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Friedrich Nietzsche à table
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Friedrich Nietzsche à table

1844 — 1900

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La Pensionskost de l'Engadine (table de pension alpine, XIXe siècle)
À Sils-Maria, à Bâle ou dans les pensions suisses où Nietzsche séjournait, on ne servait pas un repas à la française en entrée-plat-dessert, mais une succession sobre rythmée par la journée du curiste : une soupe-socle nourrissante à midi (Mittagessen), des laitages et pâtisseries de quark le dimanche, des tisanes médicinales en guise de café interdit, et des vivres séchés que le voyageur emportait dans sa malle. Le tout pensé léger, digestible, adapté aux estomacs fragiles et à l'air de la montagne.
Signature : Le carvi (Kümmel) et l'orge des Alpes
Le carvi, petite graine aromatique des cuisines germaniques et alpines, est l'âme de cette table : on le réputait apaiser les digestions difficiles — précisément le tourment de Nietzsche. Avec l'orge perlé des hautes vallées, il signe une cuisine pauvre, claire et fortifiante, à mille lieues des sauces lourdes que le philosophe abhorrait.
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Friedrich Nietzsche à table

1844 — 1900

4 recettes d’époque