 2012, il répond calmement qu'il préfère « mourir debout que vivre à genoux ».
Le 7 janvier 2015, deux hommes armés font irruption pendant la conférence de rédaction de Charlie Hebdo et tuent douze personnes, dont Charb. Dans les jours qui suivent, le slogan « Je suis Charlie » se répand dans le monde entier et des millions de personnes défilent en France le 11 janvier.
Charb travaillait, au moment de sa mort, à un livre intitulé « Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes ». Le manuscrit, achevé deux jours avant l'attentat, est publié à titre posthume quelques semaines plus tard et devient un texte étudié sur le sens du mot laïcité.
Sources primaires
Je n'ai pas de gosses, pas de femme, pas de voiture, pas de crédit. Ça fait sûrement un peu pompeux, mais je préfère mourir debout que vivre à genoux.
Si l'on veut défendre les opprimés, il ne faut pas confondre la critique d'une religion avec le racisme envers ceux qui la pratiquent.
Le numéro, prétendument « rédigé en chef » par le prophète Mahomet, porte la légende : « 100 coups de fouet si vous n'êtes pas morts de rire ».
Lieux clés
Ville des Yvelines, en région parisienne, où naît Stéphane Charbonnier en 1967.
Siège de la rédaction où Charb dirigeait le journal et où il est assassiné lors de l'attentat du 7 janvier 2015.
Bureaux du journal incendiés dans un attentat criminel en novembre 2011, après la parution de « Charia Hebdo ».
Point de rassemblement de la marche républicaine du 11 janvier 2015 et lieu de mémoire des victimes de l'attentat.