Psychologue américaine, compagne de la poétesse et militante afro-américaine Audre Lorde pendant près de vingt ans. Le couple éleva ensemble les deux enfants de Lorde à Staten Island, figure de l'histoire lesbienne et féministe du XXe siècle.
Frances Clayton(1830 — 1863)
Frances Clayton
États-Unis
5 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- À partir de 1968 environ, partage la vie de la poétesse Audre Lorde, relation qui durera près de deux décennies
- Le couple s'installe à Staten Island et élève ensemble les deux enfants de Lorde, Elizabeth et Jonathan
- Professeure de psychologie de formation, dans le contexte universitaire américain des années 1960-1970
- Leur relation, vécue ouvertement, prend fin à la fin des années 1980
- Figure associée à l'histoire des couples lesbiens et de la deuxième vague féministe américaine au XXe siècle
Œuvres & réalisations
Frances Clayton exerça comme professeure de psychologie, à une époque où les femmes accédaient encore difficilement aux postes académiques.
Avec Lorde, elle éleva Elizabeth et Jonathan à Staten Island, incarnant le modèle de famille lesbienne choisie défendu par le féminisme.
Sa présence aux côtés de Lorde, depuis le diagnostic de 1978, traverse les journaux intimes 'The Cancer Journals' et 'A Burst of Light'.
Photographiée par Robert Giard, elle s'inscrit dans la mémoire visuelle de la communauté littéraire lesbienne et gay américaine.
Anecdotes
Professeure de psychologie d'origine blanche, Frances Clayton partagea la vie de la poétesse afro-américaine Audre Lorde pendant près de vingt ans, de la fin des années 1960 à la fin des années 1980. Leur couple interracial et lesbien était d'une grande visibilité à une époque où une telle relation cumulait les discriminations raciales et homophobes.
Frances et Audre élevèrent ensemble, à Staten Island, les deux enfants que Lorde avait eus de son mariage : Elizabeth et Jonathan. Cette famille recomposée, lesbienne et biraciale, incarnait concrètement le modèle de « famille choisie » que défendaient les militantes féministes des années 1970.
Le quotidien de Frances Clayton aux côtés d'Audre Lorde traverse plusieurs livres autobiographiques de la poétesse, notamment 'The Cancer Journals' et 'A Burst of Light' : elle y apparaît comme la compagne qui soutint Lorde durant son combat contre le cancer du sein, engagé à partir de 1978.
Le couple fut photographié par Robert Giard, qui consacra une partie de son œuvre à documenter les visages de la communauté lesbienne, gay et littéraire américaine. Ces portraits comptent parmi les rares images conservées de Frances Clayton, dont la vie reste surtout connue à travers les écrits de Lorde.
Sources primaires
Journal intime où Lorde évoque la présence de sa compagne et de ses proches durant sa mastectomie et sa convalescence, témoignant du rôle de soutien tenu par Frances Clayton.
Recueil de journaux dans lequel Lorde décrit sa vie quotidienne, sa famille et ses combats militants alors que son cancer progresse, période partagée avec Frances Clayton.
Série de portraits de figures littéraires lesbiennes et gays américaines, parmi lesquelles Audre Lorde et Frances Clayton, conservée notamment à la Beinecke Library de Yale.
Biographie de référence qui retrace la relation de près de vingt ans entre Audre Lorde et Frances Clayton et leur vie familiale à Staten Island.
Lieux clés
Quartier où Frances Clayton et Audre Lorde vécurent ensemble et élevèrent les deux enfants de Lorde. Cœur de leur vie familiale pendant près de vingt ans.
Métropole où s'épanouit la vie intellectuelle, universitaire et militante du couple, au cœur des mouvements féministes et LGBTQ américains.
Ville où Audre Lorde séjourna régulièrement à partir des années 1980 pour se soigner et enseigner ; étape importante de la vie partagée du couple à cette période.
Ville universitaire de la Nouvelle-Angleterre associée au parcours académique de Frances Clayton en psychologie.
Objets typiques

Outil de travail du foyer intellectuel partagé avec Audre Lorde, où se rédigeaient poèmes, essais et journaux. Symbole de la vie littéraire et militante du couple.

Livres de la compagne de Frances Clayton, présents au quotidien dans leur maison de Staten Island. Ils diffusaient la pensée féministe noire et lesbienne de l'époque.

Tirage réalisé par le photographe Robert Giard, qui documenta les figures de la communauté lesbienne et gay américaine. L'un des rares témoignages visuels de Frances Clayton.

Objet du quotidien d'une universitaire spécialisée en psychologie, passant de longues heures à lire et corriger des travaux. Marqueur de sa profession d'enseignante-chercheuse.

Ouvrages universitaires liés à l'enseignement et à la recherche de Frances Clayton en psychologie. Reflet de la place croissante des femmes dans le monde académique.

Petit insigne porté lors des marches et rassemblements des années 1970-1980. Il affichait l'appartenance aux mouvements féministes et de libération LGBTQ.
Programmes scolaires
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Vie quotidienne
Matin
Dans la maison de Staten Island, les matinées s'organisent autour des enfants : préparation du petit-déjeuner et départ pour l'école. Universitaire, Frances Clayton consacre aussi ses débuts de journée à la préparation de ses cours de psychologie.
Après-midi
L'après-midi se partage entre l'enseignement, la recherche et la correction des travaux d'étudiants. Le foyer reste un lieu de travail intellectuel intense, où Audre Lorde écrit ses poèmes et ses essais.
Soir
Les soirées réunissent la famille recomposée autour du repas et des devoirs des enfants. Le couple reçoit aussi amies militantes, écrivaines et intellectuelles, faisant de la maison un point de rencontre des cercles féministes et lesbiens.
Alimentation
L'alimentation est celle d'une famille américaine de la classe moyenne intellectuelle des années 1970-1980, marquée par les repas partagés et la convivialité. Les réunions militantes et amicales s'accompagnent souvent de plats préparés à la maison.
Vêtements
Frances Clayton porte les tenues sobres et pratiques d'une universitaire de l'époque. Le style vestimentaire des féministes des années 1970-1980 privilégie le confort et refuse les codes imposés de féminité.
Habitat
La famille habite une maison à Staten Island, à l'écart de l'agitation de Manhattan. Ce foyer stable, où grandissent les enfants de Lorde, constitue le cadre durable de leur vie commune.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Carrière universitaire en psychologie
années 1960-1980
Co-éducation des enfants d'Audre Lorde
vers 1968-1989
Soutien durant les combats d'Audre Lorde contre le cancer
1978-1989
Figure des portraits de Robert Giard
années 1980






