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Œuvres & réalisations
Quarante carnets cousus à la main dans lesquels Dickinson recopiait ses poèmes, constituant une œuvre manuscrite monumentale de près de 800 poèmes. Ils représentent la forme éditoriale que la poétesse choisit elle-même pour ses textes.
Publié quatre ans après sa mort par Mabel Loomis Todd et Thomas Wentworth Higginson, ce recueil révèle Dickinson au grand public américain. Il connut un succès immédiat et fut réédité onze fois en deux ans.
L'un de ses poèmes les plus célèbres, dans lequel la Mort est personnifiée en galant conducteur de calèche. Ce poème est considéré comme un chef-d'œuvre de la littérature américaine sur le thème de la finitude.
Poème décrivant le moment de la mort depuis l'intérieur, avec la présence ironique et dérangeante d'une mouche. Il illustre parfaitement le goût de Dickinson pour le détail concret au cœur des grandes questions métaphysiques.
Poème fondé sur une métaphore filée comparant l'espérance à un oiseau chantant dans l'âme. L'un des textes les plus étudiés dans les programmes scolaires anglophones pour sa clarté et sa profondeur.
Ensemble de lettres échangées sur plus de vingt ans avec le critique littéraire qui fut son principal interlocuteur intellectuel. Cette correspondance constitue un document essentiel sur la poétique et la personnalité de Dickinson.
Anecdotes
Emily Dickinson vivait dans un isolement presque total à Amherst, Massachusetts. À partir de la quarantaine, elle refusait de quitter sa maison et recevait ses rares visiteurs depuis l'autre côté d'une porte entrouverte, leur parlant sans jamais se montrer.
De son vivant, seulement dix de ses poèmes furent publiés, souvent sans son accord et avec des modifications qu'elle désapprouvait. Elle en écrivit pourtant près de 1 800, cousus en petits carnets appelés 'fascicules', retrouvés après sa mort dans un coffre.
Dickinson avait une passion singulière pour le jardinage. Elle cultivait son propre jardin et un herbier dès l'adolescence, conservant des centaines de plantes séchées et étiquetées avec soin. La nature était pour elle une source d'inspiration poétique constante.
Elle était une boulangère réputée dans sa famille et remporta même un prix lors d'une foire locale pour son pain de seigle. Cette femme que l'on dit recluse était en réalité très présente dans la vie domestique de la maison familiale.
Dickinson portait presque exclusivement des robes blanches dans les dernières années de sa vie, ce qui alimenta sa légende de personnage mystérieux et excentrique. Ses contemporains la surnommaient parfois 'La Dame en blanc d'Amherst'.
Sources primaires
Are you too deeply occupied to say if my Verse is alive? [...] I had a terror since September — I could tell to none — and so I sing, as the Boy does by the Burying Ground — because I am afraid.
Hope is the thing with feathers / That perches in the soul / And sings the tune without the words / And never stops at all.
With the exception of Shakespeare, you have told me of more knowledge than any one living. To be Susan is Imagination, To have been Susan, is an Ecstasy, To be Susan, is a power.
Because I could not stop for Death — / He kindly stopped for me — / The Carriage held but just Ourselves — / And Immortality.
Recueil de 424 spécimens de plantes séchées et étiquetées, collectés dès l'âge de quatorze ans, témoignant de son observation minutieuse du monde naturel.
Lieux clés
Maison familiale des Dickinson où Emily naquit et passa la quasi-totalité de sa vie. Aujourd'hui musée national, c'est dans cette demeure qu'elle écrivit la presque totalité de son œuvre depuis sa chambre du premier étage.
Fondé par son grand-père, ce collège prestigieux façonna profondément le milieu intellectuel dans lequel grandit Dickinson. Son herbier y est aujourd'hui conservé.
Institution où Dickinson étudia une année (1847-1848). Son refus de faire une profession de foi publique y fut le signe précoce de son rapport singulier à la religion et à la conformité sociale.
Lieu de sépulture d'Emily Dickinson, situé à quelques minutes à pied du Homestead. Sa tombe porte simplement l'inscription 'Called Back', allusion à sa dernière lettre.
Objets typiques
Dickinson composait la quasi-totalité de ses poèmes à la plume, souvent sur des feuilles volantes ou des enveloppes recyclées. Son écriture manuscrite, reconnaissable et irrégulière, est aujourd'hui étudiée comme partie intégrante de son œuvre.
Elle cousait elle-même des petits cahiers de quatre à cinq feuilles, appelés fascicules, dans lesquels elle recopiait ses poèmes au propre. On en a retrouvé quarante après sa mort, contenant environ huit cents poèmes.
Dès l'adolescence, Dickinson constitua un herbier de plus de quatre cents plantes séchées, étiquetées avec précision. Cet objet témoigne de son rapport scientifique et poétique à la nature.
À partir de la quarantaine, Dickinson ne portait plus que des robes blanches, refusant les vêtements de couleur. Ce choix vestimentaire, délibéré et chargé de sens, contribua à sa légende et à l'image de la 'Dame en blanc'.
Elle faisait descendre son célèbre pain et ses gâteaux dans un panier en osier depuis sa fenêtre aux enfants du voisinage, refusant de les recevoir directement. Ce geste illustre son mode de contact indirect avec le monde extérieur.
Emily Dickinson était une pianiste compétente et jouait régulièrement dans la maison familiale. La musicalité de ses vers, avec leurs rythmes inspirés des cantiques protestants, reflète cette sensibilité musicale.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Dickinson se levait tôt et s'occupait des tâches ménagères, notamment la cuisine et la boulangerie, auxquelles elle se consacrait avec soin. Elle préparait le pain de la maison et les repas familiaux avant de se retirer dans sa chambre pour écrire.
Après-midi
L'après-midi était consacré au jardinage dans le jardin de la propriété, à la correspondance — elle écrivit plus de mille lettres conservées — et à la lecture. Elle cultivait ses plantes avec méthode et observait la nature avec l'œil d'une scientifique.
Soir
Le soir, la famille se réunissait au salon ; Emily jouait parfois du piano et lisait. Elle écrivait souvent la nuit à la lueur d'une chandelle, les bruits du monde extérieur apaisés, dans le silence qu'elle chérissait.
Alimentation
Son alimentation était celle d'une famille puritaine aisée de Nouvelle-Angleterre : pain de seigle qu'elle cuisait elle-même, légumes du jardin, viandes rôties et tartes aux fruits. Elle était réputée pour ses gâteaux au chocolat et au citron.
VĂŞtements
Dickinson portait des robes simples et fonctionnelles dans ses premières années, puis adopta dans les années 1870 une robe blanche en mousseline qu'elle portait presque exclusivement jusqu'à sa mort. Elle refusait la mode ostentatoire de l'époque victorienne.
Habitat
Elle vivait dans le Homestead, grande demeure de style fédéral en briques rouges bâtie par son grand-père à Amherst. Elle occupait sa chambre du premier étage, donnant sur le jardin et la rue, et y reçut le monde entier par correspondance sans presque jamais en sortir.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Galerie

John Frederick Kensett, Sunset with Cows, 1856. Oil on canvas, Emily Dickinson Museum

Emily Norcross Dickinson (Mrs. Edward Dickinson) (1804-1882)Â title QS:P1476,en:"Emily Norcross Dickinson (Mrs. Edward Dickinson) (1804-1882)Â "label QS:Len,"Emily Norcross Dickinson (Mrs. Edward Dicki
Emily Elizabeth, Austin, and Lavinia Dickinson title QS:P1476,en:"Emily Elizabeth, Austin, and Lavinia Dickinson "label QS:Len,"Emily Elizabeth, Austin, and Lavinia Dickinson "
American portraits, 1875-1900
American portraits, 1875-1900

Emily Dickinson daguerreotype

Emily Dickinson daguerreotype (Restored)
Black-white photograph of Emily Dickinson2

Emily Dickinson daguerreotype (Restored, cropped, blown up, sepia)
Recreation of Emily Dickinson writing a poem
Style visuel
Intérieur victorien de Nouvelle-Angleterre, lumière douce et tamisée, tons sépia et blancs ivoire, atmosphère intime et recueillie propre à la demeure familiale d'Amherst.
Prompt IA
Mid-19th century New England domestic interior aesthetic: soft natural light filtering through lace curtains onto white-painted wooden walls, a writing desk cluttered with handwritten papers and ink bottles, dried flowers and pressed botanical specimens, a modest upright piano in a parlor with floral wallpaper, subdued earth tones and ivory whites, the garden seen through a window with roses and daisies in bloom, portrait photography style of the 1850s-1880s with sepia tones, simple white muslin dress, the Homestead's Federal-style architecture in red brick framed by old maples, intimate and introspective atmosphere.
Ambiance sonore
Les sons du Homestead d'Amherst : le silence studieux d'une chambre, les oiseaux du jardin et les cloches de la ville que Dickinson observait depuis sa fenêtre pour écrire ses poèmes.
Prompt IA
Quiet New England countryside sounds in mid-19th century: gentle wind through maple and elm trees, birdsong especially robins and sparrows, distant church bells from Amherst, the soft scratching of a quill on paper, pages turning, a piano playing simple hymn melodies indoors, rain pattering on wooden shutters, the creak of floorboards in a silent house, bees humming in a flower garden, the distant sound of horse-drawn carriages on cobblestones, autumn leaves rustling, a clock ticking in a parlor room.
Source du portrait
Wikimedia Commons — domaine public — 1848
Aller plus loin
Références
Ĺ’uvres
Fascicules (manuscrits reliés)
c. 1858-1865
Poems (Premier recueil posthume)
1890
'Because I could not stop for Death' (Poème n°712)
c. 1863
'I heard a Fly buzz — when I died' (Poème n°465)
c. 1862
'Hope is the thing with feathers' (Poème n°254)
c. 1861
Correspondance avec Thomas Wentworth Higginson
1862-1886





