Acteur, humoriste et chanteur français né à Marseille en 1903, Fernandel est l'une des plus grandes stars du cinéma comique français. Célèbre pour son sourire éclatant et ses rôles populaires, il incarne le personnage de Don Camillo dans une série de films devenus cultes.
Fernandel(1903 — 1971)
Fernandel
France
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Le rire, c'est le soleil, il chasse l'hiver du visage humain.»
Faits marquants
- Né le 8 mai 1903 à Marseille sous le nom de Fernand Contandin
- Débute au music-hall dans les années 1920 avant de percer au cinéma
- Incarne Don Camillo à partir de 1952 dans la série de films tirée des romans de Giovanni Guareschi
- Tourne plus de 150 films au cours de sa carrière
- Décède le 26 février 1971 à Paris, laissant une œuvre comique majeure
Œuvres & réalisations
Film de Marcel Pagnol dans lequel Fernandel joue Saturnin, un valet de ferme naïf et attendrissant. Ce rôle révèle sa capacité à allier le comique et l'émotion, et consacre sa stature d'acteur de premier plan.
Chanson comique devenue l'un de ses plus grands succès populaires, illustrant son talent de chanteur-humoriste dans la tradition du music-hall marseillais. Elle reste aujourd'hui encore associée à son image.
Film de Marcel Pagnol tourné au début de l'Occupation, dans lequel Fernandel incarne Felipe, un personnage à la fois comique et profondément humain dans une histoire de guerre et d'amour en Provence.
Premier film de la célèbre série adaptée des romans de Giovanni Guareschi, dans lequel Fernandel incarne un curé de village opiniâtre face au maire communiste Peppone. Le film connut un succès international retentissant.
Comédie dans laquelle Fernandel tient cinq rôles distincts, démontrant l'étendue de son talent de composition. Le film fut un immense succès public.
Film de Henri Verneuil dans lequel Fernandel joue un soldat français s'évadant d'Allemagne avec une vache. L'un des plus grands succès commerciaux du cinéma français de l'après-guerre avec plus de huit millions d'entrées.
Dernier film de Fernandel, tourné malgré sa maladie. Récit poétique d'un vieux paysan provençal défendant son cheval contre le progrès, empreint d'une mélancolie particulière liée à la fin de carrière de son interprète.
Anecdotes
Son vrai nom était Fernand Joseph Désiré Contandin. Le surnom « Fernandel » lui fut donné dès l'enfance par ses camarades marseillais, forme affectueuse et provençale de « Fernand ». Il le conserva toute sa vie, au point que même ses proches l'appelaient rarement autrement.
Fernandel était célèbre pour son sourire hors du commun, révélant des dents que les journalistes comparaient invariablement à celles d'un cheval. Loin de s'en offenser, il en fit sa marque de fabrique. Marcel Pagnol disait de lui qu'il suffisait qu'il sourie pour que la salle rie avant même qu'il ait ouvert la bouche.
La série des Don Camillo, tournée principalement dans le village de Brescello en Émilie-Romagne, donna naissance à une vraie amitié entre Fernandel et l'acteur italien Gino Cervi, qui incarnait le maire communiste Peppone. Bien que leurs personnages soient perpétuellement en conflit à l'écran, les deux hommes s'entendaient à merveille et restèrent amis jusqu'à la mort de Fernandel en 1971.
Fernandel fit ses débuts sur scène très jeune en accompagnant son père, amateur de café-concert, lors de soirées à Marseille. À quinze ans à peine, il se produisait déjà dans des spectacles locaux en imitant les chanteurs populaires de l'époque. C'est cette formation empirique, loin des conservatoires, qui lui forja un sens comique instinctif et immédiatement populaire.
En 1970, très affaibli par un cancer du poumon, Fernandel tourna néanmoins dans « Heureux qui comme Ulysse » de Henri Colpi. Il mourut à Paris le 26 février 1971, laissant inachevé un sixième film Don Camillo qu'il préparait. Sa disparition fut vécue comme un deuil national par des millions de Français.
Sources primaires
« Je suis né à Marseille et j'y resterai dans l'âme toute ma vie. Le Midi, c'est une façon de voir les choses, de les raconter. Je ne pourrais pas jouer autrement. »
« Fernandel possède quelque chose d'unique : la capacité de rendre émouvant ce qui est comique, et comique ce qui est émouvant. C'est le propre des très grands. »
« M. Fernandel, dans le rôle de Saturnin, est d'une vérité et d'une drôlerie irrésistibles. Il compose un personnage à la fois grotesque et touchant qui restera dans les annales du cinéma français. »
« Quand j'ai vu Fernandel incarner Don Camillo pour la première fois, j'ai compris que mon curé de papier avait enfin trouvé son corps. Il est Don Camillo. »
Lieux clés
Quartier populaire de Marseille où Fernandel naquit le 8 mai 1903 et passa son enfance. C'est dans cet environnement provençal et ouvrier qu'il forgea son accent, son sens de l'humour et son amour du spectacle.
Célèbre salle de music-hall marseillaise où Fernandel fit ses premières armes professionnelles dans les années 1920. L'Alcazar fut la grande école du spectacle populaire pour des générations d'artistes du Midi.
Studios cinématographiques fondés par Marcel Pagnol au plateau de l'Estaque à Marseille, où furent tournés plusieurs films réunissant Pagnol et Fernandel dans les années 1930 et 1940. Ces studios illustrent l'ancrage méridional du cinéma de Pagnol.
Village du nord de l'Italie qui servit de décor principal à la série des Don Camillo. Fernandel y séjourna à plusieurs reprises pour les tournages et la ville conserve aujourd'hui un musée dédié au personnage.
Fernandel s'installa à Paris après sa consécration nationale, tout en conservant son attachement à Marseille. Il mourut dans la capitale le 26 février 1971.
Objets typiques

Long vêtement ecclésiastique noir porté par Fernandel dans toute la série des Don Camillo. La soutane est devenue indissociable du personnage et de l'image de Fernandel dans l'imaginaire collectif.

Microphone sur pied utilisé dans les cabarets et music-halls des années 1920-1950, devant lequel Fernandel chanta ses premières chansons comiques. L'objet symbolise l'univers du spectacle vivant populaire d'avant-guerre.

Instrument utilisé sur les tournages pour synchroniser le son et l'image. Fernandel tourna plus de 150 films entre 1930 et 1970, faisant du clap l'un des objets les plus présents de sa vie professionnelle.

Chapeau de paille à bords plats et ruban, emblème des artistes de café-concert et de music-hall du début du XXe siècle. Fernandel porta le canotier dans plusieurs numéros comiques de ses débuts marseillais.

Grandes affiches imprimées par lithographie qui ornaient les devantures de cinémas. Les affiches de Fernandel, souvent dominées par son sourire caractéristique, étaient parmi les plus reconnaissables du cinéma français des années 1930-1970.

Recueil imprimé de paroles de chansons vendu dans les kiosques, dans lequel Fernandel publia les paroles de ses succès — « Ignace », « Félicie aussi », « Le Tango marseillais ». Le public achetait ces livrets pour chanter chez soi.
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Vie quotidienne
Matin
Fernandel était connu pour sa rigueur professionnelle : il arrivait parmi les premiers sur les plateaux de tournage, avait appris ses répliques la veille et ne tolérait pas le retard. Sa matinée commençait souvent par une revue de presse et une discussion avec le réalisateur sur le travail du jour.
Après-midi
Les après-midi étaient consacrés aux tournages, parfois au doublage ou aux enregistrements de chansons en studio. Fernandel restait simple et accessible avec les techniciens et les petits rôles. Entre les prises, il aimait plaisanter et raconter des histoires marseillaises pour détendre l'atmosphère.
Soir
Les soirées, quand il ne travaillait pas, voyaient Fernandel recevoir des amis ou rejoindre sa famille, à laquelle il était très attaché. Passionné de football et supporter de l'Olympique de Marseille, il suivait les matchs avec enthousiasme.
Alimentation
Comme beaucoup de Méridionaux de sa génération, Fernandel appréciait la cuisine provençale : bouillabaisse, aïoli, ratatouille et poissons grillés. Ses origines modestes lui avaient donné le goût d'une cuisine simple et généreuse qu'il retrouvait volontiers à Marseille.
Vêtements
Dans la vie quotidienne, Fernandel s'habillait simplement, sans ostentation malgré sa célébrité. Sur scène ou à l'écran, il portait les costumes imposés par les rôles : soutane pour Don Camillo, bleus de travail pour ses personnages populaires, costumes de ville pour ses apparitions officielles.
Habitat
Fernandel partagea sa vie entre Paris — où il disposait d'un appartement dans les beaux quartiers — et la région marseillaise, à laquelle il resta profondément attaché. Contrairement à certaines stars de son époque, il n'affichait pas un mode de vie extravagant et préférait la discrétion dans son foyer.






