Domenico Maria Novara(1454 — 1504)
Domenico Maria Novara
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Astronome et mathématicien italien de la Renaissance, professeur à l'université de Bologne. Il fut le maître et collaborateur de Nicolas Copernic, avec qui il réalisa des observations astronomiques décisives.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1454 à Ferrare, en Italie
- Professeur d'astronomie et de mathématiques à l'université de Bologne à partir de 1483
- Maître et collaborateur de Nicolas Copernic, qu'il héberge à Bologne vers 1496-1500
- Réalise avec Copernic l'observation de l'occultation de l'étoile Aldébaran par la Lune le 9 mars 1497
- Mort en 1504 à Bologne
Œuvres & réalisations
Observation réalisée avec Copernic et citée plus tard dans le De revolutionibus : une preuve directe de leur collaboration scientifique.
Calendriers astronomiques et astrologiques publiés chaque année à Bologne, prédisant éclipses et positions planétaires.
Novara avança que les coordonnées géographiques fixées par Ptolémée avaient changé, suggérant un lent déplacement de l'axe terrestre.
Pendant plus de vingt ans, il occupa la chaire d'astronomie, transmettant l'héritage de Regiomontanus et formant la génération suivante.
Son rôle de maître et de collaborateur auprès de Copernic contribua à éveiller chez celui-ci les doutes qui mèneront à l'héliocentrisme.
Anecdotes
À l'université de Bologne, Domenico Maria Novara hébergea chez lui un jeune étudiant polonais nommé Nicolas Copernic, venu étudier le droit canon. Plutôt que d'être un simple professeur, Novara fit du jeune homme son assistant pour les observations du ciel : ensemble, ils scrutaient les astres depuis les toits de la ville.
Le 9 mars 1497, Novara et Copernic observèrent ensemble l'occultation de l'étoile Aldébaran par la Lune. Cette observation, soigneusement notée, sera plus tard citée par Copernic lui-même dans son grand ouvrage : c'est l'une des rares traces directes de leur travail commun.
Novara était un admirateur des idées de Platon et des néo-platoniciens. Il osait critiquer certaines valeurs établies par Ptolémée plus de mille ans auparavant, soupçonnant que la position des lieux sur Terre avait pu changer — une audace intellectuelle qui annonçait l'esprit critique de son célèbre élève.
Chaque année, en tant que professeur d'astronomie à Bologne, Novara avait l'obligation de publier un almanach pronostiquant les événements de l'année à venir. Ces prédictions astrologiques, mêlant science et croyances de l'époque, étaient très attendues par les habitants de la ville.
Novara appartenait à une lignée savante prestigieuse : il avait été formé dans la tradition de Regiomontanus, l'un des plus grands astronomes du XVe siècle. Il transmit cet héritage à Copernic, faisant de Bologne un maillon essentiel dans la chaîne qui mena à la révolution astronomique.
Sources primaires
Copernic rapporte l'observation faite avec son maître Novara à Bologne, où ils virent la Lune occulter l'étoile la plus brillante des Hyades (Aldébaran).
Rheticus décrit Copernic comme ayant été à Bologne non pas tant l'élève que l'assistant et le témoin des observations du très savant homme Domenico Maria.
Novara, en tant que titulaire de la chaire d'astronomie, signait les almanachs annuels pronostiquant éclipses, positions des planètes et événements à venir.
Lieux clés
Ville d'Italie du Nord où naquit Novara en 1454, brillant centre de la cour des Este et de la culture humaniste.
La plus ancienne université d'Europe, où Novara enseigna l'astronomie et les mathématiques et forma Nicolas Copernic.
Grande ville universitaire où Novara passa l'essentiel de sa carrière et réalisa ses observations astronomiques. Il y mourut en 1504.
Capitale de la Renaissance italienne, foyer du néo-platonisme dont Novara s'inspira pour critiquer l'astronomie ancienne.






