Biographie

Maréchal de l'Union soviétique, principal chef militaire de l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale. Vainqueur de batailles décisives contre l'Allemagne nazie, il dirige l'assaut final sur Berlin en 1945.

Joukov(1896 — 1974)

Gueorgui Joukov

Union soviétique, Empire russe

6 min de lecture

MilitairePolitiqueChef militaireXXe siècleUnion soviétique au XXe siècle, Seconde Guerre mondiale et début de la Guerre froide

Questions fréquentes

Gueorgui Joukov (1896-1974) fut le principal chef militaire de l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il a remporté des batailles décisives comme Stalingrad et Berlin, brisant le mythe de l'invincibilité allemande dès 1941 devant Moscou. Maréchal de l'Union soviétique, il symbolise la résistance et la victoire soviétiques, mais sa popularité lui valut aussi la méfiance de Staline puis de Khrouchtchev.

Faits marquants

  • Dirige la défense victorieuse de Moscou face à la Wehrmacht (1941)
  • Joue un rôle décisif dans la victoire de Stalingrad avec l'opération Uranus (1942-1943)
  • Commande le 1er front biélorusse lors de la bataille de Berlin (avril-mai 1945)
  • Reçoit la capitulation allemande au nom de l'URSS le 8 mai 1945
  • Devient ministre de la Défense de l'URSS sous Khrouchtchev (1955-1957)

Œuvres & réalisations

Victoire de Khalkhin Gol (1939)

Manœuvre d'encerclement qui anéantit la 6e armée japonaise et assure la sécurité de la frontière orientale de l'URSS.

Défense et contre-offensive de Moscou (1941-1942)

Premier coup d'arrêt majeur infligé à la Wehrmacht, brisant le mythe de l'invincibilité allemande.

Opération Uranus (Stalingrad) (1942)

Plan d'encerclement, coordonné avec Vassilievski, qui piège la 6e armée allemande et marque le tournant de la guerre.

Bataille de Koursk (1943)

Joukov contribue à la planification de la défense puis de la contre-offensive lors de la plus grande bataille de chars de l'histoire.

Opération Bagration (1944)

Offensive massive qui détruit le groupe d'armées Centre et libère la Biélorussie, ouvrant la route vers l'Allemagne.

Bataille de Berlin (1945)

Assaut final sur la capitale du Reich, suivi de la réception de la capitulation allemande sans condition.

Souvenirs et réflexions (1969)

Mémoires de guerre devenus un classique, témoignage majeur sur le commandement soviétique pendant la guerre.

Anecdotes

À l'été 1939, près de la rivière Khalkhin Gol en Mongolie, Joukov écrase l'armée japonaise lors d'une bataille de chars peu connue en Occident. Cette victoire convainc le Japon de ne pas attaquer l'URSS, ce qui permettra plus tard à Staline de transférer des divisions sibériennes pour défendre Moscou.

Lors de la parade de la Victoire sur la place Rouge le 24 juin 1945, Joukov passe les troupes en revue monté sur un magnifique cheval blanc nommé Kumir. Sous une pluie battante, des soldats jettent au pied du mausolée de Lénine 200 étendards de l'Allemagne nazie vaincue.

Joukov était réputé pour son caractère de fer et sa franchise : il osait contredire Staline lui-même lors des réunions d'état-major, ce qui était extrêmement rare et dangereux. Cette indépendance lui valut autant le respect des soldats que la méfiance du pouvoir.

Après la guerre, sa popularité immense inquiéta Staline, qui l'écarta en l'envoyant commander une région militaire de province. Joukov fut deux fois disgracié, une fois sous Staline et une fois sous Khrouchtchev en 1957, malgré son rôle décisif dans la victoire.

En 1941, devant Moscou assiégée, Joukov organise une contre-offensive d'hiver qui repousse la Wehrmacht à des dizaines de kilomètres : c'est le premier grand échec de l'armée allemande, jusque-là réputée invincible.

Sources primaires

Souvenirs et réflexions (Vospominania i razmychlénia), mémoires de G. Joukov (1969)
La bataille de Moscou a montré que l'armée allemande n'était pas invincible et qu'elle pouvait être battue.
Acte de capitulation sans condition de l'Allemagne, signé à Berlin-Karlshorst (8-9 mai 1945)
Le commandement allemand reconnaît la capitulation totale et sans condition de toutes ses forces armées, signée en présence du maréchal Joukov pour le commandement soviétique.
Ordre du jour de la parade de la Victoire sur la place Rouge (24 juin 1945)
Au nom et sur ordre du commandement suprême, le maréchal de l'Union soviétique passe en revue les troupes victorieuses.

Lieux clés

Strelkovka (région de Kalouga)

Village natal de Joukov, où il grandit dans une famille de paysans pauvres avant de s'engager dans l'armée.

Khalkhin Gol (Mongolie)

Rivière près de laquelle Joukov remporte en 1939 une victoire décisive contre l'armée japonaise.

Moscou

Capitale soviétique défendue par Joukov en 1941 lors d'une contre-offensive décisive ; il y meurt en 1974.

Stalingrad (aujourd'hui Volgograd)

Ville théâtre de la bataille tournant de la guerre, dont Joukov coordonna la contre-offensive (opération Uranus) en 1942.

Berlin (Karlshorst)

Capitale du Reich où Joukov mène l'assaut final en avril-mai 1945 et reçoit la capitulation allemande.

Nécropole du mur du Kremlin, Moscou

Lieu où reposent les cendres de Joukov, parmi les grandes figures de l'État soviétique.

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