Théologien, philosophe, musicologue et médecin alsacien, il fonde un hôpital à Lambaréné au Gabon où il consacre sa vie aux soins des populations africaines. Penseur du « respect de la vie », il reçoit le prix Nobel de la paix en 1952.
Albert Schweitzer
Ludwig Philipp Albert Schweitzer
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Le respect de la vie est la base d'une morale véritable.»
« L'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre, c'est le seul.»
Faits marquants
- Né en 1875 à Kaysersberg (Alsace), alors allemande
- Publie « Jean-Sébastien Bach, le musicien-poète » en 1905, ouvrage de référence sur l'orgue et Bach
- Fonde l'hôpital de Lambaréné au Gabon en 1913
- Développe la philosophie du « respect de la vie » (Ehrfurcht vor dem Leben)
- Reçoit le prix Nobel de la paix en 1952 ; meurt à Lambaréné en 1965
Œuvres & réalisations
Étude majeure qui renouvela l'interprétation de Bach en reliant sa musique aux textes religieux.
Ouvrage d'exégèse qui marqua durablement la théologie protestante du XXe siècle.
Hôpital de brousse au Gabon devenu le symbole de son engagement humanitaire, toujours actif aujourd'hui.
Œuvre exposant l'éthique du « respect de la vie », principe central de sa pensée.
Autobiographie où il raconte ses choix et expose sa vision du monde.
Appel radiophonique contre les essais nucléaires, prolongeant son engagement pour la paix.
Distinction couronnant son action humanitaire et son éthique du respect de la vie.
Anecdotes
À 21 ans, Albert Schweitzer prend une décision qui guidera toute sa vie : il vivra pour la science, la théologie et la musique jusqu'à 30 ans, puis se consacrera au service direct des autres. Fidèle à sa promesse, il commence des études de médecine à 30 ans passés, alors qu'il est déjà un professeur et un organiste reconnu.
Schweitzer était un immense interprète de Jean-Sébastien Bach. Il finança en partie son hôpital africain grâce à des concerts d'orgue donnés en Europe et à son livre sur Bach, transformant son talent de musicien en moyen de soigner les malades.
En 1915, lors d'un voyage en pirogue sur le fleuve Ogooué au Gabon, l'expression « respect de la vie » lui vient à l'esprit comme une révélation. Cette idée — toute vie mérite d'être respectée — deviendra le cœur de sa philosophie.
Pendant la Première Guerre mondiale, Schweitzer, Alsacien devenu citoyen allemand après l'annexion de 1871, est interné comme « sujet ennemi » par les autorités françaises, alors même qu'il soigne gratuitement les populations du Gabon, colonie française.
Quand il reçoit le prix Nobel de la paix, Schweitzer n'utilise pas l'argent pour lui-même : il l'investit dans l'agrandissement de son hôpital de Lambaréné et la construction d'un village pour les malades de la lèpre.
Sources primaires
L'éthique n'est rien d'autre que le respect de la vie. Le respect de la vie me fournit le principe fondamental de la morale : le bien consiste à maintenir, secourir et favoriser la vie.
Je m'étais résolu à faire de ma vie mon argument. Tous ceux qui ont reçu un sort heureux doivent donner en retour quelque chose de leur vie aux autres.
L'esprit n'est pas mort ; il vit en secret. Il a la force de cette vérité simple : que la cruauté n'est pas la loi suprême et que les hommes peuvent vivre ensemble dans la paix.
La musique de Bach est une prédication poétique et picturale : il peint les images des textes qu'il met en musique avec une fidélité saisissante.
Lieux clés
Petite ville viticole de Haute-Alsace où Albert Schweitzer naît en 1875.
Village du val de Munster où il grandit dans le presbytère de son père pasteur ; il y revenait régulièrement.
Lieu de ses études et de son enseignement en théologie et philosophie, puis de ses études de médecine.
Ville au bord de l'Ogooué où il fonde son hôpital en 1913 et consacre sa vie aux malades ; il y meurt en 1965.
Capitale où il reçoit le prix Nobel de la paix et prononce son discours « Le problème de la paix » en 1954.
Objets typiques

Instrument que Schweitzer maîtrisait en virtuose et défendait comme expert de la facture d'orgue. Ses concerts financèrent en partie son hôpital.

Outils du médecin de brousse, avec lesquels il soignait chaque jour des centaines de patients à Lambaréné.

Remède essentiel contre le paludisme, fléau de l'Afrique équatoriale, que Schweitzer administrait largement à ses malades.

Chapeau de toile blanche caractéristique des Européens sous les tropiques, devenu une image familière du médecin de Lambaréné.

Recueils de chorals et de cantates qu'il étudia, interpréta et édita, fondant son interprétation sur le lien entre texte et musique.

Outils de l'écrivain prolifique qu'il fut, rédigeant théologie, philosophie et autobiographie à la lueur de la lampe.
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Vie quotidienne
Matin
À Lambaréné, Schweitzer se lève tôt et commence par les consultations médicales : examiner les malades, distribuer les remèdes, organiser le travail du personnel. La chaleur équatoriale impose un rythme soutenu dès les premières heures.
Après-midi
L'après-midi est partagé entre les opérations chirurgicales, le suivi des patients et la supervision des constructions du village hospitalier. Médecin, il est aussi architecte et contremaître de son propre hôpital.
Soir
Le soir, après le dîner pris en commun, il se consacre à l'écriture de ses livres de théologie et de philosophie, ou s'installe à son piano-pédalier pour jouer Bach à la lueur de la lampe.
Alimentation
L'alimentation est simple et frugale : riz, légumes, fruits tropicaux et produits locaux. Schweitzer, attaché à la sobriété, mange peu et partage les repas avec ses collaborateurs.
Vêtements
Il porte le plus souvent une chemise blanche, un nœud papillon et le casque colonial de toile claire, tenue caractéristique des Européens sous les tropiques au début du XXe siècle.
Habitat
Il vit dans une modeste case de bois au sein du complexe hospitalier de Lambaréné, parmi les bâtiments sur pilotis bordant le fleuve Ogooué, sans luxe ni confort moderne.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Jean-Sébastien Bach, le musicien-poète
1905
La Quête du Jésus historique
1906
Fondation de l'hôpital de Lambaréné
1913
La Philosophie de la civilisation
1923
Ma vie et ma pensée
1931
Déclaration de conscience
1957
Prix Nobel de la paix
1952






