Hussein ibn Ali(626 — 680)
Hussein ibn Ali
Empire ottoman, royaume du Hedjaz, émirat de Transjordanie
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Petit-fils du prophète Mahomet et fils d'Ali, il est le troisième imam du chiisme. Son refus de prêter allégeance au calife omeyyade Yazid Ier conduit à sa mort lors de la bataille de Karbala en 680, événement fondateur du chiisme.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né vers 626 à Médine, fils d'Ali ibn Abi Talib et de Fatima, fille du prophète Mahomet
- Reconnu comme le troisième imam par les chiites
- Refuse de reconnaître la légitimité du calife omeyyade Yazid Ier en 680
- Tué avec ses partisans à la bataille de Karbala le 10 octobre 680
- Sa mort est commémorée chaque année lors de l'Achoura, deuil majeur du chiisme
Œuvres & réalisations
En refusant de reconnaître un pouvoir qu'il jugeait injuste, Husayn pose un acte politique et spirituel fondateur, érigé en modèle de résistance à la tyrannie.
Ses paroles adressées à l'armée adverse avant la bataille, transmises par la tradition, expriment sa dignité et son sens de la justice.
Correspondance par laquelle Husayn répond à l'appel des Kufiens et envoie son cousin Muslim ibn Aqil en émissaire.
Longue prière qui lui est attribuée, encore récitée par les pèlerins, considérée comme un sommet de la spiritualité chiite.
Sa mort donne naissance aux rites de deuil du mois de Muharram, qui structurent l'identité religieuse chiite jusqu'à aujourd'hui.
Anecdotes
Husayn et son frère aîné Hasan étaient si chers au prophète Mahomet, leur grand-père, que celui-ci les laissait grimper sur son dos pendant la prière et écourtait parfois ses sermons pour les prendre dans ses bras. La tradition rapporte qu'il les appelait « les maîtres des jeunes du Paradis ».
En 680, après avoir refusé de reconnaître le nouveau calife omeyyade Yazid Ier, Husayn quitte Médine puis La Mecque pour répondre à l'appel des habitants de Kufa, qui lui promettaient leur soutien. Mais en chemin, il découvre qu'ils l'ont abandonné, laissant sa petite troupe encerclée dans le désert.
À Karbala, l'armée omeyyade coupe l'accès au fleuve Euphrate pour priver d'eau Husayn et ses compagnons pendant trois jours, sous la chaleur. Cet épisode de la soif a profondément marqué la mémoire chiite, qui le commémore encore aujourd'hui.
Le 10 du mois de Muharram (jour de l'Achoura), Husayn et environ soixante-douze compagnons tombent face à des milliers de soldats. Selon la tradition, son demi-frère Abbas mourut en tentant de rapporter une outre d'eau aux enfants assoiffés du campement.
Après la bataille, la tête de Husayn et les femmes survivantes de sa famille, dont sa sœur Zaynab, furent emmenées comme captives jusqu'à Damas, devant le calife Yazid. Le discours courageux de Zaynab devant la cour est resté célèbre dans la tradition.
Sources primaires
Husayn dit : « Par Dieu, je ne vous tendrai pas la main comme le fait un homme humilié, et je ne fuirai pas comme fuient les esclaves. »
Récit détaillé du départ de Husayn de La Mecque, de sa marche vers l'Irak et de l'encerclement de sa troupe dans la plaine de Karbala.
« Mon Dieu, je suis dans le besoin même dans ma richesse, comment ne le serais-je pas dans ma pauvreté ? »
Notice biographique sur Husayn ibn Ali, sa naissance à Médine, sa filiation et les circonstances de sa mort.
Lieux clés
Ville d'Arabie où naquit Husayn vers 626 et où vécut la famille du Prophète. Il y passa la majeure partie de sa vie avant son ultime voyage.
Ville sainte de l'islam où Husayn se réfugia en 680 après avoir refusé l'allégeance à Yazid, avant de prendre la route de l'Irak.
Plaine d'Irak où Husayn et ses compagnons furent encerclés puis tués le 10 Muharram 680. Son sanctuaire y est aujourd'hui un grand lieu de pèlerinage chiite.
Ville d'Irak dont les habitants avaient appelé Husayn à les rejoindre pour contester le pouvoir omeyyade, avant de l'abandonner. C'était la destination de son dernier voyage.
Capitale du califat omeyyade où furent conduites la tête de Husayn et les captives de sa famille, devant le calife Yazid Ier.






