La carte de Friedrich Nietzsche
Soupe d'orge des Grisons (Bündner Gerstensuppe)
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Mittagessen — la soupe-socle du repas de midi alpin

Soupe d'orge des Grisons (Bündner Gerstensuppe)

QuotidienReconstitution🧂 🍄facile1 h 30
Mittagessen — la soupe-socle du repas de midi alpin

Soupe d'orge des Grisons (Bündner Gerstensuppe)

Pourquoi ce plat ? Nietzsche passa sept étés (1881-1888) à Sils-Maria, dans l'Engadine, où il composa l'essentiel de son œuvre. Cette soupe d'orge épaisse et claire était le plat de tous les jours des pensions de montagne : sobre, chaude, douce pour l'estomac — exactement le régime que ses médecins lui prescrivaient.

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Mittagessen — la soupe-socle du repas de midi alpin

Un velouté rustique d'orge perlé mijoté lentement avec des légumes-racines et un peu de viande séchée, longuement cuit jusqu'à devenir crémeux sans la moindre crème. Le plat des vallées froides, qui réchauffe le marcheur et ménage les digestions délicates.

Crois-moi : c'est le ventre qui pense, et le mien fut toujours un philosophe sévère. À Sils-Maria, sous ce ciel qui rend l'âme transparente, je ne demandais qu'une soupe d'orge, claire et longue à cuire comme une vérité. Point de sauces qui alourdissent l'esprit, point de ces ragoûts allemands où sombre toute légèreté ! Une cuillerée brûlante, l'air des cimes, et la pensée s'élève — car nulle grande idée ne fut jamais conçue par un estomac accablé.
Friedrich Nietzsche
Ingrédients
  • Orge perlédeux poignées (céréale-socle, liant naturel)
  • Viande de bœuf séchée des Grisons (Bündnerfleisch)quelques fines lamelles (umami, fond salé)
  • Poireau, carotte, céleri-raveune part de chaque (légumes aromatiques)
  • Pomme de terreune, en dés (épaississant)
  • Lait de montagneun trait (rondeur finale)
  • Graines de carviune pincée (épice digestive signature)
Comment on faisait : Dans les vallées des Grisons, l'orge était la céréale reine, plus fiable que le blé sous ce climat rude. On laissait la marmite sur le coin du fourneau toute la matinée ; l'orge relâchait son amidon et épaississait le bouillon sans aucune farine ni crème. La viande séchée à l'air sec de la montagne servait toute l'année de réserve de saveur.
Sources : Friedrich Nietzsche, Ecce Homo, « Pourquoi je suis si avisé » (1888) — sur l'alimentation et le climat · Cuisine régionale des Grisons (Graubünden), tradition de la Gerstensuppe

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