Retour à Jean Jaurès
L'ordinaire occitan : la soupe-socle, le plat de garde et la douceur de foire
Dans le Tarn de Jaurès comme dans tout le Midi paysan de la Troisième République, le repas s'organise autour de la soupe (souvent du soir, versée sur du pain), puis d'un plat mijoté à la graisse qui « tient au corps » les jours de fête ou de marché, et enfin de douceurs simples grignotées aux foires et aux ducasses. Le vin de pays accompagne, jamais l'eau seule. On ne dit pas entrée-plat-dessert : on dit la soupe, le plat, et ce qu'on mange « sur le pouce ».
Signature : La graisse de canard et d'oie
Matière grasse emblématique du Sud-Ouest et du Tarn : elle confit les viandes, lie les soupes, fait dorer le millas. C'est le fil conducteur d'une cuisine de terroir robuste et généreuse, celle des brasseries populaires que Jaurès préférait aux grandes tables.

Jean Jaurès à table

1859 — 1914

4 recettes d’époque