Léo Lagrange(1900 — 1940)
Léo Lagrange
France
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Homme politique socialiste français, Léo Lagrange est nommé sous-secrétaire d'État aux Sports et aux Loisirs dans le gouvernement du Front populaire en 1936. Il œuvre pour démocratiser le sport et les vacances pour les classes populaires, avant de mourir au combat en juin 1940.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Nous voulons donner aux travailleurs, comme aux jeunes gens de France, la possibilité de se détendre, de se distraire, de pratiquer des sports.»
Faits marquants
- 1900 : Naissance à Bourg-en-Bresse
- 1936 : Nommé sous-secrétaire d'État aux Sports et aux Loisirs dans le gouvernement Léon Blum
- 1936 : Création de la Fédération Léo Lagrange pour promouvoir le sport populaire et les loisirs
- 1936 : Mise en place des tarifs réduits SNCF pour les congés payés, permettant aux ouvriers de voyager
- 1940 : Mort au combat à Évergnicourt le 9 juin 1940 lors de la bataille de France
Œuvres & réalisations
Lagrange est le premier responsable gouvernemental français à diriger une structure entièrement dédiée aux sports et loisirs populaires, inventant de toutes pièces une politique publique du sport en France.
Mesure négociée avec les compagnies de chemin de fer permettant aux travailleurs de bénéficier d'une réduction de 40 % sur les billets de train pendant leurs congés payés, rendant le voyage accessible à des millions d'ouvriers pour la première fois.
Certification sportive nationale, gratuite et ouverte à tous, comprenant des épreuves simples d'athlétisme et de natation, visant à encourager la pratique sportive de masse hors des clubs élitistes.
Lagrange favorise activement le développement des auberges de jeunesse en France, qui passent de quelques dizaines à plus de 300 établissements, offrant un hébergement à très bas prix aux jeunes voyageurs de toutes conditions sociales.
Lagrange soutient la création de clubs d'aviation populaire permettant à des jeunes issus du peuple de découvrir le pilotage, activité jusque-là réservée aux milieux aisés et militaires.
Lagrange œuvre pour renforcer la place du sport dans les associations ouvrières et les équipements publics, convaincu que l'activité physique est un facteur d'émancipation sociale et de santé pour tous.
Anecdotes
Lorsque Léo Lagrange est nommé sous-secrétaire d'État aux Sports et aux Loisirs en juin 1936, il devient le tout premier responsable gouvernemental français dédié exclusivement au sport et aux loisirs des travailleurs. Ce poste n'existait pas avant lui : il doit tout construire, des bureaux aux programmes, en quelques semaines à peine, avec des moyens très limités.
Pour que les ouvriers puissent réellement profiter des congés payés votés en juin 1936, Lagrange négocie avec les compagnies ferroviaires une réduction de 40 % sur les billets de train, baptisés « billets populaires de congé annuel ». Pour la première fois, des familles ouvrières de Paris prennent le train pour voir la mer ou la montagne, des images qui frappent l'opinion publique et symbolisent toute une époque.
En 1937, Lagrange crée le « brevet sportif populaire », un diplôme accessible à tous regroupant course à pied, saut en longueur, natation et lancer. Organisé gratuitement dans les stades et les piscines publics, il permet à des centaines de milliers de Français de pratiquer une activité sportive encadrée pour la première fois de leur vie.
Fervent défenseur des auberges de jeunesse, Lagrange soutient activement le mouvement qui voit leur nombre passer de quelques dizaines à plus de 300 établissements en France en quelques années. Il voulait que chaque jeune Français, quelle que soit sa condition sociale, puisse voyager et découvrir son pays pour quelques centimes par nuit.
Mobilisé dès le début de la guerre comme officier d'infanterie, Lagrange refuse d'utiliser sa notoriété politique pour se mettre à l'abri. Il est tué d'une balle le 9 juin 1940 près d'Évergnicourt (Aisne), lors d'une contre-attaque française, deux jours avant l'entrée des Allemands dans Paris. Il avait 39 ans.
Sources primaires
Il est créé auprès du ministre de la Santé publique un sous-secrétariat d'État chargé de l'organisation des sports et des loisirs, confié à M. Léo Lagrange, député.
Notre ambition n'est pas de dresser des champions, mais de faire en sorte que le plus grand nombre de nos compatriotes puissent partager les bienfaits de l'activité physique et du repos mérité. Les congés payés ne seront une victoire complète que si nous donnons aux travailleurs les moyens réels d'en jouir.
Le brevet sportif populaire a pour but de développer le goût de l'effort physique chez l'ensemble de la population, sans distinction de classe sociale ni de sexe, en proposant des épreuves simples et accessibles à tous les citoyens français.
Je veux que le fils de l'ouvrier puisse nager, courir, grimper une montagne, comme le fils du bourgeois. Le sport ne doit pas rester le privilège de quelques-uns ; il est un droit pour tous.
Lieux clés
Ville natale de Léo Lagrange, né le 23 novembre 1900. Fils d'un instituteur républicain, il y grandit dans un milieu attaché à l'éducation populaire et aux valeurs de la République.
Siège de l'Assemblée nationale où Lagrange siégea comme député socialiste et prononça ses discours en faveur du sport populaire, des loisirs ouvriers et des congés payés.
Bureau depuis lequel Lagrange dirigea, de juin 1936 à juin 1937 puis de mars à avril 1938, la première politique publique française de démocratisation du sport et des vacances.
L'un des grands équipements sportifs populaires de la région parisienne où furent organisées des épreuves du brevet sportif populaire et des journées de sport de masse voulues par Lagrange.
Commune de l'Aisne où Léo Lagrange fut mortellement blessé le 9 juin 1940 lors des combats de la bataille de France. Il y mourut le jour même, à 39 ans, en soldat jusqu'au bout.






