Dessinateur de presse et auteur de bandes dessinées français d'origine tuniso-italienne, figure de l'esprit libertaire et de la satire des années 1960-2000. Il a marqué Hara-Kiri, Charlie Hebdo et L'Humanité avant d'être assassiné dans l'attentat du 7 janvier 2015.
Georges Wolinski
Georges David Wolinski
5 min de lecture
Questions fréquentes
Citations célèbres
« L'humour est la politesse du désespoir.»
Faits marquants
- Né le 28 juin 1934 à Tunis, d'un père polonais et d'une mère italienne
- Rejoint le journal satirique Hara-Kiri au début des années 1960 puis Charlie Hebdo
- Figure marquante de la presse contestataire autour de Mai 68 (Charlie Mensuel, L'Humanité)
- Reçoit le Grand Prix de la ville d'Angoulême en 2005 pour l'ensemble de son œuvre
- Assassiné le 7 janvier 2015 dans l'attentat contre Charlie Hebdo, à l'âge de 80 ans
Œuvres & réalisations
Ses premières collaborations au « journal bête et méchant » fondent son style satirique et provocateur. Il y côtoie Cavanna, Choron et Reiser.
Journal contestataire fondé avec Siné pendant Mai 68, illustrant l'esprit libertaire de l'époque. Il devient une référence de la presse engagée.
Wolinski est l'une des figures historiques de l'hebdomadaire satirique, du premier titre à sa relance en 1992. Ses dessins de femmes et de politiciens y sont célèbres.
Il illustre pendant plusieurs années le quotidien du Parti communiste français. Cette collaboration reflète ses sympathies de gauche et libertaires.
Série de bande dessinée pour adultes, satirique et provocatrice, mettant en scène une héroïne au ton libre. Elle illustre l'audace de l'époque.
Wolinski a publié des dizaines d'albums rassemblant ses dessins sur les femmes, la politique, le couple et la société. Son œuvre couvre plus de cinquante ans.
Anecdotes
Né à Tunis en 1934, Georges Wolinski perd son père, assassiné, alors qu'il n'a que deux ans. Sa famille s'installe ensuite en France, à Nice, après la Seconde Guerre mondiale.
En 1968, en pleine effervescence de Mai 68, Wolinski fonde avec Siné le journal 'L'Enragé', qui affiche les slogans contestataires du moment. Le dessin de presse devient alors une véritable arme politique.
Wolinski aimait répéter que l'humour était pour lui une manière de survivre à l'angoisse. Il disait dessiner des femmes, la politique et la mort avec la même tendresse un peu désabusée.
En 2005, il reçoit la Légion d'honneur, distinction qui amuse ce dessinateur libertaire longtemps proche des idées anarchistes et communistes. Il continue pourtant de croquer les puissants sans indulgence.
Le 7 janvier 2015, Wolinski est assassiné dans les locaux de Charlie Hebdo lors de l'attentat terroriste, à l'âge de 80 ans. Sa disparition, avec celle de ses confrères, provoque une immense émotion et des marches rassemblant des millions de personnes.
Sources primaires
L'humour, c'est une façon élégante de dire des choses désespérées.
Je dessine parce que je ne sais rien faire d'autre, et parce que ça me permet de dire ce que je pense.
Sur la dernière page de son carnet, il avait dessiné et écrit quelques mots, témoignage de son travail jusqu'au bout.
Lieux clés
Ville natale de Georges Wolinski, né en 1934 dans une famille juive d'origine tuniso-italienne. Il y passe sa petite enfance avant l'exil en France.
Ville où sa famille s'installe après la Seconde Guerre mondiale et où il grandit. Il y fait ses études avant de monter à Paris.
Capitale où Wolinski mène toute sa carrière de dessinateur de presse, au cœur des rédactions de Hara-Kiri, Charlie Hebdo et L'Humanité.
Lieu de l'attentat terroriste du 7 janvier 2015 où Wolinski fut assassiné avec plusieurs collaborateurs du journal.
Objets typiques

Support de travail incliné sur lequel Wolinski réalisait ses dessins de presse et ses bandes dessinées. Instrument central de son quotidien de dessinateur.

L'encre noire et la plume métallique permettaient le trait vif et expressif caractéristique du dessin de presse. Wolinski privilégiait un style spontané et nerveux.

Titres comme Hara-Kiri et Charlie Hebdo diffusaient ses dessins auprès du grand public. Le journal imprimé était le principal vecteur de la satire de presse.

Wolinski notait idées et esquisses au fil des jours dans des carnets. L'un d'eux, retrouvé après sa mort, est devenu un émouvant témoignage.
📷 Domaine public · Wikimedia Commons ↗
Devenu symbole de la liberté d'expression après l'attentat de 2015 (« Je suis Charlie »), le crayon incarne le pouvoir du dessin face à la violence.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Wolinski commençait souvent sa journée en lisant les journaux et en suivant l'actualité politique et sociale. C'est là qu'il puisait l'inspiration de ses dessins du jour, réagissant à chaud aux événements.
Après-midi
L'après-midi était consacré au travail à la table à dessin, plume et encre en main. Il enchaînait croquis, idées et légendes, souvent dans l'urgence des bouclages de journaux.
Soir
Le soir, il retrouvait volontiers ses confrères dessinateurs et le milieu de la presse parisienne. Les discussions, souvent joyeuses et frondeuses, nourrissaient son regard sur le monde.
Alimentation
Homme de la vie parisienne du XXe siècle, il partageait la culture des cafés et des repas conviviaux entre journalistes. Rien de particulier ne distingue son alimentation de celle de son époque.
Vêtements
Wolinski adoptait la tenue décontractée d'un intellectuel et artiste de la seconde moitié du XXe siècle. Loin des costumes stricts, il incarnait un style libre à l'image de son esprit.
Habitat
Il vivait à Paris, au cœur de la vie éditoriale et artistique de la capitale. Son quotidien était rythmé par la proximité des rédactions et du monde de la presse.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Dessins pour Hara-Kiri
à partir de 1960
L'Enragé
1968
Collaboration à Charlie Hebdo
1970-2015
Dessins pour L'Humanité
années 1980
Paulette (bande dessinée, avec Georges Pichard)
années 1970
Nombreux albums de dessins et recueils
1960-2015






