La carte de Jean Jaurès
Le grand plat de garde des jours de fête

Cassoulet de Toulouse aux haricots et au confit

FestifDocumentée🧂 🍄difficile4 h (hors trempage)

Un mijoté somptueux de haricots blancs, de saucisse de Toulouse et de confit de canard, longuement cuit sous une croûte dorée qu'on enfonce plusieurs fois. Le plat-monument du Sud-Ouest, qui rassemble la tablée entière.

Le grand plat de garde des jours de fête

Un mijoté somptueux de haricots blancs, de saucisse de Toulouse et de confit de canard, longuement cuit sous une croûte dorée qu'on enfonce plusieurs fois. Le plat-monument du Sud-Ouest, qui rassemble la tablée entière.

À Toulouse, quand j'enseignais aux étudiants et que je noircissais mes colonnes pour La Dépêche, on ne se quittait jamais devant un cassoulet sans avoir refait la République trois fois ! Il faut le confit, la saucisse de chez nous, et ces haricots qui fondent sous la dent ; et surtout, mes amis, il faut crever la croûte sept fois pendant la cuisson, c'est la règle, on me l'a apprise et je vous la transmets. Un tel plat ne se mange pas vite : il se discute, il se partage, il réconcilie.
Jean Jaurès
Ingrédients
  • Haricots blancs (lingots)une grande jatte, trempés la veille (base)
  • Confit de canard ou d'oieplusieurs cuisses (viande noble)
  • Saucisse de Toulouseun bon anneau (charcuterie du pays)
  • Couennes, jarret et lardselon la maisonnée (gras et liant)
  • Ail, oignon, bouquet d'herbesà volonté (aromates)
Comment on faisait : Né dans le Lauragais, le cassoulet tire son nom de la « cassole » de terre vernissée d'Issel dans laquelle il cuit. Chaque ville — Castelnaudary, Carcassonne, Toulouse — défend sa version. À l'époque de Jaurès, c'était un plat des grandes tablées familiales et de fête, cuit lentement au four du boulanger.