Konrad Adenauer(1876 — 1967)
Konrad Adenauer
Allemagne, royaume de Prusse
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Homme d'État allemand, premier chancelier de la République fédérale d'Allemagne (RFA) de 1949 à 1963. Figure majeure de la reconstruction de l'Allemagne d'après-guerre, il ancre son pays dans le camp occidental et œuvre à la réconciliation franco-allemande.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Premier chancelier de la République fédérale d'Allemagne de 1949 à 1963
- Cofondateur de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) en 1945
- Artisan de l'ancrage de la RFA dans le camp occidental et de son adhésion à l'OTAN en 1955
- Signe avec Charles de Gaulle le traité de l'Élysée scellant la réconciliation franco-allemande en 1963
- Accompagne le « miracle économique » allemand (Wirtschaftswunder) des années 1950
Œuvres & réalisations
En devenant premier chancelier, il pose les institutions et la stabilité démocratique de l'Allemagne de l'Ouest naissante.
Politique d'intégration occidentale aboutissant à l'adhésion à l'OTAN en 1955, choix décisif de la guerre froide.
Adhésion à la CECA puis signature des traités de Rome (CEE) ; Adenauer fait de l'Allemagne un pilier de l'Europe unie.
Engage la RFA à indemniser Israël et les victimes juives, geste majeur de responsabilité face au passé nazi.
Obtient le retour des derniers soldats allemands détenus en URSS et l'établissement de relations diplomatiques.
Avec de Gaulle, il scelle la réconciliation franco-allemande, fondement durable de la coopération en Europe.
Récit en plusieurs volumes de son action politique, source majeure sur la fondation de la RFA.
Anecdotes
En 1917, alors maire adjoint de Cologne pendant la pénurie de la Première Guerre mondiale, Adenauer met au point une saucisse à base de farine de soja, surnommée la « Kölner Wurst » ou « saucisse de la paix ». Il dépose même un brevet, mais l'administration impériale le refuse au motif qu'une saucisse sans viande n'en est pas une.
Inventeur dans l'âme, Adenauer fait breveter au cours de sa vie une multitude d'objets : un pain de soja, un arrosoir, un éclairage intégré à un œuf à repriser, et même un dispositif pour attraper les insectes. Il aimait bricoler des solutions pratiques aux problèmes du quotidien.
Surnommé « Der Alte » (le Vieux), il devient premier chancelier de la RFA à 73 ans en 1949 et le reste jusqu'à 87 ans. Lors de l'élection au Bundestag, il aurait été désigné par une seule voix d'écart — la sienne, qu'il admit plus tard avoir votée pour lui-même.
En septembre 1955, Adenauer se rend à Moscou et obtient de Khrouchtchev la libération des quelque 10 000 derniers prisonniers de guerre allemands encore détenus en URSS, dix ans après la fin du conflit. Leur retour fut un moment d'émotion nationale en Allemagne.
Passionné de jardinage, il cultivait des roses dans sa maison de Rhöndorf, au bord du Rhin, et jouait aux boules italiennes (bocce) pour se détendre. Il avait même créé sa propre variété de rose.
Sources primaires
Les deux gouvernements reconnaissent qu'une coopération étroite entre la République française et la République fédérale d'Allemagne constitue une étape essentielle sur la voie de l'Europe unie, qui est le but des deux peuples.
La République fédérale d'Allemagne appartient, par ses origines, sa civilisation et sa conviction, au monde de l'Europe occidentale. Nous voulons rejoindre la communauté des peuples libres.
La politique étrangère que nous devions mener avait pour but de redonner à l'Allemagne, vaincue et occupée, sa liberté et sa place parmi les nations, par l'intégration à l'Occident.
Lieux clés
Ville natale d'Adenauer, dont il fut maire de 1917 à 1933. Il y fonda l'université et développa la ceinture verte.
Village au bord du Rhin où Adenauer vécut, cultiva ses roses et mourut en 1967. Sa maison est aujourd'hui un musée.
Capitale provisoire de la RFA et siège de la chancellerie qu'Adenauer dirigea de 1949 à 1963.
Lieu de la signature du traité franco-allemand avec Charles de Gaulle en janvier 1963.
Où Adenauer négocia en 1955 la libération des derniers prisonniers de guerre allemands et l'établissement de relations diplomatiques avec l'URSS.






