Ethel Waters (1896-1977) est une chanteuse et actrice afro-américaine. Pionnière du jazz et du blues vocal, elle franchit les barrières raciales à Broadway, au cinéma et à la télévision américaine, devenant l'une des artistes noires les plus célèbres de la première moitié du XXe siècle.
Ethel Waters(1896 — 1977)
Ethel Waters
États-Unis
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Née le 31 octobre 1896 à Chester (Pennsylvanie), morte le 1er septembre 1977
- Enregistre des succès marquants comme « Dinah » (1925), « Am I Blue? » (1929) et « Stormy Weather » (1933)
- En 1939, devient l'une des premières Afro-Américaines à animer sa propre émission de télévision (The Ethel Waters Show)
- Nommée à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Pinky (1949), devenant la deuxième Afro-Américaine nommée aux Oscars
- Triomphe à Broadway dans Cabin in the Sky (1940) et The Member of the Wedding (1950)
Œuvres & réalisations
Premiers enregistrements à succès qui lancent sa carrière de chanteuse de blues et aident à faire connaître le label noir Black Swan.
L'un de ses premiers grands succès populaires, devenu un standard repris par de nombreux artistes.
Sa chanson la plus célèbre, créée au Cotton Club, devenue un classique intemporel du jazz vocal.
Premier grand rôle dramatique d'une femme noire en tête d'affiche à Broadway, un triomphe critique.
Comédie musicale au casting entièrement afro-américain où elle reprend son rôle de la scène.
Drame sur les préjugés raciaux qui lui vaut une nomination à l'Oscar du meilleur second rôle féminin.
Première série télévisée américaine portée par une vedette afro-américaine.
Mémoires à succès retraçant son ascension depuis la misère jusqu'à la gloire ; titre tiré du spiritual qu'elle a rendu célèbre.
Anecdotes
En 1933, Ethel Waters devient l'une des artistes noires les mieux payées de Broadway en interprétant « Stormy Weather » au Cotton Club de Harlem. La chanson, mélancolique et puissante, devient son grand succès et reste associée à sa voix pendant des décennies.
En 1939, elle est la première femme afro-américaine à tenir un rôle dramatique principal à Broadway avec la pièce « Mamba's Daughters ». Le public et la critique sont si bouleversés qu'elle reçoit une longue ovation, un événement rare pour une actrice noire à cette époque de ségrégation.
En 1950, Ethel Waters devient la première Afro-Américaine à tenir le rôle principal d'une série télévisée américaine, « Beulah ». La télévision était alors un média tout neuf, et sa présence à l'écran marqua une étape importante pour la représentation des Noirs.
La même année 1950, elle est la deuxième Afro-Américaine nommée à l'Oscar (meilleur second rôle féminin) pour le film « Pinky », qui abordait le thème délicat des préjugés raciaux.
Vers la fin de sa vie, dans les années 1950 et 1960, Ethel Waters rejoint les grandes croisades évangéliques du pasteur Billy Graham, où elle chantait le spiritual « His Eye Is on the Sparrow », qu'elle avait fait connaître et dont elle tira le titre de son autobiographie.
Sources primaires
I never was a child. I never was coddled, or liked, or understood by my family.
I am somebody. I am God's child.
récit de ses dernières années et de son engagement spirituel auprès des campagnes de Billy Graham
Lieux clés
Ville où Ethel Waters naît en 1896 et grandit dans une extrême pauvreté.
Quartier emblématique de la culture noire où elle se produit au Cotton Club et participe à la Harlem Renaissance.
Avenue des grands théâtres où elle brise les barrières raciales avec « Mamba's Daughters » et « Cabin in the Sky ».
Centre du cinéma américain où elle tourne « Cabin in the Sky » et « Pinky », film qui lui vaut une nomination aux Oscars.
Quartier de Los Angeles où Ethel Waters s'éteint en 1977.
Objets typiques

Les micros des années 1920-1930 permettaient un chant plus intime et nuancé ; Ethel Waters fut justement louée pour sa diction claire et son phrasé délicat.

Support de ses premiers enregistrements pour le label Black Swan dès 1921, qui diffusèrent sa voix de blues et de jazz à travers le pays.

La chanson qu'elle popularisa en 1933 et qui devint le symbole de sa carrière de chanteuse.

Tenue typique des chanteuses de cabaret et de revue de Harlem, qu'elle portait au Cotton Club et dans les théâtres de Broadway.

Placards annonçant les spectacles du Cotton Club ou des théâtres noirs où elle se produisait au sommet de la Harlem Renaissance.

Dans les années 1930-1940, la radio diffusait sa voix dans les foyers américains et fit d'elle une vedette nationale.

Objet central de sa foi profonde, surtout dans ses dernières années passées à chanter des spirituals lors des campagnes de Billy Graham.
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Vie quotidienne
Matin
En tournée, Ethel Waters se réveillait tard, car les spectacles finissaient au cœur de la nuit. La matinée servait à se reposer la voix, à répéter de nouvelles chansons et à régler les détails des contrats avec les directeurs de théâtre.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux répétitions avec l'orchestre, aux essayages de costumes et aux séances d'enregistrement en studio. Dans ses années de cinéma, elle passait de longues heures sur les plateaux d'Hollywood entre prises et maquillage.
Soir
Le soir venait le moment du spectacle : cabaret de Harlem, scène de Broadway ou salle de concert. Sous les projecteurs, elle chantait et jouait devant un public souvent conquis, parfois jusque tard dans la nuit.
Alimentation
Élevée dans la pauvreté, elle appréciait la cuisine afro-américaine du Sud, la « soul food » : poulet frit, légumes verts mijotés, pain de maïs et patates douces. Les artistes en tournée mangeaient souvent sur le pouce entre deux représentations.
Vêtements
Sur scène, elle portait de somptueuses robes longues à paillettes, gants et bijoux étincelants. En ville, elle adoptait l'élégance soignée des vedettes de son temps : manteaux de fourrure, chapeaux et tailleurs à la mode.
Habitat
Enfant, elle a connu des logements misérables et instables dans les quartiers pauvres de Pennsylvanie. Devenue célèbre, elle vécut dans de confortables appartements de New York puis dans une maison en Californie, malgré des difficultés financières en fin de vie.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Style visuel
Esthétique glamour mêlant la Renaissance de Harlem et l'âge d'or hollywoodien, entre clichés sépia, scènes de cabaret art déco et lumière chaleureuse des revivals gospel.
Ambiance sonore
Ambiance feutrée d'un cabaret de jazz de Harlem mêlée au souffle d'un gospel de revival, portée par la voix chaude et expressive d'Ethel Waters.






