Hugues Capet(940 — 996)
Hugues Capet
royaume des Francs, royaume de France
9 min de lecture
Hugues Capet (940-996) est un noble français qui fonde la dynastie capétienne en devenant roi des Francs en 987. Il met fin à la dynastie carolingienne et établit une nouvelle lignée royale dont découleront tous les rois de France jusqu'à la Révolution.
Questions fréquentes
Faits marquants
- 987 : Élu roi des Francs à Noyon, mettant fin à la dynastie carolingienne
- 987-996 : Règne marqué par l'établissement de l'autorité royale en Île-de-France
- Fondation de la dynastie capétienne qui règnera sur la France pendant 800 ans
- Association de son fils Robert II au trône (996) pour assurer la succession
- Consolidation du pouvoir royal malgré l'affaiblissement de l'autorité centrale due à la féodalité
Œuvres & réalisations
En se faisant élire et sacrer roi des Francs en 987, Hugues Capet fonde la dynastie qui portera son nom et régnera sur la France jusqu'en 1792. Tous les rois de France sont ses descendants directs.
Hugues Capet innove en faisant sacrer son fils Robert de son vivant, assurant ainsi la transmission héréditaire du trône. Cette pratique sera répétée par ses successeurs et garantira la stabilité de la dynastie pendant trois siècles.
Hugues Capet soutient activement les conciles de la Paix de Dieu (Charroux, 989), qui visent à limiter les violences féodales et à protéger les clercs, paysans et marchands. Ce mouvement est l'un des premiers efforts institutionnels de pacification de la société médiévale.
Tout au long de son règne, Hugues Capet s'appuie sur l'Église comme pilier de son pouvoir, confirmant les privilèges des abbayes et des évêchés. Cette politique de coopération avec les clercs fut essentielle pour légitimer la nouvelle dynastie face aux prétentions carolingiennes.
Hugues Capet s'emploie à affermir l'autorité royale sur son domaine direct centré sur Paris, Senlis, Orléans et Étampes. Cette base territoriale modeste mais solide sera le socle sur lequel ses successeurs construiront le royaume de France.
Anecdotes
En 987, à la mort du roi carolingien Louis V, Hugues Capet fut élu roi des Francs par une assemblée de grands seigneurs et d'évêques réunis à Senlis. Cette élection mit fin à la longue dynastiecarolingienne et ouvrit une nouvelle ère pour la France. Ce choix fut en partie soutenu par Adalbéron, archevêque de Reims, qui préférait un roi capable de gouverner à un enfant carolingien.
Hugues Capet fut sacré roi à Noyon en juillet 987 par l'archevêque Adalbéron de Reims. Pour assurer la continuité de sa lignée, il eut l'idée astucieuse de faire sacrer son fils Robert de son vivant, en 987 également, inaugurant ainsi la pratique du sacre du fils aîné du vivant du père — une coutume qui garantit la transmission du trône pendant plus de trois siècles.
Le surnom 'Capet' donné à Hugues reste encore discuté par les historiens : il viendrait peut-être du mot latin 'capa' désignant une cape ou chape, en référence à la relique de la chape de saint Martin de Tours dont ses ancêtres étaient les gardiens laïcs. Ce surnom ne fut utilisé qu'après sa mort pour désigner sa dynastique.
Hugues Capet était comte de Paris et duc des Francs avant d'être roi, ce qui lui conférait déjà une immense puissance territoriale en Île-de-France. Pourtant, en tant que roi, son autorité réelle restait limitée : de nombreux grands seigneurs comme le duc de Normandie ou le comte d'Anjou étaient presque aussi puissants que lui, illustrant la fragmentation féodale du royaume.
Sources primaires
Gerbert, conseiller d'Hugues Capet et archevêque de Reims, relate dans ses lettres les circonstances de l'élection de 987 et les premiers actes du nouveau roi. Il décrit Hugues comme un prince énergique soucieux de maintenir la paix dans le royaume.
Richer, moine de Saint-Remi de Reims et contemporain des événements, écrit : 'Hugues, duc des Francs, fut élu roi par le consentement unanime des évêques et des grands du royaume, et sacré à Noyon par l'archevêque Adalbéron.'
Les chartes conservées aux archives nationales montrent Hugues Capet confirmant des donations à des abbayes, notamment à Saint-Denis et Fleury-sur-Loire, affirmant son rôle de protecteur de l'Église et de garant de la tradition royale franque.
Flodoard, chanoine de Reims, rapporte les luttes de pouvoir entre les grands seigneurs carolingiens et robertiens dans les décennies précédant 987, permettant de comprendre la montée en puissance de la famille d'Hugues Capet.
Lieux clés
C'est à Noyon que fut célébré le sacre d'Hugues Capet en juillet 987, par l'archevêque Adalbéron de Reims. Cette cathédrale de l'ancienne Neustrie était un lieu symbolique fort pour la royauté franque.
Hugues Capet était comte de Paris avant d'être roi, et c'est dans cette ville qu'il mourut en 996. Paris était le cœur de son domaine royal et deviendra la capitale du royaume de France sous ses successeurs.
C'est à Senlis que se tint en 987 l'assemblée des grands seigneurs et évêques qui élut Hugues Capet roi des Francs, mettant fin à la dynastie carolingienne.
La famille des Robertiens, ancêtres d'Hugues Capet, était laïc abbé de Saint-Martin de Tours et gardienne de la chape du saint. Ce lien avec le sanctuaire le plus populaire de Gaule leur conférait un prestige immense.
Siège archiépiscopal et lieu traditionnel du sacre des rois francs, Reims fut au cœur des intrigues politiques du règne d'Hugues Capet, notamment lors de la querelle autour de l'archevêché et du rôle de Gerbert d'Aurillac.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Fondation de la dynastie capétienne
987
Sacre et association de son fils Robert II
987
Soutien au mouvement de la Paix de Dieu
989
Consolidation du domaine royal en Île-de-France
987-996






