MacArthur
MacArthur
6 min de lecture
Général américain, l'une des grandes figures militaires des États-Unis au XXe siècle. Commandant en chef allié dans le Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale, il dirige ensuite l'occupation du Japon puis les forces de l'ONU au début de la guerre de Corée.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« I shall return.»
« Old soldiers never die; they just fade away.»
Faits marquants
- 1880 : naissance à Little Rock (Arkansas) ; sorti major de West Point en 1903.
- 1942 : contraint d'évacuer les Philippines envahies par le Japon, il promet « I shall return ».
- 1944-1945 : reconquête des Philippines puis, en septembre 1945, il reçoit la capitulation japonaise à bord du cuirassé Missouri.
- 1945-1951 : administre l'occupation alliée du Japon et supervise sa nouvelle Constitution démocratique.
- 1950-1951 : commande les forces de l'ONU en Corée (débarquement d'Inchon) ; relevé par le président Truman en avril 1951. Mort en 1964.
Œuvres & réalisations
Officier décoré de la Première Guerre mondiale, il s'illustre lors des offensives alliées de 1918.
Il modernise en profondeur la formation des cadets de l'académie militaire américaine.
Stratégie de « saut d'île en île » menant à la défaite du Japon et au retour aux Philippines.
Démilitarisation, réforme agraire et démocratisation du Japon sous son autorité.
Texte pacifiste élaboré sous sa supervision, intégrant le renoncement à la guerre (article 9).
Opération amphibie décisive de la guerre de Corée, considérée comme un chef-d'œuvre tactique.
Autobiographie publiée l'année de sa mort, retraçant sa longue carrière militaire.
Anecdotes
Quand MacArthur est contraint d'évacuer les Philippines en 1942 sous la pression japonaise, il lance une promesse restée célèbre : « I shall return » (« Je reviendrai »). Il tient parole en octobre 1944 en débarquant sur l'île de Leyte, photographié pataugeant dans l'eau jusqu'aux genoux, une image soigneusement mise en scène.
Le 2 septembre 1945, MacArthur préside la cérémonie de capitulation du Japon à bord du cuirassé USS Missouri, dans la baie de Tokyo. Il fait disposer derrière lui le drapeau américain à 31 étoiles que le commodore Perry avait apporté au Japon en 1853, comme un clin d'œil à l'histoire.
Pendant l'occupation, MacArthur gouverne le Japon presque comme un vice-roi et joue un rôle clé dans la rédaction de la nouvelle constitution de 1947, dont le fameux article 9 par lequel le Japon renonce à la guerre. Beaucoup de Japonais le surnommaient avec respect le « Gaijin Shōgun ».
En 1950, MacArthur réussit un coup audacieux : le débarquement amphibie d'Incheon, derrière les lignes nord-coréennes. L'opération, jugée très risquée par l'état-major, retourne la situation de la guerre de Corée en quelques semaines.
Son désaccord public avec le président Truman, notamment sur l'idée d'étendre la guerre à la Chine, lui vaut d'être relevé de son commandement en avril 1951. De retour aux États-Unis, il prononce devant le Congrès un discours d'adieu resté célèbre pour sa formule : « Les vieux soldats ne meurent jamais, ils s'effacent simplement ».
Sources primaires
I am closing my fifty-two years of military service. […] Old soldiers never die; they just fade away.
I came through and I shall return.
It is my earnest hope, and indeed the hope of all mankind, that from this solemn occasion a better world shall emerge out of the blood and carnage of the past.
Duty, Honor, Country — those three hallowed words reverently dictate what you ought to be, what you can be, what you will be.
Lieux clés
Ville où Douglas MacArthur naît en 1880, dans une famille d'officiers.
Académie militaire où il se forme et sort major de sa promotion en 1903 ; il en sera plus tard le commandant.
Verrou défensif de la baie de Manille où il résiste en 1942 avant d'être évacué sur ordre présidentiel.
Capitale où il installe son quartier général comme commandant suprême des forces alliées durant l'occupation (1945-1951).
Port où il mène en septembre 1950 un débarquement amphibie audacieux qui renverse le cours de la guerre de Corée.
Lieu où il est inhumé en 1964 ; le mémorial qui lui est consacré abrite ses archives.






