Hiʻiaka est une déesse de la mythologie hawaïenne, sœur cadette de la déesse du volcan Pelé. Patronne des danseurs de hula, du chant et de la médecine, elle est l'héroïne d'un cycle de chants épiques relatant son périple à travers l'archipel.
Hiʻiaka
Hiʻiaka
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Hiʻiaka est la plus jeune et la favorite des sœurs de Pelé, déesse du feu et des volcans
- Selon le mythe, elle naquit sous la forme d'un œuf que Pelé porta sous son aisselle durant la traversée vers Hawaï
- Elle est la divinité protectrice du hula, danse sacrée hawaïenne accompagnée de chants (mele)
- Son cycle légendaire raconte son voyage périlleux pour ramener Lohiʻau, l'amant de Pelé, affrontant moʻo (esprits-lézards) et démons
- Elle incarne les pouvoirs de guérison, le chant et les arts de l'enchantement dans la culture hawaïenne
Œuvres & réalisations
Exploit central de la saga : Hiʻiaka traverse tout l'archipel en quarante jours, vainquant démons et lézards géants. Ce périple structure la géographie sacrée d'Hawaï.
Par ses chants et ses plantes médicinales, Hiʻiaka recompose et ranime le corps de Lohiʻau, démontrant son pouvoir de guérison et de retour à la vie.
Hiʻiaka est honorée comme patronne de la danse hula, qu'elle aurait pratiquée avec Hōpoe. Les hālau (écoles) l'invoquent encore aujourd'hui.
Série de victoires contre les esprits-lézards (Pana-ewa, Mahiki…) qui barraient les chemins de l'archipel, faisant de Hiʻiaka une protectrice des voyageurs.
Corpus de chants poétiques attribués à la déesse, célébrant les paysages d'Hawaï ; ils constituent un monument de la littérature hawaïenne.
À son retour, la trahison de Pelé qui brûle la forêt de Puna instaure mythologiquement l'opposition éternelle entre la lave et la flore luxuriante.
Anecdotes
Selon la mythologie hawaïenne, Hiʻiaka serait née d'un œuf que sa sœur aînée Pelé aurait transporté sous son aisselle pendant tout le voyage depuis Tahiti jusqu'à Hawaï, la couvant de sa chaleur jusqu'à l'éclosion. Ce détail explique son nom complet, Hiʻiaka-i-ka-poli-o-Pele, qui signifie « Hiʻiaka portée dans le sein de Pelé ».
Le grand mythe qui lui est consacré raconte que Pelé l'envoya chercher son amant Lohiʻau sur l'île de Kauaʻi, en lui accordant seulement quarante jours pour accomplir la mission. Au cours de ce périple semé d'embûches, Hiʻiaka affronta de nombreux moʻo (esprits-lézards) et démons qui barraient les routes de l'archipel.
Hiʻiaka est considérée comme la patronne du hula, la danse sacrée hawaïenne. La tradition raconte qu'elle apprit cet art auprès de son amie Hōpoe, sur les rivages de Puna, en imitant le balancement des vagues et des palmiers.
On lui attribue des pouvoirs de guérison : armée de plantes médicinales et de chants (oli), elle aurait à plusieurs reprises ramené des morts à la vie au cours de son voyage, notamment en reconstituant et ranimant Lohiʻau après que celui-ci eut péri.
Le voyage de Hiʻiaka se termina dans le conflit : à son retour, voyant son délai dépassé, Pelé recouvrit de lave la forêt de ʻōhiʻa et tua Hōpoe, l'amie de sa sœur. Cette trahison explique mythologiquement la rivalité éternelle entre les forces du feu volcanique et celles de la végétation luxuriante.
Sources primaires
Le cycle épique relate le voyage de Hiʻiaka envoyée par Pelé pour ramener Lohiʻau, ponctué de chants (mele) et de combats contre les moʻo.
Recueil de chants et de récits où Hiʻiaka apparaît comme la sœur cadette favorite de Pelé, patronne du hula et magicienne capable de vaincre les esprits malveillants.
Compilation de traditions hawaïennes recueillies au XIXe siècle, où figurent les généalogies et les exploits des divinités du clan de Pelé, dont Hiʻiaka.
Les chants associés à Hiʻiaka célèbrent les paysages de Puna, les forêts de ʻōhiʻa lehua et le pouvoir guérisseur du chant et de la danse.
Lieux clés
Région de forêts de ʻōhiʻa lehua où Hiʻiaka dansait le hula avec son amie Hōpoe. C'est le foyer mythique de la déesse.
Volcan actif considéré comme la demeure de Pelé et de tout son clan, dont Hiʻiaka. Point de départ de la mission confiée à la déesse.
Île la plus septentrionale de l'archipel, but du voyage de Hiʻiaka : c'est là que résidait Lohiʻau, l'amant de Pelé qu'elle devait ramener.
Village côtier de Kauaʻi où, selon la saga, Lohiʻau mourut de chagrin et où Hiʻiaka le ramena à la vie grâce à ses chants.
Terre ancestrale mythique d'où le clan de Pelé migra vers Hawaï. La tradition dit que Hiʻiaka y naquit, sous forme d'œuf couvé par sa sœur.
Vallée sacrée, l'un des lieux franchis lors du périple de Hiʻiaka, peuplée d'esprits et de moʻo qu'elle dut affronter.
Objets typiques

Vêtement de tissu d'écorce (kapa) que Hiʻiaka porte au combat ; dans le mythe, sa pāʻū magique projette des éclairs pour foudroyer les moʻo. Elle est aussi la tenue traditionnelle du hula.

Liane rampante des bords de mer hawaïens nommée d'après la déesse ; la légende dit que Pelé en couvrit le bébé Hiʻiaka pour la protéger du soleil pendant qu'elle pêchait.

Guirlande tressée à partir des fleurs rouges de l'arbre ʻōhiʻa lehua, associées à la forêt de Puna chère à Hiʻiaka. Cueillir ces fleurs est dit provoquer la pluie, larmes des amants séparés.

Instrument de percussion fait de deux calebasses assemblées, utilisé pour rythmer le hula et les chants. Hiʻiaka, patronne de la danse, est invoquée par ces battements.

Pierre sacrée utilisée dans les rites de guérison kahuna ; Hiʻiaka, déesse médecine, mobilise de tels objets et ses chants (oli) pour ranimer les morts dans la saga.

Ensemble des herbes guérisseuses (kava, gingembre sauvage, feuilles de ti) que Hiʻiaka emploie au cours de son voyage pour soigner et protéger. Elle incarne le savoir médical hawaïen.
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Vie quotidienne
Matin
Dans l'imaginaire de la saga, Hiʻiaka s'éveille sur les rivages de Puna, parmi les arbres ʻōhiʻa lehua. Elle salue le lever du soleil par un oli (chant) et cueille des fleurs pour tresser des lei.
Après-midi
L'après-midi est consacrée au hula et à l'apprentissage des gestes sacrés avec son amie Hōpoe, sur le sable ou au bord des vagues. Quand elle voyage, elle marche de district en district, prête à affronter les moʻo qui surgissent.
Soir
Le soir, autour du feu, on récite les généalogies et les exploits des dieux. Hiʻiaka soigne les blessés par ses chants guérisseurs et veille sur les dormeurs contre les esprits de la nuit.
Alimentation
L'alimentation reflète celle des anciens Hawaïens : taro réduit en poi, patate douce (ʻuala), fruit de l'arbre à pain (ʻulu), poisson et fruits de mer. La noix de kukui et la banane complètent les repas, en respectant les kapu (interdits sacrés).
Vêtements
Hiʻiaka porte la pāʻū, jupe de tissu d'écorce battue (kapa) teint, ornée de motifs. Elle se pare de lei de fleurs de lehua au cou et à la tête, et d'une lei de feuilles autour des chevilles pour la danse.
Habitat
Les divinités du clan de Pelé résident dans le cratère brûlant de Halemaʻumaʻu. Dans le monde des humains, l'habitation type est le hale, maison à charpente de bois couverte de chaume d'herbe pili.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Le voyage vers Kauaʻi pour ramener Lohiʻau
récit mythique
La résurrection de Lohiʻau
récit mythique
L'invention et la transmission du hula
récit mythique
Les combats contre les moʻo
récit mythique
Les mele et oli du cycle de Hiʻiaka
tradition orale, fixée vers 1860-1915
La fondation de la rivalité feu / végétation
récit mythique






