Emily Dickinson(1830 — 1886)
Emily Dickinson
États-Unis
8 min de lecture
Emily Dickinson est l'une des plus grandes poétesses américaines du XIXe siècle. Recluse dans sa maison d'Amherst, elle a composé près de 1800 poèmes, dont la majorité ne fut publiée qu'après sa mort. Son œuvre, novatrice par sa forme et sa profondeur, explore la mort, la nature et l'âme humaine.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« I'm Nobody! Who are you? Are you – Nobody – too? »
« Hope is the thing with feathers that perches in the soul. »
Faits marquants
- Née le 10 décembre 1830 à Amherst, Massachusetts, dans une famille protestante influente.
- À partir des années 1860, elle adopte une vie de recluse, quittant rarement sa maison.
- Elle compose environ 1800 poèmes, mais seulement une dizaine sont publiés de son vivant.
- Ses poèmes sont caractérisés par des tirets, des rimes irrégulières et une ponctuation originale.
- Son œuvre complète est publiée à partir de 1890, quatre ans après sa mort en 1886.
Œuvres & réalisations
Quarante carnets cousus à la main dans lesquels Dickinson recopiait ses poèmes, constituant une œuvre manuscrite monumentale de près de 800 poèmes. Ils représentent la forme éditoriale que la poétesse choisit elle-même pour ses textes.
Publié quatre ans après sa mort par Mabel Loomis Todd et Thomas Wentworth Higginson, ce recueil révèle Dickinson au grand public américain. Il connut un succès immédiat et fut réédité onze fois en deux ans.
L'un de ses poèmes les plus célèbres, dans lequel la Mort est personnifiée en galant conducteur de calèche. Ce poème est considéré comme un chef-d'œuvre de la littérature américaine sur le thème de la finitude.
Poème décrivant le moment de la mort depuis l'intérieur, avec la présence ironique et dérangeante d'une mouche. Il illustre parfaitement le goût de Dickinson pour le détail concret au cœur des grandes questions métaphysiques.
Poème fondé sur une métaphore filée comparant l'espérance à un oiseau chantant dans l'âme. L'un des textes les plus étudiés dans les programmes scolaires anglophones pour sa clarté et sa profondeur.
Ensemble de lettres échangées sur plus de vingt ans avec le critique littéraire qui fut son principal interlocuteur intellectuel. Cette correspondance constitue un document essentiel sur la poétique et la personnalité de Dickinson.
Anecdotes
Emily Dickinson vivait dans un isolement presque total à Amherst, Massachusetts. À partir de la quarantaine, elle refusait de quitter sa maison et recevait ses rares visiteurs depuis l'autre côté d'une porte entrouverte, leur parlant sans jamais se montrer.
De son vivant, seulement dix de ses poèmes furent publiés, souvent sans son accord et avec des modifications qu'elle désapprouvait. Elle en écrivit pourtant près de 1 800, cousus en petits carnets appelés 'fascicules', retrouvés après sa mort dans un coffre.
Dickinson avait une passion singulière pour le jardinage. Elle cultivait son propre jardin et un herbier dès l'adolescence, conservant des centaines de plantes séchées et étiquetées avec soin. La nature était pour elle une source d'inspiration poétique constante.
Elle était une boulangère réputée dans sa famille et remporta même un prix lors d'une foire locale pour son pain de seigle. Cette femme que l'on dit recluse était en réalité très présente dans la vie domestique de la maison familiale.
Dickinson portait presque exclusivement des robes blanches dans les dernières années de sa vie, ce qui alimenta sa légende de personnage mystérieux et excentrique. Ses contemporains la surnommaient parfois 'La Dame en blanc d'Amherst'.
Sources primaires
Are you too deeply occupied to say if my Verse is alive? [...] I had a terror since September — I could tell to none — and so I sing, as the Boy does by the Burying Ground — because I am afraid.
Hope is the thing with feathers / That perches in the soul / And sings the tune without the words / And never stops at all.
With the exception of Shakespeare, you have told me of more knowledge than any one living. To be Susan is Imagination, To have been Susan, is an Ecstasy, To be Susan, is a power.
Because I could not stop for Death — / He kindly stopped for me — / The Carriage held but just Ourselves — / And Immortality.
Recueil de 424 spécimens de plantes séchées et étiquetées, collectés dès l'âge de quatorze ans, témoignant de son observation minutieuse du monde naturel.
Lieux clés
Maison familiale des Dickinson où Emily naquit et passa la quasi-totalité de sa vie. Aujourd'hui musée national, c'est dans cette demeure qu'elle écrivit la presque totalité de son œuvre depuis sa chambre du premier étage.
Fondé par son grand-père, ce collège prestigieux façonna profondément le milieu intellectuel dans lequel grandit Dickinson. Son herbier y est aujourd'hui conservé.
Institution où Dickinson étudia une année (1847-1848). Son refus de faire une profession de foi publique y fut le signe précoce de son rapport singulier à la religion et à la conformité sociale.
Lieu de sépulture d'Emily Dickinson, situé à quelques minutes à pied du Homestead. Sa tombe porte simplement l'inscription 'Called Back', allusion à sa dernière lettre.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Fascicules (manuscrits reliés)
c. 1858-1865
Poems (Premier recueil posthume)
1890
'Because I could not stop for Death' (Poème n°712)
c. 1863
'I heard a Fly buzz — when I died' (Poème n°465)
c. 1862
'Hope is the thing with feathers' (Poème n°254)
c. 1861
Correspondance avec Thomas Wentworth Higginson
1862-1886






